ASAD EDDIN BEN ABIL HASSEN
Asad eddin Abd el Aziz ben Abil Hassen naquit en 117 1 d'un père qui était aussi médecin. Il eut pour maître Abou Zakarya Iahya Ennebaty. Passionné pour les sciences, il s'occupa aussi de jurisprudence, de philosophie, de littérature et de poésie. Malek el Mesaoud l'emmena dans llémen, où il lui faisait une solde de 100 dinars par mois. A la mort de ce prince, il servit Malek el Kamel et mourut au Caire, en 1237, laissant un ouvrage intitulé: De l'examen du médecin.
Son nom ne se trouve pas dans toutes les copies d'Ebn Abi Ossaïbiah.
MOFADHEL BEN MEDJED.
Mofadhel ben Medjed el Messihy el Misry était, comme l'indiquent ses surnoms, un médecin chrétien d'Egypte. 11 ne nous est connu que par un ouvrage dont il existe deux exemplaires à Paris. Il paraît cependant être mentionné par Hadji Khalfa, d'après M. Reinaud, mais cette mention nous a échappé (1).
L'écrit en question est un poème sur la médecine, en mètre Redjez, Ardjousa fitthobb. Il porte le titre de Naqa el R'alal finafa (min)el Allai, Apaisement de la soif pour l'u-
(1) Nous avons lu un surnom de l'auteur Ebn Abiliousr, que M. Reinaud a lu Aboul Beker.
tilité contre les maladies. Les deux exemplaires portent les nos 1021 et 1031 du supplément arabe. M. Reinaud a aussi découvert, ce qui nous a également échappé, que le dernier n° était autographe et portait la date de 6GG de l'hégire, 1267 de notre ère, ce qui place l'auteur dans le courant du XIIIe siècle.
Quoi qu'il en soit, le n° 1021 est un volume de 200 feuilles à treize lignes à la page, et les paragraphes sont indiqués par des titres interlignés, ce qui peut donner une idée du nombre des vers.
L'auteur commence par les généralités ordinaires, puis il passe à chaque maladie en particulier. C'est en somme l'ordre adopté par le Canon. Les poisons terminent l'ouvrage et ne comptent que huit distiques.
Nous signalerons les ophthalmies comme très longuement traitées.
Le n° 1021 se termine par des titres de propriétés. L'un d'eux porte le nom de Yousef ben Chemaan b'en Abir ben Aboulfaradj, d'origine grecque, jacobite, habitant Meni'elouth. La copie aurait été achevée en l'année 1000 de l'hégire correspondant à l'ère copte des martyrs 1308. — ■ Cette concordance est exacte et répond à l'année 1501 de notre ère.
ABOU SOLEIMAN DAOUD BEN ABIL MOUNA ET MOHADDEB EDDIN ABOU SAÏD BEN ALI SOLEIMAN.
Abou Soleiman Daoud est mentionné dans la liste supplémentaire du Musée britannique. On nous dit seulement qu'il était un chrétien de Jérusalem. Nous le considérons comme le père du suivant, dont la biographie nous est ainsi donnée par Ebn Abi Ossaïbiah.
Mohaddeb eddin Abou Saïd fils d'Aboli Soleiman étudia la médecine à l'école de son père et devint un bon médecin, il cultivait aussi l'astrologie et ce fut lui qui prédit à Saladin la prise de Jérusalem. Attaché comme médecin à. Saladin
et à Malek el Adel il se fixa en Egypte où il mourut en l'année 1.214.