‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 78 sur 199 · ARTÉMIDORE · texte numérisé non relu

ARTÉMIDORE

Nous lisons dans le Fihrist que son Traité de l’Interprétation des songes fut traduit-par Honein.

ALEXANDRE d’APHRODISÉE OU d’aPHRODISIAS.

Alexandre d’Aphrodisée fut un grand commentateur d’Ari.stote, et à ce titre jouit d’une haute estime chez les Arabes. Ses commentaires se vendirent à des prix fabuleux. Deux d’entre eux furent payés trois mille pièces d’or.

Nous ne rentrerons pas dans le détail de ses traductions ; (1) nous dirons seulement qu’elles furent l’œuvre des plus éminents traducteurs, tels que Honein, son fils Ishaq, lahya

(1) Voyez Aristote.

ben Adi, Costa ben Luca, AbouBachar Mattaï, EbiiNaëma, AbonOtsman Eddimachky, Abou Rouh Essaby.

Plusieurs de ces traductions se firent en syriaque.

Alexandre fut même l’objet de commentaires.

Parmi ses productions, quelques-unes ont trait à la physique et à la médecine, voilà pourquoi Ebn Abi Ossaïbiah lui a consacré une notice dans laquelle il n’énumère pas moins de quarante-cinq de ses productions, parmi lesquelles nous citerons un traité sur la mélancolie, (1) un traité sur la vision et qu’elle ne se fait pas par des rayons émanés de l’œil.

Un Ms. de l’Escurial, actuellement le n“ 798 contient une quinzaine d’opuscules d’Alexandre, parmi lesquels nous en .signalerons sur la couleur, sur la vision, sur la sensation. Les autres ont un caractère plus particulièrement pbilosopliique.

Le Traité sur la sensation est évidemment identique avec un Ms. latin déjà signalé par M. Jourdain, et qui se trouve à la Bibliothèque de Paris, fonds St-Victor, n“ 171, sous ce titre ; Tractatus Alexandri Affrodisei de sensu secundum verbum Aristotelis.

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