‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 86 sur 241 · EBN EL KOTBY ET LE MA LA IESA · texte numérisé non relu

EBN EL KOTBY ET LE MA LA IESA

Près d'un siècle s'était écoulé depuis la mort d'Ebn Beithâr, quand son grand Traité des simples fut l'objet d'une refonte. L'auteur de ce travail est Iousef ben Isniaïl el Khouy (ou El Djouiny) Ibn el Kebir, Ibn el Cotby, Echchafey. Il lui donna le nom, sous lequel il est bien connu, de Ma la iesa etthabib djahlouhou, Ce qu'il n'est pas permis à un médecin d'ignorer.

Suivant l'auteur du Ma la iesa, le grand ouvrage d'Ebn Beithâr a des défectuosités. 11 a des longueurs, des répétitions, des confusions,, des omissions,, des inég-alités, des inexactitudes, etc. Toutefois, il avoue que, dans ses recherches sur les ouvrages de ce genre, il n'a rien trouvé d'aussi utile et d'aussi complet.

On ne saurait nier qu'il y ait des longueurs et quelques répétitions dans l'œuvre d'Ebn Beithâr : c'était une nécessité du plan qu'il avait adopté. Voulant reproduire intégralement les auteurs cités, il était bien difficile, à moins de les mutiler, que les extraits successivement reproduits ne se répétassent pas un peu l'un l'autre. Il y a cependant beaucoup d'art dans la manière dont ces extraits sont groupés. Après la description, viennent les propriétés et les emplois. Chacun de ces emplois a des citations spéciales et exclusives, de telle sorte qu'un auteur peut être cité plusieurs fois dans le courant d'un chapitre consacré à un seul et même médicament. Ebn Beithâr s'était proposé d'écrire un répertoire complet d'histoire naturelle médicale et de thérapeutique, où l'on pût trouver tout ce qui concerne les aliments et les médicaments, et il a mis à contribution tous les auteurs ayant traité la matière. Le but de l'auteur du Ma la iesa est tout autre. Il a voulu, comme il nous le dit dans sa préface, faire

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un livre qui serait en quelque sorte l'abrégé de celui d'Ebn Beitliâr, sans en avoir les superfluités et les défauts.

Le Ma la iesa, sous un volume moitié moindre, et avec tous les éléments fondus ensemble, pouvait mieux convenir aux praticiens insoucieux de la critique et préférant la science toute faite. Pour nous, le Ma la iesa n'a plus guère de valeur. En admettant même que le choix et la synthèse des matériaux y soient toujours irréprochables, rien ne nous intéresse dans cette compilation que ce qu'elle peut avoir de véritablement neuf. Il en est tout autrement pour l'ouvrage d'Ebn Beithâr. Il nous a conservé, d'un grand nombre de médecins dont les écrits ne sont pas parvenus jusqu'à nous, des extraits qui peuvent nous faire connaître la nature et la valeur de leurs écrits. D'un autre côté, bon nombre de questions ont été tranchées dans le Ma la iesa, qui peuvent être reprises plus compétemment par la critique moderne mieux renseignée. Pour l'histoire naturelle de l'Orient, Ebn Beithâr sera toujours consulté avec fruit, et tel détail qui aura paru superflu à l'auteur du Ma la iesa, peut avoir de l'intérêt pour nous.

Les omissions reprochées à Ebn Beithâr sont d'avoir négligé d'indiquer souvent le degré des simples, leurs inconvénients, leurs correctifs, leurs modes d'emploi, leurs doses, leurs succédanés. Ces reproches ne sont pas toujours mérités tant s'en faut, et puis ces indications ne rentraient pas toutes dans le plan de l'auteur.

Quant aux inégalités, c'est-à-dire à ce que certains articles sont trop longs et d'autres écourtés, il ne pouvait guère en être différemment.

Malgré toutes ses recherches, à l'époque où vivait Ebn Beithâr et malgré son séjour en Egypte, en Syrie, pays de bibliothèques, il était bien difficile de posséder tout ce qui avait été écrit sur la matière, et Ebn Beithâr ne voulait produire que, des documents sûrs, ou le résultat de son expérience. Telle est l'explication de ses quelques lacunes.

On lui reproche des infidélités de reproduction. Pour le constater, nous manquons de documents. Cependant nous pouvons affirmer que ses citations du Canon et du Traité

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des correctifs de Razès sont fidèles et conformes à l'original.

Le Ma la iesa mérite quelques-uns de ces reproches. Il donne assez souvent des étymologies grecques qui sont tout autre chose, ainsi pour l'Ardjiqua, FArndryan, etc.

