ÉPOQÜE DE MAHOMET. — MÉDECINS ARABES
dont Cumas, Probus ot Hibas, qui vivaient au commencement du cinquième siècle, traduisirent les œuvres.
2“ BOÜRZOUÏH.
Bourzouih était un médecin persan renommé dans son art aussi bien que dans les sciences de la Perse et do l’Inde. Ce fut lui qui apporta de l’Inde au roi Anouchirouan, que nous appelons vulg-airement Cliosroës-le-Grand, le célèbre ouvrage de Calila et Dimna, qu’il traduisit en persan. Ce fut sur cette traduction que, plus tard, sous le règne d El Mansour, Ebn el Mocaffa en fit une traduction arabe.
Bourzouih vivait donc au sixième siècle de notre ère, et peut-être Harets ben Caladah profita-t-il de ses leçons. On ne dit pas ce qu’il a écrit, mais nous pensons qu’on peut lui rapporter les citations de Razès dans le Haouy sous cette forme des traductions latines : Buriezu. Nous n’avons pas rencontré le nom de Bourzouih dans le texte arabe, que, du reste, nous ne pouvions exploiter d’une façon définitive dans le peu de temps qui nous fut donné.
Quoi qu’il en soit, nous croyons devoir lui rapporter les pilules mentionnées dans l’Antidotaire de Sérapion sous cette forme ; Pilulæ Barzuiati sapientis. Ne pourrait-on pas rapporter à Bourzouih l’ouvrage cité par M. Renan : L. Berozi, sapientis maximi, de temperamento terræ? — De philosophia peripatetica apud Syros, page 40.