‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 90 sur 199 · HIPPOCRATE · texte numérisé non relu

HIPPOCRATE

Les œuvres d’Hippocrate comptaient probablement parmi les ouvrages traduits en syriaque par Sergius de Rasel Aïn. Elles durent nécessairement figurer à l’école de Djondisabour, où l’on enseignait et pratiquait la médecine grecque. Les Syriens qui, tout en travaillant pour les Arabes, songeaient encore à leurs coreligionnaires, n’avaient donc plus guère, au IX® siècle, h s’occuper d’Hippocrate. Voilà pourquoi l’on ne nous mentionne plus alors de traductions d’Hippocrate en syriaque. Si des traductions en syriaque purent alors être mises entre les mains des traducteurs qui ne savaient pas le grec, afin de répondre plus promptement aux vœux des Khalifes, il ne paraît pas cependant qu’il en fut ainsi pour les traductions d’Hippocrate. L’immense majorité de celles qui nous sont connues furent exécutées par des hommes éminents et connaissant le grec, tels que Honein, son élève Issa ben lahya, son neveu Hobéïch et Costa ben Luca? C’est à peine si deux traductions d’ouvrages de peu d’importance nous sont données comme ayant été faites du syriaque par Chahdy et son fils.

Nous lisons dans Ebn Abi Ossaïbiah que les livres d’Hippocrate considérés comme authentiques se montaient à une trentaine, et ceux employés dans l’enseignement à douze, qui sont;

L embryon.

La nature de l’homme.

Les airs les eaux et les lieux.

Les aphorismes. I

Le pronostic.

Les maladies aig-uë.s. !

Les maladies des femmes. i

Les épidémies. ^

Les humeurs.

L’aliment.

L’officine du médecin.

Les fractures, iesiuxations et la réduction.

Il ajoute que beaucoup d’autres lui sont attribués et il donne la liste d’une cinquantaine.

Eni’aison de l’importance d’Hippocrate nous donnerons la liste de ses écrits, en commençant par ceux dont la traduction nous est connue, soit par le témoig'nag'e des historiens, soit par les monuments arrivés jusqu’à nous. D’ailleurs il ressort des citations faites par les Arabes que plusieurs traductions ont été faites qui ne nous sont ni signalées, ni connues.

Aphorismes.

Ils furent traduits par Honein, et plusieurs exemplaires nous sont parvenus. Il en existe un à Paris n» 1040, A. F. ^ Casiri (1. 234) donne aussi comme traducteurs Costa ben Lnca et Issa ben lahya, mais sans citer d’autorités à l’appui de son assertion. A l’égard de Costa ben Luca on peut seulement citer un Ms. de Florence, n“ 260. Wenrich et Wüstenfeld ont adopté l’opinion de Casiri, le premier san.s la contrôler, le deuxième en renvoyant au Ms. de Florence. Wenrich se trompe en donnant aussi comme traducteur Abderrahman ben Ali, qui n’est autre qu’Ebn Abi Sadeq, qui fit simplement des commentaires sur les Aphorismes, dont il existe plusieurs exemplaires à Paris.

Les Arabes n’admettent que VII livres dans les Aphorismes, et encore le septième ne paraîWl pas aussi complet que ceux qui sont entre nos mains. Nous avons consulté une dizaine de Mss. de Paris, avec ou sans commentaires.^ Quelques-uns s’arrêtent à l’aphorisme les individus à chairs molles, coté n° .50 dans l’édition de Vanderlinden, un autre

aux sueurs abondantes, n» 61, un antre, le pins complet, aux fièvres continues et crachats sanguinolents, n” 69.

Les Arabes song-èrent aussi à classer méthodiquement les Aijhori.smes. Il en existe un exemplaire à Paris, u» 998 bi.s (lu .supplément, divisé en XII chapitres.

Il existe aussi des commentaires des Aphorismes par Galien, sur lesquels nous aurons à revenir.