Ses déterminations ne sont pas toujours sûres et les éléments de la discussion font défaut. Il tombe aussi dans des erreurs relevées par Ebn Beithâr, ainsi à propos du succin qu'il admet comme un produit du peuplier. Il a aussi ses répétitions et ses confusions, ainsi à propos de l'holosteum, etc.

Quelques articles d'Ebn Beithâr ne se rencontrent pas chez lui, ainsi le Zerneb, le Serrent, etc.

Par contre il en a une dizaine peut-être de nouveaux, ainsi le rhinocéros, le perroquet, la gomme élémi, etc. Nous citerons encore chez lui, comme provenance, les Bulgares et les Russes : il dit notamment que le peuplier est commun chez eux.

Si nous appuyons nos reproches d'exemples à l'appui, nous ajouterons que le Ma la iesa n'en agit pas de même pour Ebn Beithâr.

En somme si ce livre était un travail avantageux pour les étudiants et les praticiens, il n'a pour nous qu'un faible mérite. Les documents y sont fondus ensemble, quelle que soit leur provenance et nous ne pouvons delà sorte y puiser que des renseignements douteux, tandis que chez Ebn Beithâr, chacun porte son étiquette et se produit avec sa valeur propre. Enfin avec Ebn Beithâr nous pouvons reconstituer les travaux des différents médecins, et faire le bilan des acquisitions que l'histoire naturelle médicale doit aux Arabes.

Ce livre cependant nous a rendu quelques services. Il nous a fourni de temps en temps quelques éléments de contrôle, autant que sa forme le permet, pour les passages et les transcriptions douteuses.

Nous lisons à la fin de la première partie, consacrée aux médicaments simples, que l'auteur se propose d'en faire une seconde consacrée aux médicaments composés, et qu'il finissait d'écrire cette première partie à la date de 711 de l'hé-

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gire. C'est à peu près là tout ce que nous savons sur l'auteur. Hadji Khalfa ne nous en apprend pas davantage. A l'article 12,G23 où il parle des simples d'Ebn Beithâr, il reproduit sommairement l'appréciation qu'en a faite l'auteur du Ma la iesa. Au n° 11,278, il ne donne que le titre du livre et le nom de l'auteur, avec la date 711. La Bibliothèque de Paris possède un bel exemplaire du M.a la iesa. Ce manuscrit, coté n° 1072 est un in-4° de 304 feuillets, bien conservé, d'un beau papier, bien écrit, à 25 lignes à la page, d'une écriture unique, fine, très serrée, exigeant parfois un peu d'attention. Les caractères sont orientaux. Les noms des simples sont écrits en caractères rouges plus gros.

Les prolégomènes occupent les 15 premières pages.

D'après une note de Celsius, on a voulu voir son Aboulfadhl comme l'auteur du Ma la iesa. Nous n'avons rencontré nulle part Aboulfadhl dans la nomenclature des noms d'Ebn el Kotby. D'autre part, Sprengel place l'Aboulfadhl de Celsius au Xe siècle et le qualifie de Chirasy ou Chierzy. Nous n'en avons non plus trouvé de trace. L' Aboulfadhl de Celsius pourrait être celui dont parle Hadji Khalfa, n° 361.

SEDID EL CAZROUNY.

Il ne nous est connu que par un commentaire du Moudjiz el Canoun d'Ebn Ennefis, intitulé el Mor'ny ficharh el Moudjiz, ou le Livre qui suffit par le commentaire du Moudjiz. Parmi les commentaires du Moudjiz, celui de Sedid est un de ceux qui ont le plus de vogue. Il nous en est parvenu plusieurs exemplaires. Il en existe à Oxford, à Munich, et à Paris, sous les n01 1001, 1005 et 1000 de l'ancien fonds, et 1034 du supplément. Les bibliothèques de l'Orient en possèdent une demi douzaine.

Il semblerait que L'auteur fut un des disciples de Cothob eddin Echchirazy, d'après ce qu'où lit dans son introduction, dont nous reproduirons le résumé.

« Pénétré, dit-il, de l'excellence de la médecine, je me

suis adonné à la lecture et attaché au service des médecins de diverses contrées, jusqu'à ce que je compris le mérite du Canon, qui est la quintessence d'Hippocrate et de Galien et de leurs commentateurs. J'étudiai les commentaires du Canon de notre maître, Moulena, Cothob eddin Echchirazy et d'Ebn Ennefis connu sous le nom de Moudjiz. Je me proposai de compléter ce livre et je l'ai enrichi de ce que j'ai g-agmé aux leçons de mon maître el Abery Hiny. »

Le Mor'ny est mentionné simplement par Hadji Khalfa, n° 13,399, et il ne nous apprend rien sur la personnalité de l'auteur.

