INSTITUTIONS MÉDICALES CHEZ LES ARABES
Les mêmes faits se produisent en Espagne. L’Almoliade lousef el Mansour voulut faire disparaître les ouvrages de pliilosophie. El Hafidh, le fils du grand Avenzoar eut seul le droit d’en conserver, mais avec la charge de les confisquer là où. il les trouverait. Les ennemis d’El Hafidh l’accusèrent de faire de ces livres une lecture assidue. El Mansour fit saisir et emprisonner l’auteur de la dénonciation, et déclara que quand même toute l’Espagne témoignerait contre El Hafidh, il n’en croirait rien.
Mais ce fut bien pis lors de la conquête espagnole. Conde estime à un million le nombre des livres brûlés. Ximenès, dit son historien Fléchier, brûla de sa main plus de cinq mille exemplaires du Coran, sans épargner les enluminures, ni les riches reliures d’or et d’argent. (1) Il fallait que l’Espagne capturât des vaisseaux chargés de livres pour avoir cette riche collection, dontCasiri a dressé le catalogue.
(1) C’est aus.si le moment de s’écrier comme Djemal eddin à propos de la Bibliothèque d’Alexandrie; Écoutez et soyez stupéfaits ! Ce vandalisme a régné longtemps en Espagne. Nous avons observé à l’Eseurial bien des manuscrits où l’invocation à Mahomet est biffée ou raturée .
On lit à la lin du n» 833 de l’Escurial: Ce livre n’est bon à rien, parce qu'il parle beaucoup de Mahomet.