I. - PERSE
Si dès à présent iiou.s traitons à part des médecins persans, ce n’est pas qu’ily eût déjà eu Perse une école distincte] et un centre permanent de lumières comme dans l’Irak. Les médecins dont nous allons parler vinrent puiser leur science^ à Bagdad, avant de la répandre dans leur pays.
Ces germes ne tardèrent pas à grandir et à fructifier, etsi la Perse ne compte pas comme d’autres contrées de l’Islam un cortège nombreux de savants, un ensemble imposant j d’institutions scientifiques, pendant deux siècles elle eut riionneur de fournir à l’Orient ses deux plus grands médecins.
Le plus illustre des médecins persans au X« siècle et même de toute l’école arabe, Razès, étudia la médecine à Bagdad, puis revint à Rey, sa patrie, où il passa une bonne partie de son existence, et y termina ses jours. Il y enseigna la médecine à de nombreux élèves, qui eux-mèmes eu instruisaient d’autres. La présence de Razès en Perse ne pouvait manquer de provoquer l’étude et la diffusion de la médecine, et elle dut être une des principales causes de ses destinées j ultérieures dans cette contrée et dans les contrées voisines, j
A côté de ce grand nom il en est deux autres assez recommandables, ceux d’El Messiby et d’El Comri qui tous deux eurent l’honneur de compter Avicenne parmi leurs disciples. Le premier habitait le Khorassan et fut en grand crédit auprès du prince du pays.
Parmi les illustrations de ce siècle nous ne pouvons oublier le pliilosoplie El Faraby, qui est aussi revendiqué par la médecine.
Nous rappellerons enfin l’exi-stence d’iiôpitaux, à Rey, tenu par Razès ; à Merou, que nous avons cité à propos d’Ebii Massali, et probablement à Ispalian.