‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 161 sur 199 · HAROUN BEN MOUSSA EL ASDY · texte numérisé non relu

HAROUN BEN MOUSSA EL ASDY

C’était un éminent chirurgien. 11 servit Nacer et Mo-slanccr. CWustenfeld écrit El Adouy).

MOHAMMED BEN HAMDOUN EDDJILY EL ADAOUY.

En l’année 349 (000) il se rendit en Orient, habita Bassora, puis vint à Fostath, où il fut chargé de l’hôpital, position

dans laquelle il fiti)reuved’hal)ileté. Sedjestany lui eiiseig'na la logique.

En l’année 360 (070) il revint en Espagne où il servit Mostancer et Mouyed. Il passait pour le médecin le plus éminent de Cordoue. Il a laissé un livre intitulé EUeksir. Il s’était aussi occupé de mathématiques. (Il est dit aussi ben Abdoun.)

ABDHERRAHMAN BEN ISIIAQ BEN EL IIEITHAM.

Il naquit à Cordoue et fut un des grands médecins do l’Espagne. En l’année 951 de notre ère, il faisait partie des médecins chargés d’aider le moine Nicolas à la détermiiiDr tion des plantes mentionnées dans l’ouvrage de Dioscorides, dont un exemplaire original avait été envoyé au Klialife Nasser, par Romain empereur de Constantinople. h II écrivit aussi un traité de médecine sous le nom àHktifa ou le livre suffisant ; le complément et la perfection des médicaments purgatifs; un relevé des erreurs contenues dans rittimad d’Ebn Djezzàr.

Ebn Beithar cite quelquefois Ebn el Ileitsam et notamment son livre dit el Iktifa, à propos du Stellion.

EBN DJOLDJOL.

La notice d’Ebn Abi Ossaïbiah sur Ebn Djoldjol a été donnée in extenso par M. de Sacy dans son Abdellatif. Nous en reproduirons le résumé.

Ebn Djoldjol était le surnom d’Abou Daoud Soleimanben Hassan. Nous ignorons les dates de sa naissance et de sa mort, mais son nom se rattache à des événements connus. C’est ainsi que nous savons qu’il fut le médecin du Khalife Ommeyade Hecham, qui régnait dans la seconde moitié du X® siècle.

Son nom se rattache aussi à un événement important, dont il nous a conservé le souvenir, dont nous avons déjà parlé précédemment, mais que nous devons rappeler ici.

ESPAGNE

Nous croyons que cet événement fut la cause qui détermina la direction qu’Ebn Djoldjol imprima à ses travaux scientifiques.

En l’année 948 de l’ère chrétienne, le Khalife Nasser Abderrahman reçut des présents de l’empereur byzantin Romanus, et parmi ces présents se trouvait un exemplaire de Dioscorides enrichi de flg-ures. Ce livre était en grec et personne ne pouvait le lire à Cordoue. Abderrahman écrivit à l’empereur de lui envoyer un homme capable de déchiffrer le manuscrit, et Romain désigna le moine Nicolas, qui arriva à Cordoue en 931.

Nicolas se mit en relations avec quelques médecins, qui s’étaient déjà préoccupés de la détermination des termes techniques de Dioscorides. Parmi eux se trouvait un savant juif Hasdaï ou Khachda ben Chaprout, qui jouissait à la cour d une grande considération, et le même qui reçut Jean de Gorze envoyé à Cordoue par l’empereur Othon. On cite cinq autres noms, qui ne nous sont pas connus d’ailleurs, à part Ebn el Heitham. Le travail commun de ces hommes aboutit à la connaissance des médicaments et à la rectification des termes grecs, dont il ne reste plus qu’une dizaine, dit le narrateur, sur lesquels on conserve des doutes. Nous avons vu a l’Escurial une copie assez mauvaise de Dioscorides, incomplète, où les synonymes arabes font défaut dans ie tiers environ des cas. En lisant ce manuscrit, on comprend la nécessité du travail de révision dont nous parlons.

Ebn Djoldjol vit le moine Nicolas, et il écrivit lui-même sur le sujet en question. Un de ses livres est l’explication des noms de médicaments simples mentionnés dans l’ouvrage de Dioscorides, écrit à Cordoue en 082. Un autre livre I est le supplément des médicaments simples inconnus à I Dioscorides. Dietz l’a reproduit dans son travail sur Ebn Beithar. Ebn Djoldjol écrivit aussi un traité de la thériaque;

[ une exposition des erreurs commises par quelques méde- I cins enfin une histoire des médecins qui fleurirent sous le I règne de Hecham. (1) Ebn Abi Ossaïbiah cite souvent Ebn

I (I) On lit dans Djemal eddin ; Il composa un petit ouvrage sur les Annale.? des savants, Tair>kh cl hok ima.

Djoldjol. Nous pensons qu’il a dîl écrire encore autre chose, en raison des citations faites par le même Ebn Abi üssaïbiah et par Ebn Beitliar, citations qui ne paraissent pas directement provenir des ouvrages susdits. Ebn Beithar le cite une trentaine de fois dans son traité des simples, tantôt sous son surnom, tantôt sous le nom de Soleiman ben Hassan.

Le travail biographique d’Ebn Djoldjol prouve que la science avait déjà, au X' siècle, de nombreux représentants en Espagne.

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