LES ARABES
les plus éminents qu’ait produits l’Islamisme, et nous le ferons d’autant plus volontiers qu’il est un peu question de notre Algérie, que nous avons vue occuper si peu de place dans l’histoire de la médecine arabe.
Voici ce qu’écrivait Ebn Khaldoun vers la fin du XIV“ siècle de notre ère ;
« A l’époque ou Caïroun et Cordoue étaient les métropoles du Magreb et de l’Espagne, la civilisation y avait fait beaucoup de progrès ; les sciences et les arts y trouvaient de grands encouragements et formaient un océan rempli jusqu’aux bords.
Vers le milieu du VIE siècle, le cadi Aboulcassem ben Zeitoun quitta l’ifriquya pour aller suivre les cours de Fakhr eddin Errazy, et s’en revint à Tunis. Ebn Choaïb, berbère de Dokkala, en fit autant. Abou Ali Noureddin des Mechdalla, quitta le pays des Zouaoua et se rendit en Orient. A son retour il se fixa à Bougie, où ses disciples conservent encore la tradition de sonexcellent système d’enseignement. Un de ses disciples, AmranelMechdally, alla se fixer àTlemcen.
Depuis la ruine de l’enseignement à Cordoue etàCaïrouan, Fez et les autres villes du Magreb n’ont aucun système d’instruction passable.
La tradition de l’enseignement n’a pas été interrompue eu Orient. Quelques grandes villes telles que Bagdad, Basra et Coufa, ont pu tomber en ruines après avoir été les dépôts de toutes les sciences, mais elles ont été remplacées par d’autres encore plus grandes, d’où la science s’est répandue dans l’Irak persan, de là dans le Khorassan et la Transoxiane, puis au Caire et dans les pays voisins.
Autant que je puis en juger, les sciences ne se trouvent de nos jours que dans le Caire, et cela parce que l’Egypte a joui, depuis plusieurs milliers d’années, d’une grande prospérité et d une civilisation bien établie. Les gouvernements des derniers siècles ont bâti un grand nombre de collèges auxquels ils ont assigné des immeubles ouaqf. Les ouaqfs sont très nombreux au Caire et produisent des revenus considérables, dont une partie est consacrée à l’entretien des étudiants et au traitement des professeurs; (De Slaue;) »
MKÜliClNE AllABE. ■