‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 158 sur 199 · ISHAQ, DIT LE PERE DD VIZIR · texte numérisé non relu

ISHAQ, DIT LE PERE DD VIZIR

C’étaitun médecin chrétien, expérimenté et bienfaisant. Il vivait sous l’émir Abdallah.

lAHYA BEN ISHAQ.

Il vivait sous l’émir Abderrahman Ennacor Lidinillah, (1)

(l)Ebn el Kliatib (dans Ca.siri) le rapporte au premier Abderraliraan, et le fait auteur d’un traité de médecine intitulé Ibr.smi, la Soie.

qui avait eu lui la plus grande confiance, le tenait en grande considération, en fit un vizir et lui confia pendant quelque temps le gouvernement de la ville de ?

lahya quitta la religion de son père et se fit musulman. C’était un médecin intelligent et savant, et un habile chirurgien. Il composa un traité de médecine en cinq volumes, d’après la doctrine des Grecs, dit Ebn Ahi Ossaïbiah, ce qui prouve que les traductions avaient pénétré dans l’Occident.

Ebn Djoldjol rapporte un fait de sa pratique. Un homme de la campagne vint un jour le réclamer à grands cris s’écriant qu’il allait mourir de douleur. Le vizir lui demanda ce qu’il avait. J’ai la verge enflammée et gonflée, dit ie malade, et je n’en puis dormir. Le vizir lui fit chercher une pierre lisse, lui fit placer l’organe malade par dessus, et *^PPuyant avec la main il en fit sortir du pus et au milieu de ce pus un grain d’orge. Tu es un homme dépravé, dit-il au campagnard : tu as abusé de ta monture, et tu as rencontré un grain d’orge qui t’est resté dans la verge et que voilà. Va,s-t’en, tu es guéri. Le campagnard avoua le fait. L’anecdote se trouve aussi dans le .Kitab el hokama.

C est bien à tort que Reiske (Mon. med.) a voulu trouver dans ce fait un cas de syphilis.

SOLEIMAN ,ABOü BEKR BEN S.ADJ.

Il vécut du temps de Nacer, qui le prit à son service, et môme lui confia le gouvernement de Sadouna. Soleiman était un médecin habile et connaissant les .secrets de son art,

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