De même que le Moudjiz, le Mor'ny a eu les honneurs de l'impression. Il parut à Calcutta en 1832, sous ce titre anglais : Ashshurh ool Moognee, commentatio absoluta, a commentary to the Moodjiz ool Qanoon, Known by the name of the sudeedee, compiled by the celebrated physician Moulana Sudeed Cazroonee, on the theory and practice of physic and the mat cria raedica.

EL AKSARAÏ.

Djemal eddin Mohammed ben Mohammed dit El Aksâraï, du nom d'une ville de l'Asie mineure, fit aussi un commentaire du Moudjiz d'Ebn Ennefis, auquel il donna le titre de Hall el Moudjiz, ou l'Ouverture, la Clef du Moudjiz. La Bibliothèque Bodléienne en possède deux exemplaires, sous les nos 606 et 635. Nous en avons trouvé six dans les bibliothèques de l'Orient.

Hadji Khalfa, n° 13,399, cite Aksaraï et dit qu'il naquit en 714 de l'hég-ire, et mourut en 800 (1377). Ce commentaire existe à Leyde, n° 1322.

ABOU SAÏD BEN AB1 SEROUR ESSAOUY EL ISRAÏLY.

Ce médecin juif ne nous est connu que par une simple mention de Hadji Khalfa au n° 11,168. Il le dit auteur d'un livre intitulé Ellemha Fitthebbi, l'Éclair médical. Nous savons d'autre part qu'un des commentateurs du Moudjiz, El

Amchaty, voulut annexer ou foudre, avec son commentaire, la Lemha, ce qui fait penser que cet ouvrage avait quelque mérite. El Amchathy vivait au XVe siècle, et c'est pour cette raison que nous avons placé l'auteur de la Lemha au XIVe.

La Lemha et le commentaire d'El Amchaty existent dans les bibliothèques de l'Orient.

Ajoutons que Hadji Khalfa qualifie AbouSaïd de chef des médecins, Cheikh el athïbba.

THABARISTANY.

Abou Iahya Issaben Omar Etthabaristany est auteur d'un traité d'alchimie intitulé Destour ettedjarib, ou la Règle des expériences. Cet ouvrage existe à la Bibliothèque médicéenne de Florence. L'auteur nous est dit un philosophe et un médecin éminent du VIIIe siècle de l'hégire.

KHIDER BEN ALY.

Khider ben Aly ben el Khatib, surnommé Hadji Pacha, vivait au XIVe siècle de notre ère. Nous ignorons la date de sa naissance, mais nous savons par Hadji Khalfa, n° 7587, qu'il vécut jusqu'après l'année 800 de l'hégire, 1397 de J.-C. Il paraît avoir vécu dans l'ancienne Carie, probablement au service de petits souverains, à l'un desquels il dédia un ouvrage qui nous est resté. Cet ouvrage existe en diverses collections et notamment à Paris sous les nos 1017 de l'ancien fonds arabe, et 1060 du supplément. Il porte le titre de Chefa el Asquam, la Guérison des maladies. L'introduction en est remarquable, et nous la donnerons sommairement en accordant la parole à l'auteur. » J'ai préféré la veille au sommeil, je me suis livré à la vérification des problèmes do la médecine, à l'observation des faits ; j'ai fréquenté les hôpitaux, étudié les cas et les traitements, surtout à l'hôpital el Mansoury du Caire; je nu; suis attaché un service dea professeurs et des maîtres habiles, après avoir étudié Les écrits des médecins renommés, parmi les cliré-

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tiens et les israélites ayant le bras long* dans l'art de guérir ; que Dieu les place dans son paradis, qu'il les couvre d'un vêtement de grâces et d'honneur! j'ai enrichi mon livre du profit que j'ai tiré des leçons de mon maître Djemal cddin ben el Choubeky, le phénix de son siècle. »

Malgré les troubles politiques, les saines traditions se conservaient donc encore à la fin du XIVe siècle.

L'ouvrag'e de Khider ben Aly est une encyclopédie médicale, dans le genre du Canon, dont il reproduit exactement l'ordonnance, à part le cinquième livre, les médicaments composés étant traités à la suite des simples. C'est une œuvre considérable, et nous en donnerons une idée en disant que le n° 1017 est un in-folio qui ne contient pas moins de 466 feuilles à 32 lignes à la page.

