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LA MÉDECINE ARABE EN PERSE

Zein el Attar.

Mansour ben Elias.

Thobb Djemaly.

Mansour ben Mohammed. De modis coeundi.

Beha eddoula.

Behouadeh.

Hussein ben Mohammed.

Aly sultan Khorassany.

Imad eddin Chirazy.

Mohammed Hamaouy.

Modhafer Chafaï.

Férichtah.

Nour eddin Chirazy.

Hakim Ezzeman.

Alaouy îvhan.

Mohammed Akbar.

Mohammed ben Iousef.

Iouscf ben Mohammed.

Abou Saïd el Iahoud}^.

Raïah el Isfahany.

Kefaïat Etthobb.

Ben Djemaly.

Merveilles de la nature.

Avec le XIV0 siècle nous entrons en pleine décadence. Profondément agité pendant le XIIIe siècle, l'Orient le fut de nouveau pendant le XIVe. A l'invasion de Gengiskan vint s'ajouter celle de Tamerlan, et de nouvelles dynasties se partagèrent les états des dynasties déchues.

De pareilles époques sont nécessairement fatales à ?la science. Les bibliothèques sont dévastées, les institutions abolies et les savants déroutés n'enseignent plus. On ne songe alors qu'à se conserver, on ne compte plus sur l'avenir. Si quelques individualités bien douées et favorisées par les circonstances apparaissent encore, elles ne font pas école et les traditions sont rompues. On sait du reste que l'invasion de Tamerlan fut plus impitoyable que celle de Gengiskan.

Bagdad n'est plus dès lors que le simple chef-lieu d'une province. Eben Batouta parle bien encore avec admiration de la célèbre école fondée par Nidham el Moulk,, mais si l'édifice est toujours debout, les professeurs et les élèves sont absents.

L'Egypte reste encore pendant quelque temps un foyer scientifique. Des conditions géographiques toutes particulières et son isolement l'obligent à cultiver la tradition, en même temps qu'elles la rendent plus apte à défendre ou à reconquérir son autonomie. Ses conquérants eux-mêmes sont forcés de compter avec elle et avec son g-iorieux passé. Les lettres et les sciences n'ont plus désormais d'asile assuré que l'Egypte et la Syrie, longtemps réunies sous le même

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sceptre. Cependant on les voit prospérer quelque temps encore à Sarnarcande.

Ce qui prouve combien le culte de la science a besoin de sécurité, c'est que nous le voyons toujours vivace dans le petit ro}^aume de Grenade, qui, bien qu'incessamment amoindri, n'en conserve pas moins son indépendance et produit toujours des littérateurs et des savants. Là seulement encore les Arabes régnaient.

Pendant le cours du XIVe siècle nous pouvons enregistrer une quarantaine de noms, dont la moitié appartient à l'Espagne; mais, parmi ces noms, il n'en est aucun d'illustre à, titre de médecin. On ne produit plus rien d'original, on compile, on extrait, on commente.

L'ouvrage le plus remarquable de cette époque est un traité anonyme des rhumatismes, qui existe à Paris et qui fut composé en Syrie.

On peut citer comme une œuvre recommandable, bien que ce ne soit qu'un travail de refonte, le Ma la iesa d'Ebn el Kotby, dit aussi El Djouiny, sans doute parce qu'il était originaire de Djouin, localité persane.

Il faut citer encore le Chef a de Khider ben Ali.

Parmi lesmédecins espagnols nous rencontrons un homme illustre, mais qui fut plutôt un homme politique et un historien qu'un médecin. Nous voulons parler de Lissan eddin ebn el Khathib. Il cultiva aussi la médecine et la professa. La Bibliothèque nationale possède de lui un ouvrage qui témoigne d'un bon esprit.

Les sciences accessoires à la médecine furent plus heureuses.

L'histoire des animaux de Damiry appartient h cette époque. Bien que cet ouvrage soit le fait d'un littérateur plutôt que d'un naturaliste, il n'en est pas moins précieux par le grand nombre de renseignements qu'il renferme* Ebn Dorcihim écrivait alors un travail sur le môme sujet. L'hippiatriquc l'ut traitée par un prince de l'Iémen.

Quant à l'alchimie clic compta un de ses représentants les pltls l'iuincnls dans la personne de Djeldeky.