Parmi les nombreux commentateurs arabes des Aphorismes nous ne citerons que ceux qui existent à Paris, sous les noms d’Ebn Abi Sadeq (Abderrahman ben Ali), Ebn Ennefis, EbnelKotf, Ebn Menfah.

Nous aurons du reste à indiquer les autres en parlant de leurs auteurs.

Épidémies.

Nous manquons de renseignements sur la traduction des Épidémies. Ce livre fut évidemment traduit, attendu que nous le trouvons cité par les auteurs arabes, notamment par Razès dans le Continent, par Ebn el Beithar, etc.

Il ne nous est arrivé qu’en compagnie du commentaire de Galien, dont nous parlerons plus tard.

Pronostics.

Ce livre fut traduit par Honein, et il se trouve à Paris, avec le nom du traducteur. Le rédacteur du catalogue a rendu abusivement le titre par ; Introduction à la science.

Issa ben lahya traduisit aussi les Pronostics.

Il en existe à la Bodléienne un commentaire parMohaddeb eddinben Ali, sur lequel nous reviendrons en temps et lieu.

Du régime dans les maladies aiguës.

Il fut traduit par Issa ben lahya. Il en existe un exemplaire donné par Casiri comme traduit par Honein.

Des airs, des eaux et des lieux.

Honein en traduisit deux livres.

De la nature de riiomme.

Honein le traduisit avec le commentaire de Galien.

Des signes de la mort.

Il en existe à Paris, n" 1022, A. F., une traduction par lahya ben Bathriq.

Des ulcères.

Il eu existe une traduction à la B. Bodléienne.

De l’embryon.

Chalidy en fit une traduction d’après le syriaque.

Des symptômes.

Ce livre est cité par Hadji Khalfa, n” 9776.

Des Immeurs.

Issa ben lahya le traduisit avec le commentaire de Galien.^

Le serment. ■

Il fut traduit par Honein, Hobéïcli et Issa ben laliya. |

Traitement des maladies de l’œil. |

Il en existe à la Bodléienne deux exemplaires.

Des plaies de tête.

Il fut traduit avec le commentaire de Galien par Issa ben laliya.

Traité des plaies. ,

Il est mentionné par Hadji Klialfa, n“ 10,019.

Des fractures et de la réduction.

Il est mentionné par Hadji Khalfa, n» 10,422. On sait que d’Herbelot a vu là un traité d’algèbre.

Grand traité des maladies.

Il fut traduit par Honein avec un commentaire de Galien.

Du repos.

Il fut traduit du syriaque par Ebn Chalidy.

Les Septénaires.

Il en existe une traduction avec le commentaire de Galien, par Honein, à la Bibliothèque de Munich. Nous avons pu en prendre une copie, et en donner une à la Bibliothèque nationale. On peut lire dans la traduction de M. Littré une savante dissertation sur cet ouvrage,' controversé.

De l’épilepsie.

La mention faite de ce livre par Ebn Abi Ossaïbiah fait croire qu’il en avait pris connaissance.

De l’extraction des flèches.

D’Herbelot s’est mépris au sujet de ce livre. Le mot flèches est rendu par foussoul, qui veut dire aphorismes, tandis qu’il faut lire noussoul. Hadji Khalfa donne cette dernière lecture et ajoute que noussoul est le pluriel de nasl, qui signifie flèche, cequi a échappé à Wenrich. (H. Khalfa, ’n» 601.)

Derofflciiie du médecin.

La traduction est attribuée à. Honein et à Issa ben labya. De l’œdème ou de la tuméfaction.

Wenrich, et Fluegel dans son édition de Hadji Khalfa, ont rendu le titre sous cette forme que nous ne saurions admettre; De testiculorumliernia. S’agirait-il du traité Deflatibus ? De la superfétation. (1)

Il est cité par Hadji Klialfa, n” 10,039.

De la fièvre cliaude, cité par Hadji Klialfa, n» 10,069,

De l’aliment, cité par Hadji Klialfa, n° 10,346,

De la saignée et des ventouses.

