‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 95 sur 199 · Livre des fonctions des organes · texte numérisé non relu

Livre des fonctions des organes

De la thériaque.

De la saignée.

Le Continent de Razès mentionne plusieurs fois le commentaire de Jean sur le livre du pouls de Galien.

THÉOMNESTÜS.

Le n“ 1038, A. F. de la Bibliothèque de Paris contient deux ouvrages de médecine vétérinaire.

Le premier nous est donné comme ayant pour auteur ïhéomnestus et pour traducteur Honein.

Il se compose de 47 feuilles.

C’est moins un traité méthodique qu’une série de recettes données aussi souvent sous le nom d’Absyrte que sous celui de Théomnestus. On trouve encore d’autres noms assez mal écrits que nous n’avons pu mettre en regard d’aucun de ceux qui figurent dans le recueil des vétérinaires grecs. (1)

La patrie de Théomnestus nous est donnée sous une forme incorrecte où l’on pourrait voir Nicopolis.

M. Clément Mullet, qui s’est aussi occupé de ce Ms. dans sa traduction de l’Agriculture d’Ebn el Aouam, n’y voit pas une véritable traduction de l’ouvrage grec, mais plutôt une traduction de morceaux détachés.

La deuxième partie de ce volume, qui contient 123 feuilles, nous est donnée comme une traduction arabe, faite d’aprèsle persan, par Tsabet ben Corra. L’auteur n’est pas nommé.

. (1) Il est un do ces noms que l’on serait tenté de rendre par Agonothcte.

LES ÏIIADUOÏIONS ANONYMES.

2dU

Les Traductions anonymes et les Auteurs cités dans le Continent.

Les citations faites par les Arabes de certains médecins grecs nous autorisent à croire qn’il y eut des traductions dont les historiens de la médecine ont négligé de nous sigmaler les auteurs.

Sans doute il est de ces citations que l’on peut croire de seconde main. Il en est certainement d’empruntées Ü Galien. C’est ainsi que dans un Recueil anonyme de thérapeutique de la Bibliothèque de Paris, n”“ 1024 et 1034, A. F., qui n’est autre que le Tedkirat de Soueidy, nous trouvons pluseurs citations de Cléopâtre, qui viennent évidemment du Traité de la composition des médicaments selon les lieux. On peut en dire autant de celles de Chrysis, de Cratévas, de Diogène, etc., et peut-être même deCriton, qui se trouve cité par un grand nombre d’auteurs.

Cependant il est un passage d’Ebn Abi Ossaïbiah qui nous autorise à croire que quelques-uns de ces auteurs ont été traduits. Après avoir énuméré sommairement les médecins grecs des derniers temps il ajoute: « On rencontre la plupart de leurs livres, et Razès en a inséré beaucoup de passages dans son Haouy ou Continent. »

Ce qui nous autorise à croire que Razès citait parfois de première main, c’est qu’il lui arrive souvent de citer les livres eu même temps que leurs auteurs.

Il y a donc un certain intérêt à relever ces noms, qui bien que de second ordre, n’accusent pas moins l’extension que la médecine grecque avait prise chez les Arabes, même par ses plus modestes représentants.

Ce qui nous engage encore à les passer en revue, c’est que beaucoup de noms ont été tronqués ou même fabriqués de toute pièce par les traducteurs du Haouy, au point de les rendre méconnaissables pour qui n’a pas vu les textes.

On pourrait, jusqu’à un certain point, appliquer cette investigation à Sérapion, mais nous nous bornerons à Razèsj

^’ÜO HISTOniE DE LA. MÉDECINE .ili.VLE. — LIVRE DEL-XlLMi;,

Les Auteurs cités dans le Continent de Razès.

