ÜEVUE SOMMAIRE DU DIXIÈME SIÈCLE
très élèves. L’autre est Abulcasis, le plus haut représentant de la chirurgie dans l’école arabe.
Il faut citer aussi un fait de l’iiistoire scientifique de l’Espagne, l’envoi, par l’empereur de Byzance, du texte grec do Dioscorides, dont la traduction fut revue avec une certaine solennité.
Non-seulement la médecine et la philosophie, mais aussi les sciences mathématiques étaient cultivées partout avec ardeur. C’était l’époque d’El Batany, d’Aboul Ouéfa, d’Abderrahman Essoufy, d’Ebn lounis, dont les noms ont retenti dans notre Occident.
Les observations astronomiques se poursuivaient partout avec zèle et ténacité. Les Béni Amadjour eu continuèrent pendant près d’un demi-siècle.
. La géographie de l’Asie, peu connue des anciens, s’enrichissait par les travaux d’Ebn Haukal et d’Istakary. Abou Zéïd publiait une relation de l’Inde à la Chine.
Alors vivaient aussi le savant polygraphe Massoudy, et l’auteur du Fihrist, Mohammed ben Ishaq, dont l’ouvrage étonne par la somme de documents qu’il renferme sur les savants de la Grèce (1).
En résumé le siècle accuse la prise de posses.sion et la mise en culture par les Arabes de la science de la Grèce.
Si l’on jette un coup d’œil sur la liste que nous avons donnée des savants au X* siècle, on verra que le nombre des chrétiens s’amoindrit. En même temps apparaissent quelques juifs, qui deviendront plus nombreux aux siècles suivants. .
La multiplicité des centres Ae lumières et le besoin de méthode et de clarté nous font maintenant Un devoir de diviser l’histoire de la médecine par contrées. Nous la suivrons d’Orient en Occident.
(1) Il est encore un ouvrage que nous devons mentionner, c’est le célèhre Recueil connu sous le nom de Présent des Frères de la pureté, que l’on pourrait appeler l’Encyclopédie des Arabes. Il rappelle en effet, sous plus d’un rapport, l’Encyclopédie du XVIII» siècle. Sous prétexte de rendre à la religion musulmane sa pureté primitive, par son alliance avec la philosophie, il ne tendait pas moins qu’à là