IBRAHIM BEN EL MOHDY
L'illustre musicien cultivait aussi la médecine. Le Fihrist mentionne'deux de ses écrits: un traité de la coction et un livre sur la médecine.
A la suite d'Ibrahim, nous trouvons aussi une courte notice
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littéraire sur le Khalife el Mâmoun et nous bous faisons un devoir de la signaler. Il nous est donné comme le Kbalife le plus savant dans la jurisprudence, et nous trouvons de lui trois ouvrag^as ayant trait k la politique et à la religion.
m. — Les Alchimistes.
Gébereut des disciples qui continuèrent & cultiver l'alclii* mie et firent eux-mêmes des élèves.
Nous avons précédemment éclairci lea origines de ralchlmie chez les Arabes* Nous dirons aussi quelques mots de son état pendant le neuvième siècle. Cette période n*a pas mieux été connue que la précédente par ses historiens.
Il y a dans le Fihrist un curieux chapitre sur cette matière, Mohammed ben Ishaq y donne la liste des adeptes depuis les temps les plus reculés, k partir d'Hermès, la nomenclature des principaux écrits qui en traitent, enfin de courtes notices sur les Arabes qui s'y sont distingués-
Dans la liste des adeptes, il y a malheusement beaucoup de noms altérés que nous ne pouvons restituer d'après un seul manuscrit. On peut cependant y reconnaître la plupart des noms qui figurent dans le manuscrit grec de Paris, n" 2250, dont Lenglet-Dufresnoy, puis M. Hcefer ont reproduit le passage. Quelques noms qui manquent se retrouvent plus loin à propos des écrits. La liste du Fihrist est aussi plus longue, presque du double, attendu qu'elle donne les premiers adeptes arabes.
La nomenclature des écrits est plus explicite, et donne parfois quelques renseignements sur les auteurs, lis sont au nombre d*une quarantaine. Nous en citerons quelques-uns :
Deux livres de Dioscorus.
Deux livres de Marie la Ccjite, un i^rand livre, et un autre où il est question de sa réunion avec les philosophes.
Le livre du soufre roup^-
Le livre d'Etienne.
Le livre d'Eugenius.
Le livre de la reine Cléopâtre.
300 HISTOIRE OE LA MÉDECINE ÂIlikBE. — UVRE DEUXIÈME.
Le livre de la reîiie Balkis.
Le livre de Serdjius de lias el Aïn adressé à Kouïri, évèque d'Edesse.
Le livre de ? adressé à l'empereur Adrien.
Le grand et le petit livre d'Orus.
Le livre du philosophe Théodore.
Le livre d'Andria, d'Ephèse, à Nicéphore.
Le livre de Démocrite.
Le livre de Zosime.
Le livre de Germanus, patriarche de Rome.
Le livre de Sergius le moine.
Le livre de Magnus le philosophe.
Le livre de Bathernus.
Le livre de Djamasb. (1)
Trois élèves de Géber sont cités par le Fihrist. Ce sont : El Kharquy, Ebn Aïadh et Ikhmimy, ces deux derniers égyptiens.
Parmi les auteurs cités, il eu est d'une époque postérieure, tels que Razès lui-même, dont nous ne parlerons pas ici.
On rapporte à Ebn Aïadh un livre intitulé Kitab el Afsâh^ que d'autres attribuent à Aboul Abbas Ahmed ben Soleiman .
Otsman ben Souîd fut surnommé El Ikhmimy, du nom de sa patrie Ikhmim, ville d'Eg'ypte. C'était un alchimiste émînent, qui entretenait une correspondance avec Ebn Ouahchiah. Il composa plusieurs ouvrages:
Le livre du soufre rouge.
Le livre de l'exposition.
Le livre des rectifications. Un autre des annotations.
Un livre contre D'houlnoun.
Un livre des instruments des anciens.
Un livre de la dissolution et de la concrétion.
Un livre de la sublimation et de la distillation, etc.
D'houlnoun, dont il vient d'être question, était aussi d'Ikhmim. Il fut disciple de l'Imam Malek, et fut appelé à
(1) A propos do ces livres, l'auteur a soin de nous dire qu'il ne parle que de ceux qu'il a vus, ou sur lesquels il a reçu des renseignements sûrs.
Bagdad par le Khalife Moutaouakkel. C'était un homme pieux, pratiquant la médeolnê et ralchlmie. Oa le coniidère comme le chef des Soufis. Il laissa des écrits sur ralchimie dont il existe encore des exemplaires dans noa bibliothèques.
Abou Karan était un alchimiste ayant foi dans son art, dit le Fihrist, et considéré par les adeptes. Il commenta le Traité de la miséricorde de Géber, et composa plusieur» ouvrages, entre autres un traité du pouls>
Etienne le moinei de Moasoul, écrivit plusieurs ouTragos de chimie qui ne parurent qu'après sa mort.
Aboubekr Ali ben Mohammed el Alaouy, du Khorassan, voyagea pour se mettre à Tabri de la persécution > Il écrivit plusieurs li%T^s sur ralchimie.
Mohammed ben lézid surnommé Dinoê écrivit un livre sur la préparation des teintures et de Tencre.
Passons sur Aboul Abbas Ahmed beu Soleiman^ Ishaq ben Nasir, Aboti Djafar Mohammed ben AU, et flnieâona par Aboul Hassen Ahmed el HachallL Ce dernier était un ami de Tauteur du Flhrist II avait fol dans son artf dit Mobam^ med ben Ishaq^ mais je ne m'en suis pas aperçu* oar je l'ai toujours vu pauvre et malpropre.