‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 91 sur 199 · Livre des poisons · texte numérisé non relu

Livre des poisons

De l’hypochondrie.

Livre du peuple. Cet écrit pourrait être celui que nous avons vu désigné sous ce titre : A qui n’a pas de médecin présent.

Il est probable que le livre ainsi désigné par Razès ; Du régime à suivre contre l’obésité, n’est autre que celui de la diminution des chairs.

Razès estime que le traité de la colique et des lavements attribué à Galien est bien de Rufus.

Les Arabes se sont beaucoup occupés de Galien. Son importance nous paraît légitimer les détails dans lesquels nous allons entrer.

Les documents les plus explicites sur les traductions de ses écrits se trouvent dans le Filirist. Ils ont été reproduits dans le Kitab el hokama. (1)

Ebn Abi Ossaïbiah s’est plus particulièrement occupé de sa personne et de ses écrits. Il cherche d’abord à établir l’époque où il vécut, s’appuyant sur Obéïd Allah ben Djabril, qui paraît avoir traité cette question.

Nous trouvons ici une dissertation en règle où, entre autres autorités, sont cités les Septante et Eusèbe de Césarée.

On remonte jusqu’à la création et l’on donne un intervalle de 5,180 années entre Adam et Darius. Nous trouvons ensuite la série des empereurs romains depuis César jusqu’à l’époque de Galien, dont la naissance est fixée à la 10® année du règne de Trajan. Nous supposons que l’erreur tient à la confusion des noms, particulièrement de celui d’Antonin. Viennent ensuite des synchronismes entre la naissance de J.-C. et son ascension (qui est donnée juste) et la naissance de Galien. Suivant une tradition qui remonte à Jean le Grammairien, Galien aurait vécu 87 ans. Maçoudy, cité par Ebn Abi Ossaïbiahj mettrait un intervalle d’environ deux cents ans entre Jésu.s-Christ et Galien, ce qui répond à ce

(1) On peut rapprocher la statistique suivante do ce que nous avons dit à propo.s des traductions d’Aristote. Sur t)ü noms de traducteurs, nous voyons figurer Honein 43 fois, Hobeïcli 29, Etienne 8, Ishaq 3, etc., tous sachant pertinemment le grec !

penous lisoiia dans les Prairies d’or (II. 306). Une autro citation de Maçoudy relate que son tombeau se trouve à Farama (Péluse) où il mourut. On lit pareillement dans Ebn Haucal que le tombeau de Galien se trouve à Farama, ce qui rappelle cette autre tradition qui le fait mourir en Palestine.

Nous trouvons dans Ebn Abi Ossaïbiah une citation curieuse de Galien qu’on peut lire aussi dans la notice du Kitab el liokama, reproduite par Casiri (1). Le passag’e serait extrait du commentaire de, Galien sur la République de Platon, et il a trait aux chrétiens. Galien y parle avec admiration de la pureté de leurs mœurs et de leurs vertus.

Nous lisons ensuite qu’au récit qu’on lui fit des miracles opérés par le Messie à Jérusalem, Galien s’enquit s’il restait encore de ses disciples, et que s’étant mis en marche pour s’y rendre, il mourut en route.

Nous donnerons encore une anecdote. Djabril fils de Bakhtichou accompag’iiait Haroun dans son expédition contre les Grecs. S’étant trouvé à deux parasang-es de la patrie de Galien, il demanda au Khalife la permission d’aller la visiter et d’y rester quelque temps afin qu’il pût dire qu’il avaitbu et mang-é dans la patrie de son maître. Haroun le lit accompag'ner par une escorte de mille cavmliers.

De nombreux renseignements sur Galien sont emprunté.s à l’émir Mobacher ben Fateq, dons nous dirons plus loin la passion pour les livres.

Galien fut en vénération parmi les Arabes. Ils l’appellent généralement Véminent Galien.

On trouve dans le Fihrist une liste des principaux ouvrages de Galien avec le nom des traducteurs, liste qui a été reproduite dans le Kitab el hokama et qu’on peut lire dans Casiri (é).

