‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 52 sur 199 · AUTEURS TRADUITS · texte numérisé non relu

AUTEURS TRADUITS

Il est bien des détails qui ne conviennent qu’ici. Le recensement des traducteurs ne peut donner une idée nette de l’ensemble des écrits livrés aux Arabes dans chaque branche des connaissances humaines, tandis qu’on’ l’embrasse parfaitement par la méthode que nous avons adoptée, de classer les auteurs par catégories.

Il est enfin des auteurs dont les écrits furent traduits et dont nous ne connaissons pas les traducteurs : ils vont donc être mis en lumière ici pour la première fois.

Nous diviserons les auteurs en quatre classes ; Philosophes et naturalistes, mathématiciens, géographes et astronomes, médecins.

Bien que nous ayons pour objet à peu près exclusif l’histoire de la médecine et des sciences accessoires chez les Arabes, nous n’avons pas cru pouvoir nous borner adx médecins. Jusqu’à, présent on s’est fait des idées fausses ou incomplètes sur le travail des traductions. Le seul ouvrage qui traite de la matière, celui de Wenrich, ouvrage excéllent, n’est pas connu suffisamment en France, où il n’a pas été traduit, ce qui le relègue un peu à l’écart. Nous n’avons pu résister au désir de le reprendre en sous-œuvre, de le contrôler, de le compléter, de le rectifier parfois, et de le présenter dans un meilleur cadre.

Cet ensemble complet des traductions fera bien mieux connaître le milieu scientifique dans lequel se mouvaient les médecins qui, bien souvent eux aussi, furent de grands philosophes, et qui doivent nous occuper à ce titre.

Après l’exposé des auteurs dont les traductions nous sont signalées avec ou sans le nom du traducteur, nous passerons la revue d’une foule d’auteurs, mentionnés surtout dans le Continent de Razès, que nous croyons en grande partie avoir été traduits en arabe, mais dont quelques-uns peuvent se trouver là cités dè seconde main. Quelques-uns de ces noms méritent d’être mis au jour. Malheureusement la Bibliothèque de Paris ne possède qu’un misérable fragment du Continent,

C’est pour avoir le texte en main que nous avons fait le Voyage de l’Escurial, les traductions latines ne donnant ces

noms que sous une forme le plus souvent travestie et méconnaissable.

Nous pensons que bien des traductions se sont faites obscurément sans avoir été signalées par les biographes. A l’appui de cette opinion, nous avons un passage d’Ebn Abi Ossaïbiah qui dit que la plupart des médecins qu’il cite après les Alexandrins, furent traduits et se retrouvent chez Razès. On pourrait même s’appuyer sur Djemaleddin et Hadji Khalfa, qui indiquent beaucoup d’ouvrages apparemment traduits, sans indiquer le nom des traducteurs, s’il est vrai que ces deux écrivains n’ont mentionné que les écrits en circulation chez les Arabes.

Il est encore un genre d’écrits qui contribuèrent puissamment à la vulgarisation de la science grecque, ce sont les commentaires. Nous avons déjà dit que le génie différent des deux lang’ues les rendait souvent nécessaires. Nous n’avons pas cru devoir à chaque ouvrage traduit, mentionner le nom des commentateurs, dont la liste est parfois trop longue, à moins qu’il ne s’agisse d’un travail plus qu ordinaire.

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