‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 39 sur 241 · II. — L'IRAK · texte numérisé non relu

II. — L'IRAK

L'Irak fut trop bouleversé pour que les sciences aient pu y faire quelques progrès. Nous les trouvons en pleine décadence.

On vient bien encore, au commencement du siècle, compléter ses études à Bagdad, mais les noms de savants deviennent rares. D'autre part, Mossoul semble disputer alors à Bagdad le rôle de propager la science.

En 1258 les Mongols entrèrent à Bagdad et la saccagèrent. Ses brillantes destinées scientifiques furent closes.

Telle était l'abondance des livres que, jetés dans le Tigre par les Barbares, ils en noircirent les eaux, et encore les bibliothèques étaient livrées aux flammes.

Un fait caractéristique de cette époque c'est que la plupart des médecins de l'Irak dont les noms nous ont été conservés, étaient des chrétiens. L'un d'eux, savant recommandable, d'un caractère élevé, jouissant d'une grande considération, médecin et ami du Khalife, périt misérablement sous le poignard d'un assassin.

Aux savants de l'Irak nous joindrons ceux du Diarbékir, dont l'un Aboulfarage bar Hébraeus, fut un des hommes les plus remarquables de l'Orient et le dernier savant des chrétiens jacobites.

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