Il est cité par Hadji Khalfa, n” 10,371.

De la naissance à huit mois.

La Bibliothèque de Munich en possède un exemplaire. Nous trouvons encore cités dans le Continent de Razôs les livres de l’ancienne médecine, de l’eau d’orge, du régime et un commentaire du livre des fractures par un auteur que la traduction latine a rendu par Herilius et qu’on pourrait lire Simplicius.

Tels sont les autres ouvrages mentionnés par Ebn Abi Ossaïbiah, dont il n’a pas encore été question :

Des maladies des vierges.

Des régions du corps.

Du cœur.

De la génération de l’homme.

De l’hémorrhagie.

Des glandes.

Lettre au roi Démétrius.

Préceptes.

Loi de la médecine.

Ordonnance de la médecine.

Des chairs.

Du pronostic par l’altération de l’air.

Des prénotions.

De la nature des animaux.

(1) Petis de la Croix a fait une singulière méprise. Il prend le mot Habt pour corde, nerf, et voit là un Traité îles nerfs.

HISTOIRE DE LA. MÉDECINE ARABE. — LIVRE DRDXtÈME. j

Des sigTies des crises. I

Introduction à la médecine. 1

De la naissance à sept moi.s.

Des convulsions ou de la manie.

De la veine axillaire.

De l’urine.

Lettre au roi Antioclius.

De la médecine inspirée.

Lettre à Artaxerxès.

Lettre aux Abdéritains, concitoyens de Démocrite, en réponse à celle qu’ils lui avaient adressée, le priant de venir soig-ner Démocrite.

Des variations des saisons et des correctifs des aliments.

De l’organisation de l’homme.

Des couleurs.

De la luxation.

Des prorrhétiques.

Du serment, traduit du grec par Honein.

Il serait peut-être téméraire d’affirmer que toute cette dernière liste contient des écrits existants encore du temps d Ebn Abi Ossaïbiali. Quant à ceux qui la précèdent, il est incontestable qu’ils furent entre les mains des Arabes, Hadji Khalfa n’ayant mentionné que des ouvrages existants.

DIOSCOEIDES.

Après les noms d’Hippocrate et de Galien, il n’en est pas de plus populaire parmi les Arabes que celui de Dioscorides. Ses cinq livres font, avec les Simples de Galien, la base de leur matière médicale, autour de laquelle ils accumulèrent de nombreuses acquisitions. Il n’est pas exact de dire comme Wenrich d’Ebn Beithar : Totus fere ex Dioscoride pendet. Dans le grand ouvrage d’EbnBeitliar, Dioscorides ne compte guère que pour un quart.

Dioscorides paraît avoir été traduit eu syriaque.

Il le fut en arabe et directement du grec, sous le khalifat de Moutaouakkel, c’est-à-dire au milieu du IX» siècle par

Étienne fils de Basile, et sa traduction fut revue parHoiieiii.

Au siècle suivant, elle le fut de nouveau en Espagne, et ridstoire de cette révision nous a été conservée par Ebn Djoldjol. M. de Sacy en a donné la relation complète dans sou Abdellatif. Nous la reproduirons en l’abrégeant.

Asteplian ou Étienne ne connaissait pas les équivalents de tous les noms grecs mentionnés dans Dioscorides, et l’on ne saurait s’en étonner, quand les critiques modernes ne se sont pas encore aujourd’hui mis d’accord là-dessus.

Il conserva donc la transcription grecque pour les noms inconnus. Quant à ceux qu’il connaissait il fit suivre le mot grec de son équivalent arabe. C’est ce que l’on peut voir dans une copie de cette traduction qui existe à Paris et sur laquelle nous avons publié un mémoire dans le n" de janvier 1807 du Journal asiatique. Les titres des paragraphes se présentent généralement ainsi ; Kinnamoumon et c’est hdarsiny, le cinnamome ; ihbcinous, et c’est le JÎOMndoMr, l’encens; Mail et c’est l’assel, le miel-, Alectourides, et ce sont les deddjddj, les poules; etc. Étienne paraît avoir fait à la suite de sa traduction quelques additions où il aurait noté les synonymies d’abord inconnues ; c’est ce qui résulte de notes marginales de l’exemplaire cité. Parfois il s’est trompé dans ses déterminations ; c’est ainsi que Ebn Beitliâr lui reproche d’avoir pris le Giugidium de Dioscorides pour le fumet'erre.

