I. — Les Philosophes
HERMÈS. j
Les Arabes se sontbeaucoup occupés du père del’Alchimie. Nous n’avons pas à reproduire ces récits, que chacun peut lire dans Alboulfarage, dans la traduction d’Ebn Abi Ossaïbiak par M. Sanguinetti et dans d’Herbelot.
Nous dirons seulement qu’ils en admettent trois.
Le premier ne serait autre que l’Enoch des Hébreux .ou Idris ; le deuxième est Babylonien et le troisième Égyptien, j C’est le dernier qui aurait porté le surnom de Trismégiste. j
Mohammed ben Ishaq nous a conservé dans le Fihrist le nom d’une douzaine d’ouvrages attribués à Hermès, qui doivent être considérés comme existant de son temps. (1)
(1) Le British Muséum possède, sous le n” 1517, un opuscule d’Hermès, intitulé: El Malathis, qui se trouve mentionné dans la liste du
LES PHILOSOPHES
D’Herbelot en mentionne deux ; Les paroles secrètes d’Hermès et Le lever de Syrius, qui se trouve à Paris.
D’autres ouvrages d’Hermès se trouvent aussi dans les diverses collections orientales. Nous croyons inutile d’en faire le recensement. Nous préférons reproduire quelques renseignements positifs sur les traductions qui en ont été faites en arabe.
Il est plus que probable que ces ouvrages figurent parmi les traductions ordonnées parKhaled ben Yézid, ces traductions ayantporté en grande partie sur l’alchimie, loutefois, nous avons quelques renseignements sur des traductions ultérieures. Ils ont trait h deux ouvrages seulement, ce qui prouve sans doute qu’il en restait peu à traduire après le siècle de Géber.
Le n" 1167 de Paris, ancien fonds, contient un ouvrage d’Hermès sur les influences spirituelles. Honein l’aurait trouvé parmi les écrits d’Aristote et l’aurait traduit du grec en arabe.
Nous lisons dans la vie de Sinan ben Tsabet qu’il traduisit les Lois d’Hermès en arabe. (1)
thalès.
Nous apprenons du Fihrist que deux de ses écrits furent traduits en arabe.