II. — Mathématiciens
EDCLIDE.
Les Éléments. Hedjadj en fit deux versions, l’une pour Haroun et l’autre pour El Mâmoim. Ishaq ben Houein en fit une qui fut revue par Tsabet. Abou ütsman Eddimachky en traduisit une partie. Costa ben Luca traduisit les deux derniers livres attribués à Hypsiclès,
Il paraît que les copies variaient. On lit dans le Fihrist; Le médecin Nedhif m’a raconté qu’il avait vu dans l’original grec le X® livre d’Euclide contenant quarante figures de plus que les exemplaires courants, qui en contiennent ceut neuf et qu’il avait songé à traduire ce supplément en arabe. Le texte des Éléments a été publié à Rome en 1594.
Un Ms. de Paris, n” 1129, dit que la version de Hedjadj contenait 48G figures et celle de T,sahet 496. Nous en trouvons 401 dans une édition que nous avons sous les yeux.
Ishaq ben Honein traduisit les Données et l’Optique, traductions qui furent revues par Tsabet. Il traduisit aussi les Propiortions.
Une traduction des Divisions fut revue par Tsabet.
On ignore qui traduisit les Phénomènes.
El Kendy nous est aussi donné comme ayant corrigé le livre d’Euclide, sans doute les Éléments.
Un commentaire de Pappus sur le X® livre des Éléments,
LtS MAÏHÉMATICIEN’3.
fut traduit eu arabe par Abou Saïd (dsman Eddimaobky. Y. .ci-aprèu Pappus. (1)
Les commoutateurs arabes furent nombreux, et parmi eux ou cite des noms illustres, El Kendy, Costa, Avicenne, etc. (2)
Euclide fut traduit en persan et en arménien, mais on ne cite pas de traduction syriaque. Nous aurons à relever d’autre.s faits analogues.
D’après Ebn Kballican, Euclide fut aussi traduit par Hüuein.
ARCimiÈDE.
Le Traité de la Spbère et du Cylindre fut traduit par Isliaq ben Honein et par ïsabet ben Corra. Il existe à la Bibliothèque Bodléienne.
11 en existe un commentaire à Paris, sous le n” 055 bis, du supplément arabe.
Tsabet ben Corra traduisit le traité de la superficie du cercle et les Lemmes.
Ces deux ouvrages existent dans nos collections.
On a publié à Florence, une traduction latine des Lemmes, d’après la traduction de Tsabet, par Abrabam Ecbellensis. Gravius en publia à Londres en 1659 une édition arabe latine. La première édition parut avec les V", VI' et VII' Livres des Coniques d’Apollonius, et nous allons en reparler. Dans cette œuvre Ecliellensis fut aidé par le matliématicien Borelli.
Le Prêtre Joseph fit une traduction du syriaque des Triangles, revue par Sinan ben Tsabet.
Nous pensons que le Traité des Lignes spirales, contenu dans le n” 955 de l’Escurial et donné sous le nom do Soumides doit être restitué à Archimède. Il y a sans doute là une lacune et Soumides qu’il faut lire Choumîdes est la fin du nom d’Archimède.
(1) Casiria rendu le nom de Pappus par Ÿalens. I, 340.
(2) Len» 955 du supplément arabe de Paris contient des commentaires sur les Élémentsi
204 HISTOlliE DE LA MÉDECINS ARABE. — LIVRE DEUXIÈME.
Le U» 955 de Paris, supplément, contient un Traité d’.4r-cliimède sur la construction d’une clepsydre compliquée de figures mobiles et chantantes, traité qui paraît exister aussi au British Muséum dans le n” 1320. Ce n’est autre chose que VOrganum musicum hydraulicum rangé par Fahricius parmi les ouvrages perdus d’Archimède.
Les Arabes connurent d’autres ouvrages d’Archimède.
Le Fihrist en énumère une dizaine parmi lesquels un traité de balistique.
Sinan ben Tsabet, El Kendy, El Batany, Ebn el Heitam, commentèrent Archimède.