Nous la reproduirons intég’ralement, toutefois en l’annotant, mais sans déranger la série,

Wenrich, qui a procédé autrementj ne s’est pas douté de

ce qu’étaient les seize livres de Galien, que nous connais- 1 sons déjà, et qui figuirent eu tête de la liste, avec cet énoncé :

a Etat des seize livres de Galien que les médecins lisent aux élèves. »

Ebn Abi Ossaïbiab place également les seize livres en tète de sa liste, mais il parle préalablement du catalogue établi par Galien, qu’il dit divisé en deux parties dont la première | comprend les ouvrages relatifs à la médecine, puis il indique le livre de Galien sur l’ordre suivant lequel on doit lire j ses livres. j

Telle est la liste du Filirist, que nous comparerons à celle | du Kitab el bokama donnée par Casiri : '

* <t Des sectes, traduction de Ilonein. »

Casiri s’est trompé en traduisant; Defebriumdiffercntiis. Ce livre existe à Paris, n° 1043, A. F.

Il semblerait que le Ms. fut le commencement d’une collection des seize livres, attendu qu’il en donne quatre et cela ■ dans Tordre que nous allons suivre.

ce Du petit art, traduction de Honein. » (De Tart médical.) Casiri traduit encore à faux ; De constitutione artis medicæ. 1 « Petit livre du pouls, à Teutlira. Traduction de Honein- ! et de Hobeïcli. j> (Du pouls aux commençants ; de l’usage du pouls). I

Cette traduction est attribuée d’autre part à Honein seul, j cv A Glaucon, sur le traitement des maladies, traduction | de Honein. » ;

<c Cinq livres d’anatomie, traduction de Honein. i> Wenricli se demande ce que peuvent être ces cinq livres, i et parmi les ouvrages d’anatomie de Galien il n’en voit pas j qui se divisent en cinq livres. j

Ils sont désignés dans Ebn Abi üssaïbiali et dans un Ms. du Britisli Muséum que nous avons déjà cité précédemment (1). Ce sont les traités des os, des muscles, des nerfs, des veines et des artères.

« Des éléments, traduction de Honein. n

■ « Des tempéraments, traduction de Honein. »

’ ce Des facultés naturelles, idem. »

• t Des causes et des symptômes des maladies, traduction de Hobéïch. »

Le Kitab el hokama donne encore Honein.

■ ce Des maladies des organes souffrants, traduction de Ilobéïcli. »

Le Kitab el liokama dit Honein.

cc Le grand livre du pouls, dont trois parties traduites par Hobéïch et une par Honein. »

* n Des crises, traduction de Honein. »

■ « Des jours critiques, idem. »

’ ce De la conservation de la santé, traduction de Hobéïcli. »

' ce De l’art de guérir, traduction de Honein. »

D’après le Kitab el liokama, Hobéïcli fit cette traduction dont Honein révisa les six premiers livres.

' ce Des fièvres, traduction de Honein. »

Nous lisons ensuite : Livres en dehors des seize livres :

■ « Livre de la grande Anatomie ou des Administrations anatomiques, traduction de Hobéïcli.

On sait que les six derniers livres sur XV n’existent plus qu’en arabe. La Bibliothèque de Paris en a fait prendre une médiocre copie sur l’exemplaire d’Oxford. cr Des dissidences de l’anatomie, traduction de Hobéïcli. » cc De la dissection des animaux morts, idem. » d De la dissection des animaux vivants, idem. » cc De l’anatomie d’Hippocrate, idem.

cc De l’anatomie d’Aristote, traduction de Hobéïcli. » cc De l-’anatomie de la matrice, idem, cc Des mouvements de la poitrine et du poumon, traduction d’Étienne, revue par Honein. »

cc Des maladies de l’àme, traduction d’Étienne revue par Honein.

cc De la voix, traduction de Honein. »

cc De l’usage du pouls, traduction de Ïlobéïcli. »

. IC Des mouvements des muscles, traduction ■ d’Etienne, revue par Honein. »

240 HISTOIRE DE I.A MEDECINE ARABE. — LIVRE DEUXiliME,

De Tusag-e de la respiration, traduction d’Étienne, revue par Honein. »

« Du bon état du corps, par Hobéïcli. >

De Kitab el Iiokama dit Honein.

« Des opinions d’Hippocrate et de Platon, traduction de Hobéïcli. »

« Des mouvements insensibles, traduction de Honein. »

Le Kitab el liokama dit de Hobéïcli.

