APOLLONIUS DE TYANE
Le nom d’Apollonius de Tyane s’est altéré chez les Arabes. On le trouve le plus souvent cité sous la forme Balinas. Mais en tête des écrits qui nous en sont restés, on trouve aussi la forme qu’on lit Belinous, qu’il serait plus exact de lire Boulonious.
La nature de ces écrits fait naturellement penser à ceux
PHILOSOPHES
d’/Vpollonius. Il eut été bien étrange, en effet, que des écrits de la nature de ceux d’Apollonius ii’aient pas attiré l’attentioadea Arabes, amis du merveilleux.
Dans un ménroire inséré au Journal asiatique, nous avons démontré par de nombreux témoignages, l’identité de Balinas et d’Apollonius, identité déjà mise en avant par M. de Sacy. Une certaine similitude de noms l’avait fait prendre pour Pline. (V. d’Herbelot).
Les écrits d’Apollonius durent être du nombre de ceux que l’on traduisit pour Klialedben Yézid. La preuve de ces traductions ressort implicitement de ce fait que les ouvrages d’.épollonius, l’homme aux talismans, furent connus de Géber, ainsi qu’on le voit dans la liste de ses écrits, donnée parle Fibrist. On lit autre part dans le Filirist queBalinas était de 'l’yane.
Le Livre des secrets de la nature, par le sage Belinous, a été traduit en arabe par un prêtre du nom de Sadjious, qui ne nous est pas autrement connu. M. de Sacy a fait sur ce livre, qui nous est parvenu, (1) un savant mémoire inséré dans le tome IV des Notices et Extraits.
Le n” 916 de l’Escurial contient un livre du sage Boulinas sur les influences sidérales, traduit par Honein. C’est probablement le même ouvrage qui figure à Paris, dans le fonds hébreu, sous le n“ 1016, sous le nom de Balianous, et qui traite également d’astrologie. Il nous est donné comme traduit en hébreu d’après l’arabe de Honein.