‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 237 sur 241 · ARZACHEL · texte numérisé non relu

ARZACHEL

" Abou Ishaq Ibrahim ben Yahya Ennaqqach, dit Ebn Ezzarkala d'où nous avons fait Azarchel, natif de Cordoue, observait à Tolède dans la seconde moitié du XP siècle de notre ère. Malgré sa célébrité, il règne encore un peu d'obscurité sur sa personne. Dans ses Matériaux, M. Sédillot dit qu'on lui attribue à tort les Tables tolédanes, ou Tables de Tolède, et conteste que Géber ben Aflah lui soit postérieur. Depuis, ses opinions se sont modifiées. M. Sédillot cite encore une observation d' Azarchel à la date de 1080. C'était cinq années avant l'entrée des chrétiens dans cette ville.

Les Tables de Tolède nous paraissent bien appartenir à Azarchel. On les trouvejdans plusieurs Mss. de la B. nationale, ainsi les nos 7281, 7336 et 7406. Le titre varie. Ainsi on lit : Cectiones tabularum toletanarum secundum Arzachel, Canones tabularum Azarchelis, Canones Azarchelis super

tabulas tholetanas. Bien que le catalogue n'eu dise rien, nous croyons qu'elles existent aussi au n° 7198.

îl nous semble que ces expressions secundum Arzachel, super tabulas, n'invalident pas l'attribution de ces tables à Arzachel, que la première a des analogues, et que là seconde implique des tableaux avec un texte explicatif.

Nous n'avons pas rencontré le nom du traducteur. M. Boncompagni cite le n° 1826 du Vatican, qui commence ainsi : Incipiunt Canon es Azarclielis super tabulas astronomie translati a Gerardo Cremonensi. Au n° 3453 de la Barberine et dans un Ms. d'Oxford, on lit : Canones Azarclielis (Var. Argazelis) in tabulas toletanas a Magistro Gerardo Cremonensi ordinati.

Gérard de Crémone aurait donc traduit le travail d'Arzacbel sur les tables de Tolède, que ces tables soient l'expression de ses observations propres ou bien que, antérieures à lui, il n'ait fait que les commenter.

Cette traduction ne se trouve pas mentionnée dans la liste bibliographique de Gérard, mais nous y trouvons: Liber tabularum iaberi cum regulis suis.

On pourrait se demander si Géber ben Aflali aurait aussi fait des Tables de Tolède le sujet d'un livre, ou bien si les Tables et leur explication lui appartenaient en même temps. Cette dernière manière de voir est la plus plausible.

Arzachel inventa un astrolabe qui porta son nom, et qui, transporté en Orient, fit l'admiration des astronomes. Il l'a décrit dans un ouvrag-e dont la traduction fut faite à Montpellier en 1203, par la collaboration de l'israélite Profatius, qui rendait en langue vulgaire ce que Jean de Brescia transportait en latin.

Cette traduction existe au n" 7105, et tel est son début : lncipit compositio tabule que Saphca (Safiha) dicitur, sive astrolabium Arzachelis.

M. Sédillot en a donné un extrait dans son mémoire sur les instruments astronomiques chez les Arabes, p. 185.

Alphonse de Castille fit traduire l'Asa/b/m de Azatquel, par le juif Abraham, Fernand de Tolède et Bernard de Burgos.

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