Aboulfcda composait alors sa géographie, et Ebn Batouta

rédigeait un voyage de Tanger à la Chine et du Niger au Volga.

Il est an homme que nous ne saurions passer sous silence, c'est Ebn el Khaldoun. Dans ses Prolégomènes il parle de tout, de la civilisation, des sciences, des lettres, des arts et même de la médecine. Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce livre, c'est d'avoir osé l'entreprendre, car ce n'est rien moins qu'une histoire comparée de la civilisation, une sorte de philosophie de l'histoire. Malheureusement la vie agitée de l'auteur ne comportait pas d'assez fortes études et il lui restait trop d'idées fausses et de préjugés. II considère la philosophie comme une science vaine et croit à la magie.

Une heureuse institution de l'époque est celle du Moristan, commencé par Kalaoun et achevé par son fils.

Le XVe siècle ne produit qu'une douzaine de médecins^ parmi lesquels nous ne relèverons qu'un nom connu, celui de Syouthy, et encore ce n'est pas précisément un médecin, mais un polygraphe.

Les sciences ne produisirent qu'un homme remarquable* Oloug Beg, 'qui, en même temps qu'il les encourageait, cultivait l'astronomie avec succès.

Le XVIe siècle est encore plus stérile. Un seul nom s'impose à l'historien, celui de Daoud el Antaky, le plus éminent médecin qui ait paru en Orient depuis le XIII3 siècle, On peut dire qu'avec lui l'ère de la médecine arabe est définitivement close.

Le même siècle fut celui de Léon l'Africain, et le XVIÎ0 celui de Hadji Khalfa, qui nous intéressent à des titres inégaux.

Le XVIIIe siècle nous offre encore le nom d'un médecin arabe, AbdErrezzaq l'Algérien. Nous l'avons traduit à titre de curiosité et parce que c'était pour nous l'occasion de placer à côté de son livre la pratique actuelle de l'Algérie. C'est le dernier nom que nous ayons pu recueillir.

Ajoutons enfin que la tradition médicale s'était conservée par le persan.

Nous ne terminerons pas cette revue sans dire un mot de

la renaissance médicale qui se produit en Orient et particulièrement en Egypte. C'est encore, comme à l'époque des Abbassides, par la voie des traductions que cette transformation s'opère. Il y a toutefois, ce nous semble, une différence dans les procédés.

Les médecins appelés en Egypte ont dû porter aide aux traducteurs indigènes qui ne pouvaient être suffisamment préparés, car très peu de ces traductions se sont faites par des Européens. Nous avons lu un certain nombre de ces traductions, et il nous a semblé que les traducteurs égyptiens n'étaient pas assez familiarisés avec la médecine arabe. Ils auraient pu trouver chez les classiques bon nombre de termes techniques à conserver, au lieu d'abuser du néologisme. Ils auraient même pu trouver chez les Arabes des renseignements originaux sur la provenance de certains médicaments, au lieu de les prendre de seconde main chez les Européens. Au lieu de s'arrêter à Daoud el Antaky, il fallait remonter à Ebn el Beithâr. L'histoire de la matière médicale peut encore aujourd'hui puiser de bons renseignements chez les Arabes.

La médecine arabe vient encore de refleurir dans l'Inde sous l'inspiration du gouvernement anglais, et à l'adresse de ses sujets musulmans, qui semblent se multiplier (1), mais ici on est tombé dans un excès contraire. Au lieu de publier exclusivement des traductions d'ouvrages modernes, on a fait revivre les anciens. Nous avons déjà parlé des abrégés du Canon et de ses commentaires publiés en arabe à Calcutta. Nous apprenons par M. Garcin de Tassy qu'en 1871 on a publié le Canon d'Avicenne, traduit de l'arabe en indoustany, un Traité de pathologie anonyme^ et ce que M. ( 5-arcin de Tassy appelle le Trésor de Kliouarizmchah, ce qui n'est pas autre chose que la Dakhira de Djordjany, médecin persan du XII0 siècle, dédié à un prince du Khouarezm.

Un mouvement analogue se produit actuellement en Perse.

Nous diviserons ce livre par siècles seulement, la division par contrées n'ayant plus sa, raison d'être. Nous distinguerons encore L'Espagne au XIV" siècle.

il) Le Nadab de Uajgarli et tous ses sujets su suul couvcrU^ ;ï L'Islamisme.

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