ABDALLAH BEN SALEH
A côté du nomd'Aboul Abbas nous devons placer celui de l'un de ses confrères, Abdallah ben Saleh el Ketamy. C'est Ebn el Beithâr lui-même qui le place à côté d'Aboul Abbas Ennabaty et d'Ebn el Hedjadj de Séville. Il les appelle tous les trois ses maîtres. Abdallah ben Saleh est cité une dizaine de fois par Ebn el Beithâr, et toujours pour des plantes qu'il a lui-même observées en Espagne et dans le Maroc, et pour lesquelles il nous donne les noms indigènes usités dans ces deux contrées.
C'est ainsi qu'il cite le Cirsium, l'Ononis, et sous la rubrique Klimanoun, une plante comportant deux espèces, une terrestre et une fluviatile, qui paraissent se rapporter l'une à la saponaire et l'autre à la scrophulaire. Il cite même le cas d'une femme pour laquelle il en fit un usage avantageux.
Quelques-unes de ces plantes ont été observées dans les environs de Fez. C'est là qu'il a observé l'ononis et il dit qu'on lui donne le nom d'épine de Mrila, du nom d'une tribu berbère qui habite le Maroc, et qu'on lui donne aussi celui d'épine du diable, parce qu'elle est très répandue le long* des chemins.
Ajoutons qu'on lit dans Makkary qu'Aboul Abbas traversa le détroit pour aller à Ceuta s'aboucher avec Abdallah ben Saleh.