La Bibliothèque Bodléienne possède de lui un commentaire des généralités du Canon, sous le n° 525.

Les aliments, les viandes et les condiments sont particulièrement l'objet de longs développements. Les simples sont traités sous forme alphabétique. L'auteur cite fréquemment Ebn el Beithar, au point de lui emprunter des dénominations berbères. Il cite aussi fréquemment son maître, Oustady.

Nous avons dit que Khider avait dédié son livre à un prince. Ce prince, qu'il qualifie de vicaire du Prophète, est Fakr eddin Issa ben Mohammed ben Aidin. C'était sans doute le fils du fondateur d'une petite souveraineté, Aidin, qui prit quelquefois parti avec les empereurs de Byzance contre la dynastie naissante des Ottomans. Nous relèverons à ce propos, une erreur de d'Herbelot. Hadji Pacha, dit-il, lui dédia son livre Chefa el Asquam, qui est un titre métaphorique, car il signifie la santé des malades et cependant il traite de toute autre chose. D'Herbelot renvoie ensuite à Aidmerin (Eidemir Djeldeky le célèbre alchimiste, auquel M. de Sacy a consacré une notice) qui fut son contemporain, et avec lequel il est confondu par d'Herbelot.

DJEMAL EDDIN MOHAMMED BEN ABDERRAHMAN EL HABECHY EL IAMENY.

Hadji Khalfa le cite au n° 261 comme auteur d'uu livre intitulé: Eloge de la course et du mouvement, et il donne l'année 1380 comme celle de sa mort.

Nous avons cru devoir le rapprocher de Khider ben Alv qui parle de son maître Djemal eddin ebn Echchoubeky et qui, d'autre part, mais sous la qualification Oustady, mon maître, cite Aboulcassem Abderrahman el Yemeny.

Traité anonyme des Rhumatismes.

Tel est le titre que doit porter un ouvrage acéphale qui figure au n° 1209 de l'ancien fonds arabe. Les annotateurs se sont trompés à son endroit, soit en le regardant comme le Ma la iesa, qui est tout autre chose, soit en l'attribuant à Ebn Djouiny, l'auteur du Ma la iesa. Dietz a suivi ces errements dans ses Analecta medica, page 23. Pour comprendre la fausseté de cette attribution, il suffit de se rappeler que le Ma la iesa fut écrit en 1311, et que nous trouvons dans le traité des rhumatismes une observation de l'auteur rapportée à l'année 1388. Comme nous l'avons dit, l'ouvrage est acéphale; il ne commence qu'à la cinquième feuille. Ce qui est positif, c'est que l'auteur habitait la Syrie. Ainsi nous trouvons dos faits de sa pratique qui se sont passés à Sidon, à Jérusalem et à Tripoli. Nous n'avons pu jusqu'à présent le rapporter à un nom connu du XIVe siècle. Nous ne désespérons pas cependant d'y arriver, l'ouvrage ayant du mérite.

Bien que nous n'ayons pas rencontré le titre, on voit cependant par un passage du dernier livre et par l'ensemble que l'ouvrage, avait porté le titre de : Traité des Rhumatismes: seulement, l'auteur comprenait sous ce titre les affections articulaires en général, La gonfle, la sciatique, la cox ilffie el les liémorrhoïdes.

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Nous trouvons au début quelques pages de déontologie d'un ordre élevé. C'était là probablement le premier chapitre. L'ouvrage en contient XXV.

Le deuxième chapitre traite des devoirs du médecin quand il arrive en présence d'un malade. Il ne contient pas moins de dix pages.

Le troisième traite des causes des affections rhumatismales.

Le quatrième chapitre est consacré à l'anatomie.

Le cinquième traite de la classification des maladies en question.

Les chapitres sixième, septième et huitième, s'occupent de leur traitement.

Les chapitres suivants ont trait aux médicaments.

Le chapitre dix-huitième traite des tumeurs indurées.

Le dix-huitième, des caustiques, et le dix-neuvième, des ventouses.

Levingtième traite de la cautérisation dans la coxalgie.

Le vingt-et-unième et le vingt-deuxième, traitent des moyens prophylactiques.

Dans le vingt-troisième, il est question des médicaments sédatifs.

Le vingt-quatrième revient aux moyens curatifs des affections articulaires.