Étienne espérait que des savants combleraient plus tard les lacunes de sa traduction.

Or, en l’année 948, le Khalife de Cordoue, Nasser Abderrahman reçut des présents de l’empereur de Constantinople Romain, et parmi ces présents se trouvait un exemplaire de Dioscorides enrichi de fig’ures. Mais ce livre était en grec et personne à Cordoue ne savait lire le grec. Sur la demande de Nasser, Romain fit partir un moine du nom de Nicolas, qui arriva à Cordoue eu 951.

Nicolas se mit en relations avec quelques médecins, occupés déjà de la détermination des noms techniques de Dioscorides. Parmi eux se trouvait le savant juif Hasdaï beu Oliaprout, qui jouissait à la cour d’une g-rande considéra-

23S HlSXOIliE DE LA MÉDECINE AUABE. ■ — LIVKE DEUXIÈME.

tion, le même qui reçut Jean de Gorze, envoyé à Cordoue par l’empereur Otlion (1). On en cite cinq autres, qui ne sont pas connus d’ailleurs. Le travail commun de ces hommes aboutit à la reconnaissance des médicaments et à la rectification des termes grecs, dont il ne resta plus qu’une dizaine, dit le narrateur, sur lesquels on consei-vât des doutes.

Le Dioscorides arabe de la Bibliothèque de Paris, qui a séjourné en Espagne, porte la trace de ces travaux de critique. On paraît avoir conservé le texte original, mais les marges du livre sont littéralement couvertes de notes, dont un grand nombre s’appuient sur l’autorité d’Ebn Beîthar. Beaucoup de synonymies sont données, qui manquent dans le texte.

Ces notes ont encore un autre et double intérêt.

D abord elles donnent beaucoup de synonymies qui sont dites appartenir à la langue des étrangers de l’Andalousie, c’est-à-dire à la langue latine. Nous en avons relevé près d’une centaine.^ Parmi ces noms il en est qui ont conservé une physionomie franchement latine ; d’autres sont encore aujourd hui les noms de ces plantes en Espagne, üny trouve même quelques synonymies Berberès, qui accusent le passage des Almoravides et des Almohades en Andalousie.

Un autre mérite de ces notes c’est qu’elle$ accusent des herborisations. Beaucoup de stations de plantes sont mentionnées, telles que Séville, Malaga, Dénia, Grenade, Elvire, Alméria, etc^

La botanique fut donc cultivée tout particulièrement en Espagne, et nous en donnerons tout à l’heure une nouvelle preuve.

Parmi ces notes, de provenance diverse, il en est une série que nous regrettons beaucoup de ne pouvoir rapporter à un nom.

Elles sont précédées de cette indication ; De moi. Seraientelles d’Aboul Abbas dit Ennahaty ou l’herboriste, qui fut compatriote et contemporain d’Ebn Beithar, et qui, s’il ne

(1) Voir sur Hnsday une brocluito de M. Luzzato.

l’ég'ala pas en érudition, le surpassa peut-être dans la ^connaissance pratique des plantes.

En somme cette copie arabe de Dioscorides est un monument unique pour l’étude de la nomenclature botanique cliez les Arabes. Son état de vétusté en réclamerait une nouvelle transcription.

Ebn Djoldjol, qui vit encore le moine Nicolas, écrivit un livre sur l’explication des noms des Simples de Dioscorides. Il en écrivit un autre consacré à l’exposition des médicaments inconnus à Dioscorides.

