‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 25 sur 241 · TOME II. fi · texte numérisé non relu

TOME II. fi

Un des caractères de cet ouvrage, c'est l'introduction des figures dans le texte, ce qui paraît particulier h l'école espagnole. On y trouve non-seulement la figure de nombreux instruments, mais on y trouve aussi figurées les directions longitudinale et transversale des fibres des deux tuniques artérielles, les sutures du crâne et le Chiasma des Grecs. A propos d'anatomie, nous rappellerons qu'en traitant de l'opération de la cataracte, il mentionne l'opinion d'Ali ben Issa qui lui donne une enveloppe, et d'Aboul Cassem Ezzahraouy qui la lui refuse.

D'après une opération qu'il pratiqua sur une femme d'Andujaraux environs de Cordoue, où il dut y revenir àplusieurs reprises pour maintenir l'abaissement, il conclut avec Abulcasis que la cataracte n'a pas d'enveloppe, par la raison que l'abaissement devrait se maintenir une fois l'enveloppe déchirée.

Il entre dans de grands détails sur les maladies de l'œil et en donne une riche nomenclature. L'opération de la cataracte est particulièrement traitée avec ampleur. Il en distingue onze variétés.

Nous n'avons toutefois remarqué rien d'original à signaler, en dehors de la cataracte.

Nous citerons une de ses observations. On lui présenta à Cordoue une enfant de trois jours affectée d'occlusion des paupières. Il eut d'abord envie de pratiquer une opération, mais il temporisa et, avant la fin de l'année, les paupières s'étaient ouvertes et il rendit grâces à Dieu de n'avoir pas fait un usage inopportun de l'instrument tranchant.

A propos des cautères, il rapporte les paroles d'Abulcasis, que l'on trouve dans le premier livre de sa chirurgie, à savoir que la cautérisation est avantageuse en tout temps, que la cure par le cautère n'est pas une garantie contre une récidive, etc.

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