‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 114 sur 199 · I. — Médecins de premier ordre · texte numérisé non relu

I. — Médecins de premier ordre

LES THABARY.

Thabary le père ou Rabban Ettbabary. ^

Sahl, Israélite, né dans le Thabaristan, en reçut le sur»

dArniers médecins.

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nom (le ïliabary. Ses mérites lui valurent aussi, dit son fils, le surnom de Rabban, ce qui veut dire : notre excellent, notre maître. Les noms de Rabb, Rabban ou Rabbin, dit le Kitab el bokama, se donnent à ceux qui excellent dans la jurisprudence des juifs. Il est généralement connu sous le nom de Rabban Ettbabary, que l’on écrit aussi vicieusement Zeiu Ettbabary. Il se forma dans la pratique de la médecine, dit encore son fils, d’après l’exemple de ses ancêtres. Après avoir habité le Tbabaristan, il vint dans l’Iraq et se fixa à Sorrmenra.

Rabban Ettbabary s’occupa non-seulement de médecine, mais encore de mathématiques, d’astronomie et de philosophie. De plus il lit des traductions.

Abou Machar, vulgairement Albumasar, dit qu’il a vu dans la traduction de l’Almageste, faite par Rabban Ettbabary, un passage sur la réflexion des rayons lumineux, que l’on ne rencontre pas dans les traductions d’El Keudy, de Tsabet ben Corra et de Honein. Ceci indique une traduction en arabe et probablement d’après le syriaque, qu’il lui était plus facile de savoir que le grec. C’est là tout ce que nous savons des traductions de Thabary. Nous ignorons d’après quelles autorités Wüstenfeld a pu dire que ces traductions étaient faites d’après l’hébreu, et Carmoly qu’il traduisit une foule d’ouvrages. Rien ne nous autorise à admettre qu’il y eut alors des ouvrages de médecine en hébreu, malgré que nous ayons déjà constaté l’existence de quelques médecins juifs.

On rencontre dans le Continent de Razès des citations do Thabary, sous des formes diverses, mais il est assez difficile de dire ce qui peut appartenir au père et ce qui appartient au fils. Si l’on nous parle des traductions de Thabary le père, on ne nous donne le titre d’aucun livre qu’il aurait pu écrire. On rencontre aussi, dans les Simples d’Ebn el Beithar, environ soixante-dix citations, qui pourraient être de Thabary le fils.

~U2 mSTOlUli DE LA MÉDECINE AIIABE. — LIVRE DEUXIÈME.

ALI BEN R.VliBA\ ETTIIABARY.

A?joul Harisaii Ali fils do Rabbaii Etthabary naquit dans lo Tliabaristaii, où il fit ses études et exerça la médecine. Une g’uerre l’en fit sortir et il vint se fixer à Rey. Là, il eut riiouneur de former un éminent élève dans la personne de Razès. Il compta aussi parmi ses disciples Ebn el AïnZerby. Plus tard il vint se fixera Sorrmenra, où il commença le Firdous elhikma, qu’il aclieva la troi.sième année du règne de Moutaouakkel, c’est-à-dire en l’année 850.

Il avait d’abord été secrétaire de Maziar ben Kliacan. S’étant converti à l’islamisme, le Klialife Motassem le prit en considération et l’admit dans son intimité. C’est la première des conversions du judaïsme à l’islamisme que. nous ayons à constater : nous en verrons bien d’autres. 11 arrive quelquefois que les historiens ajoutent à jiropos de ces conversions: et ce fut une conversion solide, ün ne nous dit rien de celle de Tliabary le jeune.

Ali ben Rabban a laissé plusieurs écrits dont telle est la nomenclature :

Le Paradis de sag’esse. Perdons el hikma, traité de médecine.

Les avantag-es du don.

Le cadeau des rois.

Les pandectes.

Le l’emploi des aliments, des boissons et des médicamente.

De la conservation de la santé. C’est sans doute par inadvertance que Wüstenfeld traduit: Liber de custodia veri. Nous parlerons tout à l’heure de ce livre.

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