Un autre médecin célèbre de l’Espagne et qui vivait au onzième siècle, Ebn Guéfit, dont Wenricli n’a pas reconnu l’identité pour n’avoir pas lu jusqu’au bout la série de ses noms, fit un nouveau travail de critique sur la nomenclature botanique tant de Dioscorides que de Galien.

Ebn Beitliar compte parmi ses ouvrages, un commentaire sur Dioscorides.

Abdellatif en composa un abrégé.

Enfin Aboul Abbas ennabaty composa aussi une explication des noms de simples qui se trouvent dans Dioscorides.

Il existe à l’Escurial un exemplaire assez mal exécuté du reste et incomplet de Dioscorides, où les synonymes arabes font défaut dans le tiers environ des cas. En lisant ce manuscrit, on comprend la nécessité du travail de révision dont fut chargé le moine Nicolas,

ftUFÜS D’ÉPilKSSi

ttufus; dit Ebn Abi Ossaïbiali, naquit à Éphèse et fût le premier médecin de son temps. Galien l’a cité, et en faisait grand cas. Le Fihrist n’est pas plus explicite, et le Kitab el bokama, suivi par l’auteur des Dynasties, le fait contemporain de Dlaton. On croit généralement que Rufus vivait au éommencement du second siècle de l’ère chrétienne.

Telle est la liste de ses œuvres donnée par Ebn Abi Ossaïbiah ;

Traité de la mélancolie; un de ses meilleurs écrits.

Traité en quarante livres ou cliapitres.

Des noms des organes. '

De la cause de l’hydrophobie.

De l’ictère et de la bile. '

Des maladies des articulations.

De la diminution des chairs.

Du régime à suivre en l’absence de médecin.

De l’enrouement.

De la médecine d’Hippocrate.

De l’usage du vin.

Du traitement des femmes stériles.

Préceptes sur la conservation de la santé.

fDe l’épilepsie.

De la fièvre quarte.

De la pleurésie et de la pneumonie. j

Traité du régime. '

Du coït. J

Traité de médecine. |

Des opérations des hôpitaux. ;

Du lait. ,

De la distinction? (ferq) ou du hoquet (fouàqj.

Des vierges.

Des marisques.

Du régime en voyage.

De la fétidité de la bouche. \ '

Du vomissement. ]

Des médicaments mortels. 1

Des remèdes à employer dans les affections des reins et de la vessie. :

S’il est utile d’user largement de remèdes dans les repas. Ici nous différonsde Wenrich, dont le texte n’est pas conforme à celui du Ms. de Paris.

Des tumeurs indurées.

De la mémoire. ;

De la suppuration. '

Des blessures.

Du régime des vieillards.

Des préceptes des médecins.

LEî MÉUtClKS.

Des lavements.

De laparturitioii.

De la luxation.

De la suppression des régies.

Des maladies chroniques suivant Hippocrate.

Des classes de médicaments.

Des questions que le médecin doit faire au.x malades.

De l’éducation des enfants.

Du vertige.

De l’urine.

Du vin dit d’une nuit ? C’est sous toute réserve que nous donnons ce titre, que l’on ne trouve pas dans Weurich.

Des fluxions au poumon.

Des affections chroniques du foie.

De la suppression de la respiration.

De l’achat des esclaves.

Du traitement d’un enfant épileptique.

Du régime des femmes enceintes.

De l’indigestion.

De la vue (ou du Pegauum, ainsi que traduit Weurich).

De l’iléus.

De la sueur.

Notre liste donne une dizaine d’écrits dont les titres ne se trouvent pas chez Wenrich.

Si les biographes arabes ne nous fournissent aucun renseignement sur les traductions de Rufus, il n’en est pas moins incontestable que ses ouvrages ont été traduits en arabe. Nous en avons la preuve dans les nombreuses citations que nous rencontrons dans Sérapion, dans Mésué, dans le Continent de Razès et dans les Simples d’Ebn el Beithar.

Le Continent cite une douzaine de livres de Rufus qui se retrouvent la plupart dans notre liste, à part cependant les suivants ;

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