‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 37 sur 241 · CHEMS EDDIN EL KHOUAY · texte numérisé non relu

CHEMS EDDIN EL KHOUAY

Aboul Abbas Ahmed ben el Khelil Chems eddin el Khouay naquit à Khoua dans les environs de Tauris, en 1187. Il eut pour maître Quothob eddin el Misry, et enseigna plus tard la médecine et la philosophie à Damas, où il mourut en 12 10.

Cette notice est tirée de Wiistenfcld, le Ms. de Paris ne parlant pas d'El Khouay, non plus que du suivant

CHEMS EDDIN KHOSROUCHAHY.

Abou Mohammed Abd el Hamid ben Issa Chems eddin el Khosrouchahy naquit à Khosrouchah en 1184 et suivit les cours de Fakhr eddin Errazy. Il mourut à Damas en 1254. Malek Ennacer Daoud, prince de Karak, avait pour lui la plus grande considération. Quand il se rendait chez lui pour y étudier l'ouvrage d'Avicenne, dit Ouyoun el Hïkma ou sources de la sagesse, arrivé près de la maison du professeur, il se séparait de ses gardes et entrait à pied, son livre sous le bras, et, la leçon finie, ne laissait pas le maître se déranger pour le reconduire.

NEDJIB EDDIN ESSAMAECANDY.

Abou Hamid Mohammed ben Ali ben Omar Essamarcandy (Nedjib eddin) était un médecin éminent, qui florissait à l'époque de Fakhr eddin Errazy et fut tué par les Tartares, lors du sac de Hérat, en 1222. Il écrivit plusieurs ouvrages, qui nous sont parvenus pour la plupart.

Le plus connu et celui qui lui a fait le plus de notoriété, est le livre des Causes et des Symptômes, dont il existe des exemplaires dans la plupart des collections européennes, et notamment à Paris sous les n03 1018, 1063, 1064 et 1098 de l'ancien fonds. Nous en avons aussi rencontré un bel exemplaire en Algérie. C'est un ouvrage excellent et qui accuse de fortes études. (1)

D'après Ebn Abi Ossaïbiah, Nedjib eddin composa un livre sur le traitement des maladies par les aliments, Cet ouvrage doit exister à l'ancien fonds arabe, n° 1022. C'est l'avantdernier ouvrage contenu dans ce manuscrit, qui en contient six, et aussi de l'autre Samarcandy»

Il existe aussi un supplément, n° 1056 sans titre également.

(1) ïîadji Klialfa, n° 594, dit que cet ouvrage acquit encore plus de célébrité par le commentaire qu'en fit Nefis ben Aoudh.

Il écrivit deux formulaires, un grand et un petit. Nous en avons des exemplaires à Paris, n° 1022 de l'ancien fonds. Les médicaments y sont traités par ordre de maladies de la tète aux pieds. Un autre exemplaire existe au supplément sous le n° 1030. Nous manquons de données pour ranger ces Mss. sous les dénominations de grand et de petit Formulaire.

La Bodléienne lui attribue un Traité des médicaments faciles à trouver. La B. de Leyde cite un Traité des médicaments cordiaux et de l'anatomie de l'œil.

Enfin Hadji Khalfa, n° 846, mentionne un Traité des principes de la composition, Oussoûl etterakib.

BEDR EDDIN EL CALANISY ESSAMARCAXDY.

Nous n'avons pas la date précise de l'époque où il vivait, mais d'après la place qu'il occupe dans Ebn Abi Ossaïbiali nous devons croire qu'il vit le commencement du XIII0 siècle. Nous donnerons ses noms au complet, pour le pouvoir distinguer de l'autre Samarcandy.

Mohammed ben Baliram ben Mohammed Bedr eddin el Calanisy Essamarcandy, était, dit l'historien de la médecine, un excellent praticien, qui écrivit un formulaire en 49 chapitres, où il traite des médicaments composés d'après les bons livres, tels que le Canon, le Continent, le Camel (d'Ali ben el Abbas, le Mansoury (de Razès), la Dekhira, etc.

Cet ouvrage existe à Paris, ancien fonds, sous le n° 1022, où il vient en troisième lieu, après un autre formulaire.

Nous trouvons dans ce Manuscrit précisément les renseignements donnés par Ebn Abi Ossaïbiali. Nous renonçons à donner le détail des 49 chapitres, où sont répartis les diverses préparations officinales, les proportions de cet ouvrage en faisant plutôt un Manuel qu'un Traité complet de la matière. Calanisy est assez souvent cité dans le Tedkira de Soueidy.

COTIIOB EDDIN ECHCHIRAZY.

Nous avons vu bien souvent la médecine conduire ses adeptes à des positions éminentes : Cotliob eddin Echchirazy en est un des derniers exemples. Mais, cette fois, il ne s'agit plus de souverains musulmans, il s'agit de barbares, des Mongols. Non-seulement Cothob eddin fut en faveur auprès d'eux, mais il contribua puissamment à les convertir à l'Islamisme, c'est-à-dire à la civilisation.

Il naquit à Chirâz en 1236, d'une famille qui avait compté une série de médecins distingués. Il commença ses études auprès de son père Dhya eddin Masoud el Cazrouny, qui était attaché à l'hôpital de Chiraz, et après l'avoir perdu àl'àgede vingt ans, il les continua sous son oncle Kemal eddin Aboul Kheir el Kasrouny.

Ayant conçu le projet de commenter les Généralités du Canon d'Avicenne, il s'inspira d'abord des conseils de son oncle, puis des médecins Mohammed ben el Kichy et Cherf eddin Zaky el Bouchkany. Il se mit ensuite à recueillir les ouvrages de ses devanciers, tels que Fakhr eddin Errazy, Cothob eddin el Misry, Afdhal eddin ben Mohammed, Zein eddin Abd el Malek el Khounedjy, Rafi eddin Abd el Aziz ben Abd el Ouahid ed Djily, Nedjem eddin Ahmed ben Abi Bekr Ennakhdjiouany. C'est lui-même qui nous le raconte dans la préface de son livre, dont nous avons examiné un exemplaire à l'Escurial sous le n° 864, ancien 859. Il se mit ensuite à voyager, parcourut le Khorassan, les deux Iraks et la Perse et poussa même dans le pays de Roum, ou l'Asie mineure, se mettant en relations avec les savants et les médecins du pays et leur communiquant ses observations et ses doutes.

Un grand événement survint qui lui permit aussi d'étendre le cercle de ses explorations.

La Perse était alors gouvernée par des princes Mongols de la famille d'Houlagou. Le prince régnant, Ahmed Khan, qui se trouvait alors en guerre avec l'Egypte, se fit tout à-

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