‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 92 sur 199 · ORIBASE · texte numérisé non relu

ORIBASE

Le Kitab el hokaina admet deux Oribase, l’un qu’il appelle l’accoucheur et l’autre qu’il dit médecin de l’empereur Julien. Nous n’en trouvons qu’un dans leFihrist.

Tels sont les ouvrages qu’ils lui attribuent :

Un livre eu IX parties, adressé à son fils Eustathe, et traduit par Honein. (C’est la synopsis).

Un traité d’anatomie.

Un traité des médicaments usuels, traduit par Etienne fils de Basile.

Un traité en soixante-dix chapitres, traduit en syriaque par Honein et par Issa ben lahya.

C’est la Collection médicale, dont nous ne possédons qu’une partie.

Un livre à Eunape, en quatre parties, traduit par Honein. Les Mss. donnent Eunape comme fils ou père d’Oribase, dont il n’était que l’ami.

Ce dernier écrit n’est mentionné que dans le Fihrist et le Maleky. Wenrich n’en a pas parlé. C’est probablement une répétition du Traité des médicaments usuels ou faciles à se procurer.

Dans la préface du îilaleky. Ali ben Abbas passe en revue les médecins qui l’ont précédé; et pour motiver son travail, signale les lacunes de chacun d’eux. Chemin faisant il arrive il Oribase. Nous citerons ce passage; « tjuantà Oribase, dans

1251 niSXOUlE de la HÉOEClMi aeade. — livre deuxième. son livre adressé à Euiiape et au puWic, il a procédé sommairement, ne disant rien des choses naturelles et passant rapidement sur les causes. Il en est de même dans son livre à son fils Eustathe, en IX parties, où il ne dit presque rien des choses naturelles, c’est-à-dire des éléments, des tempéraments, des organes, des humeurs, de.s forces, des propriétés, des esprits. Dans ces deux écrits il ne dit rien de la chirurgie. Quant à son grand livre en soixante-dix chapitres, je n’en trouve qu’un seul où il soit question de l’anatomie.

îSous ferons quelques réflexions sur ce passag’e, qui ae trouve aussi reproduit dans le Pantechni de Constantin, et que M. Daremberg a mis en regard du Maleki pour établir le plagiat de Constantin. (1)

Disons d’abord que les Arabes donnent à tort Euuapo, comme le fils d’Oribase, dont il fut seulement l’ami.

Le mot Eunapus nous paraît avoir été écrit en arabe de telle sorte qu’on a pu lire Oceanus, et nous pensons que telle peut être l’explication du nom i’Immensus donné par le Pantechni au prétendu fils d’Oribase.

Certains Mss. arabes, ainsi celui de Paris, donnent le livre en soixante-dix chapitres comme dédié à la Reine, et nous trouvons cette particularité dans la traduction latine. M. Daremberg a cherché l’explication de cette dédicace dans ce fait que Suidas mentionne un livre d’Oribase péri hasi- Icias. Nous croyons que l’explication est plus simple et qu’il faut lire Malik, roi ou empereur, au lieu de Malika, reine. Il y aurait donc là simplement une petite erreur de copiste.

On sait que la grande collection d’Oribase, porte entête cette dédicace : Dive Juliane Cœsar, Le Ms, de l’Escurial ne porte pas cette dédicace : le mot Malek ne s’y trouve pas.

Il est encore une autre altération, à propos du livre adressé à Euuape et au public. C’est ce livre que le Pantechni appelle L. de Repuhlica,

Oribase a été mis à contribution par les médecins arabes. Il est fréquemment cité dans le Continent de Razès, dans

(1) Archives des missions scientifique.^, IX» cahier, p, 500;

Sérapion, Mésué, Elin el Beilliar, etc. Dans le Momy d’Ebii el Beitliar nous trouvons cité un autre livre d’Oribase : A qui n’a pas de médecin présent. (1) Ce livre nous paraît être [’Euporiston, des médicaments faciles à trouver.

PIIILAGRIÜS.

Il n’est pas mentionné, dit le Filirist, dans les Annales des médecins d’Isliaq fils de Honein.

Tout ce que nous savons sur l’époque de Pliilag-rius, c’est qu’il est antérieur à Oribase, qui l’a mis à contribution. Aétius nous en a aussi conservé des fragments.

Tels sont les écrits mentionnés par Wenricli :

De l’impetigo, traduit en arabe par Aboul Hassan de Harran.

Des affections des dents et des gencives, traduction du même.

.A qui n’a pas de médecin présent.

De la colique.

Des signes des maladies.

De la goutte.

Des calculs des reins.

De l’hépatite.

De l’ictère.

Du cancer.

De la morsure des chiens enragés.

Le Ms. du Fihrist que nous avons consulté en porte d’autres que Wenrich n’a pas trouvés dans le sien.

De la sérosité citrine.

De l’hystérie.

De la préparation de la thériaque au sel.

On trouve encore d’autres ouvrages cités dans le Continent de Razès, outre ceux dont nous venons de parler, qui sont cités pour la plupart.

Un grand et Un petit compendium, Kounnachi

(1) Supplément arabe, n" 1029, folio 804,

250 HiaroiiiE de la médecine auabe. — livle deuxième. j Le petit compendium porterait aussi le titre de Livre au peuple. I

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