Le vingt- cinquième contient des conseils surdiverses questions. Arrivant aux substances nuisibles, l'auteur parle du vin et le proscrit. Il rapporte cependant le fait de l'Imam Erridha qui en administra à Mamoun. Il parle ensuite des habitudes.

Parmi les auteurs cités les plus récents, nous avons remarqué les noms d'Ebn el Beithâr et d'Ebn en Nefis. On rencontre aussi le nom de son maître, Noman, qui lui donne le traitement des affections articulaires comme une des choses les plus graves de la médecine.

En somme, cet ouvrage annonce un praticien zélé et sérieux, ayant une haute opinion de son art.

Le Sahib Elloboudy composa aussi un traité sur les rhumatismes, mais il y a un siècle de distance. Notre auteur nous donne un fait passé en l'année 790 de l'hégire.

SËRIDJA.

Zein eddin Seridja ben Mohammed el Malatliy, originaire de Malathia, vécut jusqu'en l'année 1386. Hadji Khalfa mentionne plusieurs de ses écrits. L'un d'eux est intitulé Tahrir el Afkar ettheiba fitaqrir el Akhbar etthobbya, Exposition de pensées rationnelles et relations de nouvelles médicales. D'Herbelot a vu là une histoire de la médecine. Cependant il cite autre part un livre qui a pour titre Akhbar el Aïan, ou Vies des hommes illustres.

Hadji Khalfa cite au n° 1034 un livre où l'auteur traite de la vanité de l'astrologie, ou autrement de la futilité de la croyance aux influences sidérales.

CHEMS EDDIN EDDIMACHKY.

Chems eddin Mohammed ben Ali eddimachky el Hosseiny vécut suivant Hadji Khalfa, n° 259, jusqu'en l'année 13G3. Son surnom le fait originaire de Damas.

Hadji Khalfa cite de lui un livre intitulé Adab cl Hammam, ouïes Règles des bains, ce que d'Herbelot a cru devoir rendre par : De l'honnêteté qu'il faut garder dans les bains.

EDDAOUALY.

Abou Abdallah Mohammed ben Moussa Eddaoïlaly vécut jusqu'en l'année 1388, au dire de Hadji Khalfa,, qui cite de lui un livre sur la nature de la fièvre. Il ne nous est pas autrement connu.

Il est auteur d'un ouvrage de médecine intitulé Charnel Fitthobbi, ou Traité général de médecine, divisé en deux parties. La lro traite de l'hygiène et la 2n des maladies générales et spéciales. Il fut écrit en l'année 1335;

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AZZ EDDIN BEN DJEMA.

Aboii Abdallah Mohammed hen Abi Becr ben Abd el Aziz Azz eddin ben Djema el Kinany, né en 1358, vivait au Caire où il mourut en 1416.

C'était un polygraphe dont nous ne mentionnerons que les ouvrages relatifs à la médecine.

Sous le n° 1429 Hadji Khalfa lui attribue un ouvrage intitulé Anouar fitthobb, Eclaircissements sur la médecine ; au n° 3985 un corps de médecine, Djami fitthobb, et au n° 1273 un Traité d'hippologie.

EL KHATIB EL COSTANTHINY.

Ahmed ben Hassen el Khathibel Costanthiny, de Constantinople, écrivait en l'année 712 de l'hégire, 1312 de notre ère, au dire de Hadji Khalfa, n° 464, et il écrivit sur la médecine un poème contenant 320 distiques. Cet ouvrage existe à l'ancien fonds arabe de Paris, n° 1093.

SAFADY.

Chihab eddin Ahmed ben Yousef Essafedy, sans doute originaire de Safed, vivait au XIVe siècle de notre ère.

Nous ne le connaissons que par un ouvrage de lui qui existe au n° 1055 de l'ancien fonds, et qui le proclame, sans doute avec l'exagération habituelle en pareil cas, le médecin de son temps et le prince de son époque. Cet ouvrage qui se compose de 62 feuilles est intitulé Ouadjiz ou Résumé* C'est une conversation sur la médecine tenue par dix savants en présence d'un prince qui les renvoie comblés de présents et satisfait de leurs discours. Cet écrit fut composé en l'année 1341 et le Manuscrit de Paris nous est donné comme un double de l'autogTaphe; Nous n'y avons rien remarqué de saillant;

i'/i. HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — L1VKE SEPTIÈME.

IMAD EDDID ABDERRAHIM.

Il existe à Leyde des gloses d'Imad eddin sur le commentaire des Aphôrismes par Izz eddin Ibrahim el Kiehy, qui les achevait en 1383, d'après H. Khalfa, IV, 438.

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