« Do la pléthore, traduction d’Étienne. ^

* « De Dusage des organes, traduction de Hobéïcli, revue par Honein. » ■

De la meilleure constitution, traduction de Honein. » ] K Du mauvais tempérament, traduction de Honein. »

« Des simples, traduction de Honein. »

<= Des tumeurs, traduction d’ibrahim ben Essalt. »

« Du sperme, traduction de Hobéïcli. »

Le Kitab'el liokama dit de Honein.

« De l’accouchement à sept mois, traduction de Honein. »

« De labile, traduction de Honein. »

Le Kitab el liokama dit d’Étienne.

K De la dyspnée, traduction de Honein. » ^

« Du pronostic, traduction d’Issa ben lahya. ^

« De la .saignée, traduction d’Issa ben lahya et d’Étienne. »

<< Du marasme, traduction de Honein. :» Une lecture vicieuse a fait traduire à Casiri : De Stercore.

«t Sur un enfant épileptique, traduction syriaque et arabe, de Honein. »

Le Kitab el liokama, dit d’Ebn Essalt.

Des propriétés des aliments, traduction de Honein. »

K Du régime atténuant, traduction de Honein. i.

« Du chyme, traduction de Tsabet, de Chemly et de Hobéïch.

« De la médecine d’Aristote, traduction de Honein. »

Nous ne trouvons pas ce livre mentionné dans le Kitab el liokama.

« Du traitement des maladies aiguës, d’Hippocrate, traduction de Honein. »

« Do la composition des médicaments, traduction de Hobéioh. » Voir une note ci-aprôa.

c Des antidotes, traduction d’Issa ben Ali. »

Le Kitab el liokama dit Issa beu lahya. i De la thériaque, traduction d’Iahya ben Bathriq. î> a AThrasybule, traduction de Honein. »

H De l’exercice à la boule, traduction de Hobéïch. »

« Qu’un bon médeciu doit être philosophe, traduction de Honein, j>

a Des vrais livres d’Hippocrate, traduction de Honein. k i De l’examen du médecin, traduction de Honein. j>

I De la meilleure secte, traduction de Tsabet. y> a De la démonstration, en XV livres, dont il reste seulement quelques-uns. »

« De la connaissance de ses défauts, traduction de Thomas revue par Honein. » (1)

« Des mœurs, traduction de Hobéïch.

I De l’utilité que les bons peuvent retirer de leurs ennemis, traduction de Hobéïch. »

a Sur le Timée, traduction de Honein et d’Ishaq. »

« Que les facultés de l’àme suivent le tempérament, traduction de Hobéïch.

1 Introduction à la log-ique, traduction de Hobéïch. i Que le premier moteur n’est pas mu, traduction de Honein. >>

I Des sortes de rai-sonnements, Traduction d’Etienne et d’Isliaq.

« Commentaires d’Aristote, traduction d’Ishaq. »

L’auteur du Kitab el liokama dit aussi qu’il a vu un grand traité de la saignée plus étendu que le traité courant, et qu’il fut traduit par Honein, avec une introduction.

Pour abréger, nous avons cru devoir simplement noter d’une astérisque les traductions qui nous sont restées.

Nous allons poursuivre l’énumération des autres ouvrages de Galien, d’après Ebn Abi Ossaïbiah.

(1) Casiri s’est fourvoyé on traduisant : De Tremoro, palpitatione et spasmo.

Extrait (le.s livres de Marin ,siir l’anatomie.

Extrait des livres de Lycu.s sur l’anatomie.

De.s choses que Lycus ig-norait en anatomie.

Des erreurs de Lycus en anatomie.

Des différences dans les organes similaires.

De l’anatomie des organes de la voix. Honein le considérait comme apocryphe. Les modernes l’admettent, malgré sa rédaction.

De l’anatomie de l’œil, même réflexion de Honein.

Sur les erreurs relatives à la distinction du sang et de l’iirine.

Des propriétés des médicaments laxatifs.'

Des habitudes.

De l’organe de l’odorat.

Des signes des affections de l’œil.

Des eau, ses occasionnelles.

Des tremblements, des Ms.sons et des convulsions.

Des parties de la médecine.

Do l’atrahile.

Des périodes des fièvres.

Du pouls, en réponse à Archigène.