Nous n’avons jusqu’à présent donné place dans notre giilerie qu’aux médecins les plus éminents, dont les traduetiona* nous sont formellement dénoncées par les liistoriens. 11 en est beaucoup d’autres dont les œuvres furent traduites, et dont les noms figurent, comme le dit Ebn Abi üssaïbiali;^ dans le Haouy ou Continent de Razès. La mise en lumière de ces noms a un grand intérêt; elle prouve quelle extension avait prise en Orient la médecine grecque, même par ses plus modestes représentants. D’autres que nous se sont occupés déjà d’en faire le recensement, mais ce travail devait nécessairement être défectueux, opéré sur la traduction latine. 11 faut avoir comparé le texte avec cette traduction pour se faire une idée des transformations que ces noms ont subies en passant à travers lelatin. Si quelque.s-uns pouvaient être suffisammeut reconnus, un grand nombre restaient indéchiffrables. Il fallait donc recourir au texte pour la confirmation des premiers et l’établissement des seconds, et c’est pour cela que nous avons fait le voyage do l’Escurial, où l’on trouve la collection la plus complète des copies du Haouy.

Il serait fastidieux d’étaler tous ces travestissements, qui portent non-seulement sur les médecins grec.- 1 1 :oroi sur les médecins de l’Orient dont les œuvres ont été mises i contribution par Razès, sur les noms des livres et sur les termes tecliniques. Nous devons cependant en dire quelques mots, d’une manière générale, avant de signaler pour chacun des auteurs dont nous aurons à parler ici, les altératious qu’il a subies sous la plume du traducteur, cque ce soit sa làute, que ce soit celle des copistes arabes, ou même des copistes européens, ou enfin des imjirimeurs. Nous pensons en effet que les causes d’erreurs sont multiples, mais la principale, à notre avis, est l’ig-norance et l’étourderie du traducteur. (1)

(1) Il ne faut pas trop s’étonner de ces faits. La collation de plusieurs exemplaires n’était pas possible alors connue aujourd’hui.

AUTKtJR.'i CITÉS DANS LE CONTINENT. ~01

Parlons d’abord des médecins dont il a été question précédemment.

Ün sait que certaiii.s livres de (lalien sont adressés à des personnages. On eu a fait l’auteur du livre, et c’est ainsi que nous lisons, à propos du livre à Glaucon, Dixit Galaricon, etc.

Certains titres des œuvres de Galien ont été de même pris pour des noms d’auteurs. Le livre des médicaments selon les genres est appelé par les Arabes Katadjenes. De ce mot, a.sse7, souvent répété, ou a fait un médecin et même un cliirurpien .• Catagejùshis, ou Cotagenisius chirurgicus. Il en a ('•té de même pour le livre des Chymes et nous lisons; Dixit Caymousia,

Nous tairons les formes innombrables sous lesquelles se produit le nom de Phila^rius, mais nous devons dire que le latin donne bien souvent et indûment Pliilaretus, en place (le Philag-rius.

Polybe se rencontre de même à la place de Paul.

D'un mot mal écrit peut-être, on a fait un auteur et nous rencontrons Platon, dans la traduction latine, là où le texte arabe donne le mot lakin, cependant.

Du mot lladj, ou Aladj, traitement, on a fait le nom d’un médecin.

propos de la Pivoine, en arabe Faounya, Razès dit qn’il a vu son nom (dans un tableau synoptique de synonymes) en regard du mot Glitkusidè. Là-dessus on lit dans la traduction latine ; Pœonia appellatnr in libro Aly Fascary, etc.

Nous allons maintenant donner la liste des médecins cités dans Razès, dont les traductions ne nous sont pas signalées d’autre part.

niOGÈNK.

Il ne saurait être question du cynique, désigné d’ailleurs par les Arabes sous le nom iVEl Kelby, bien qn’il ne soit pas resté étranger à la médecine. Nous pensons qu’il est question de Diogène d’Apollonie, qui fut quelque peu antérieur ii Hippocrate. Il est cité notamment à propos de la jiaralysie.

2(>-3 HisTomE ns la médecine auade. — livre deuxième.

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