‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 157 sur 199 · AMRAN BEN ABI AMR · texte numérisé non relu

AMRAN BEN ABI AMR

C’était un médecin intelligent, qui fut attaché à l’émir Ahdorrahman. Il a écrit un compendium.

MOH.AMMED BEN FATEH BEN THEMLOUN.

Il nous est donné comme le médecin le plus renommé de son temps.

Ebn Djoldjol relate une cure qu’il fit sur le fils du vizir Abdallah ben Bedr, affecté d’un ulcère.

lODNES EL HARRANY.

lounes vint de l’Orient s’établir en Espagne sous le règne de Mohammed ben Abderrahman. Il était habile médecin et se fit une réputation à Cordoue. On nous a conservé sur son compte une curieuse anecdote. Il avait apporté un remède secret, un éiectuaire contre les coliques, et il ne le délivrait qu’au prix de cinquante dinars. Il fit fortune avec son remède. Cependant cinq médecins, parmi lesquels Hamed et Djonad, se concertèrent et se cotisèrent pour l’acheter. Chacun d’eux en emporta un fragment et le soumit à l’analyse. Ayant mis par écrit ce qu’ils en pensaient, ils vinrent chez lounes lui faire part de leurs conjectures et lui dirent ; Si nous avons rencontré juste, ton remède est connu; sinon en qualité' de

ESPAGNE

médecins nous te prions de livrer ton secret. lounes avoua qu'il ne leur manquait que de connaître les doses et il leur donna la formule de ce remède, qui fut depuis vulgaire en Espagne, sous le nom de Marits el Kehir. Ebn Ouafed (Bben Guefith) paraît en avoir fait le sujet d’un traité.

AHMED ET OMAR, FILS DE lODNES.

Sous le règne de Nasser, eu l’année 330 (942 de notre ère), ils s’en furent dans l’Orient, où ils restèrent-dix années.

Ils étudièrent à Bagdad sous Tsabetben Sinan ben Tsabet les livres de Galien, et l’oculistique sous Ebn Ouassif. Ils ne rentrèrent en Espagne qu’en 351 et se fixèrent à Zabra où ils furent attachés au service de Mostancer billah, qui les préférait à tous autres. A la mort de son frère. Ahmed resta au service de Mostancer qui le tenait en grande considération. C’était un homme affable et d’un esprit solide. Il connaissait parfaitement les médicaments simples et composés.

EbnDjoldjol rapporte qu’il y avait chez lui douze garçons occupés à la préparation des médicaments. Il avait obtenu d’en délivrer gratuitement aux pauvres. Il employait sa science, dit son biographe, à consoler ses amis, ses voisins et les pauvres. Il laissa à Cordoue la réputation d’un habile oculiste. C’est peut-être lui qui apprit à Abulcasis que, dans l’Irak, on pratiquait l’opération de la cataracte avec une aiguille creuse.

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