Des opinions d’Aristote sur la thérapeutique.

Des médicaments faciles à trouver.

De la thériaque, deux traités.

Ici commence une série de commentaires sur Hippocrate.

Commentaires sur le serment, les aphorismes, les fractures, les luxations, le pronostic, (1) le régime des maladies aig’uës, (2) les ulcères, les plaies de tête, les épidémies, les humeurs, les prénotions, l’officine du médecin, les airs, les eaux et les lieux, l’aliment, la nature de l’embryon, sur la nature de l'homme, sur le hou médecin qui doit être philophe, sur les livres authentiques ou non d’Hippocrate, sur les termes d’Hippocrate.

Nous trouverons plus loin d’autres commentaires, mais considérés comme apocryphes par Honein.

* (1) Il en existe à Oxford une traduction par Honein.

* (2) Il existe à Paris, traduit par Honein en arabe et en caractères hébreux. F. H. 1203,

ES MÉDECIKS.

Nous ferons quelques observations sur les précédents.

'Le commentaire sur les Apborismes fut traduit par Honein et il en existe un exemplaire à Paris, n“ 985. A. F.

Nous avons déjà dit que la traduction de Costa était problématique.

' Le commentaire sur les épidémies fut en partie traduit en syriaque et en arabe par Aïoub.

Il en existe à Paris une traduction de Honein, n° 1002 du supplément arabe. Nous avons déjà parlé de la note qui le termine, mal comprise parCasiri en ce qui concerne Mohammed ben Moussa, erreur adoptée de confiance par W enrich. Nous continuons l’énumération d’Ebii Abi Ossaïbiah.

On trouve ici un livre de controverse sur les quatre éléments dont nous n’avons pu bien déchiffrer le titre.

Du coma.

De la substance de l’àme.

' De l’expérience médicale, (traduit en latin).

De l’enseignement de la médecine. (1)

Sommaire de l’expérience ?

Des termes de médecine, dont la première partie fut traduite par Hobéïch.

Deladémonstration,en XVlivres, Honeinneput en trouver un original complet. Après les recherches de Gabriel, il en fit lui-même dans l’Irak, la Syrie, la Palestine et l’Egypte, et n’en trouva que la moitié à Damas. Aïoub en traduisit ce qu’il trouva. Une traduction en fut faite par Honein, en syriaque, et une autre par Issa ben lahya, qui fut rendue par Isliaq en arabe. V. p. 247.

Du fondement de l’art.

Commentaire du IPlivrede l’interprétation. V. ci-devant. De ce qu’il faut faire contre la loquacité.

Des chefs de secte.

De la consolation.

Des prescriptions d’Hippocrate.

Du médecin.

(l)Nous ne comprenons pas comment Wenrich a pu rendre le texte, qu’il donne dureste par De plisana.^. 259.

IIISTOIBE DE LA. MIÎDEOINE AEABE. — LIVRE DEUXIÈME.

ni.scours sur la physique.

De la médecine d’après Homère.

Que les attributs sont incorporels.

Si les org-anes du foetus se forment tous simultanément.

Si le fœtus dans la matrice est un animal.

Que l’âme ne meurt pas.

Du lait.

Du dessèchement de la chair (ou de son allégement).

De l’urine,

Réponse aux partisans de la troisième secte.

Des causes des maladies.

De l’ictère.

Des humeurs suivant Praxag-oras.

Du besoin de la saigmée au printemps.

Tels sont les ouvrag-es qu’Ebn Abi Ossaïbiah, d’aprè.s Honein considère comme authentiques. Il donne ensuite la li.ste d’autres écrits attribués à Galien.

Commentaire des maladies des femmes d’Hippocrate.

Commentaire du rég'ime à l’état de santé.

‘ Commentaire des septénaires, traduit par Honein.

M. Littré, dans son édition d’Hippocrate, a fait sur ce livra une long-ue et savante dissertation, à laquelle nous renvoyons. Malgré que Galien, comme le dit M. Littré, l’ait regardé comme faussement attribué à Hippocrate, nous n’en possédons pas moins une traduction arabe du commentaire de Galien sur le livre des septénaires. On. sait qu’il existe une traduction latine tronquée, n“ 7027 du fonds latin.

^ A l’époque où écrivait M. Littré l’existence de la traduction arabe n’était pas encore connue. Cette traduction existe à la bibliothèque de Munich, n" 802, et elle est donnée comme étant de Honein.

Ce Ms. ancien et d’une exécution soignée est un petit in-8“ de soixante-quatre feuilles. Il date de 471 de l’hégire.

M. Daremberg ayant obtenu une extradition de ce livre, nous eu avons pris une copie que nous traduirons quelque jour ,si Dieu nous prête vie.

Le Ms. paraît complet, mais le texte d’Hippocrate n’est pas intégralement rendu dans toutes les citations. Galien y

parle de plusieurs de ses livres, des causes des maladies et des crises, des fonctions des organes, etc.

Le livre des septénaires pose en principe que le nombre sept domine tout. Il le trouve dans l’univers, les planètes, les vents, les saisons, les plantes et les animaux, l’homme, la tête, l’esprit vital, les voyelles et même la terre, dont la tête est représentée par le Péloponèse.

ün ne saisit pas bien les rapports de cette doctrine avec la théorie des fièvres qui termine le livre.

Commentaire du livre de la médecine des pauvres.

De la réduction.

De la mort soudaine.

Des lavements et de la colique, (traduit par Honein).

Du sommeil et de la veille.

' De l’interdiction d’inhumer avant vingt-quatre heures.

De la providence.

Lettre à la reine ? sur les secrets des femmes.

Lettre à ? sur les secrets des hommes.

Des remèdes secrets.

De l’extraction du suc d’herbes.

Des succédanés.

Sur l’action du soleil, de la lune et des astres.

Des coulenrs.

Képonse à ceux qui ont écrit sur les types.

De la nature de la sensation.

Des pilantes. Il s’en fit une traduction latine d’après celle de Honein.

Sur les opinions attribuées à Érasistrate.

Des saveurs.

De l’hydrophobie ou de la rage.

Des causes adhérentes.

Commentaire du livre de Polybe sur le régime à l’état do sauté.

Sur les médicaments détersifs.

En somme, ajoute Ebn Abi Ossaïbiah, il est encore d’autres livres de Galien que l’on ne trouve plus, et qui se trouvent mentionnés dans son livre intitulé lePinax, c’est-à-dire dans son catalogue.

Nous citerons encore quelques autres écrits mentionnés par Wenrich, et dont nous n’avons pas trouvé trace.

Synopsis des dialogues de Platon.

Des époques des maladies.

Des médicaments émétiques.

De l’intellect.

Qu Hippocrate a dépassé tout le inonde sur la connaissance des temps.

Nous devons dire un mot sur deux ouvrages de Galien.

Les Arabes ont réuni, mais en deux parties, les livres de la composition des médicaments suivant les genres et celui de la compo-sition des médicaments suivant les lieux. Ils ont donné au premier le nom de Kata Djanes, et au second celui de Miamir. Ces expressions se sont conservées cliez les arabistes du moyen-àge ; ainsi dans Guy de Ohauliac on lit le Catageni, le Miamir, le Techni de Galien.

M.AGxas d’éphèse, ou d’émesse.

Magnus d’Eplièse était contemporain de Galien qui le cite à propos du pouls. Serait-il le même que Magnus d’Émesse mentionné par le Fibrist et le Kitab el liokama, qui -lui attribuent un livre sur l’urine? Ce livre existe à Paris au fonds hébreu, n° 1202, en arabe et eu caractères hébreux. Magnus est cité plusieurs fois, à propos de l’urine, dans le Continent de Razès.

Le Kitab el hokama cite un autre Magnus, d'Alexandrie, qui aurait vécu au VU® siècle de notre ère.

.ARCHIGÈNE.

On pense qu’il vécut sous le règne de Trajan.

Tous nos historiens parlent de lui, mais sommairement. Ebn Abi Ossaïbiah dit que l’on traduisit eu arabe les ouvrages suivants :

Des maladies de lu matrice.

LIiS IIÉDECIXS.

De la nature de l’iiomme.

De la goutte.

On en trouve d’autres cités dans le continent de Kazès ; Des maladies chroniques.

Du diabète.

Du vomissement et du vomissement par l’hellébore.

De la bile.

De l’atrabile.

Sou nom se trouve altéré sous plusieurs formes, dans le Continent traduit en latin.

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