‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 101 sur 168 · Naturalistes · texte numérisé non relu

Naturalistes

Abou Bekr Ahmed ben Ali ben Kis, dit Ebn Ouahchyah^ fut aussi Tun des coryphées de la science hermétique. M. Quatremère ne s*en est pas douté, car il cite comme une curiosité un traité de mag^ie nabathéenne traduit pat EbnOuabchîah^ et mentionné parHadji Khalfa.

Le célèbre chaldéen cultiva tout ce qui touche au mer* veilleux^ les secrets, les charmes» Tastrologie, la prestldigl^ tation, de même que l'alchimie. Nous nous abstiendrons de citer tous les livres que lui attribue le Fihrifît, et qui se montent à une vingtaine.

Nous en citerons seutlement quôlques^ns d*un ardre plut élevé:

Du culte des idoles cheE les ChaldéeUB^

:>08 iiisroiRi!: de la médecine arabe. — livre deuxième.

De la vie et de la mort et du traitement des maladies, par Raoutha ben Samouthan le clialdéen, traduit par Ebu Ouahchiah.

Traité des poisons, qui est aussi une traduction.

Traité des médicaments, suivant les Nabathéens.

Traité des sacrifices.

Ce qui recommande Ebn Ouahchiali, c'est la traduction du célèbre traité d* Agriculture nabathéenne.

L'Agriculture Nabathéenne.

Tout n'est pas encore dit sur l'Agriculture nabathéenne, après les travaux de savants orientalistes français et étrangers, en tète desquels il faut placer M. Quatremère. Malheu reusement les Manuscrits sont rares, ce qui en rend l'étude difiBcile, et cependant une étude sérieuse et complète de ce curieux monument serait du plus grand intérêt, non seulement pour l'agriculture et les sciences naturelles, mais encore pour la philologie, l'ethnographie et l'histoire. L'exhumation des caractères cunéiformes lui donnerait encore un intérêt de plus.

Jusqu'à présent nous n'avons pu consulter que les manuscrits de Paris. Il n'en existe à proprement parler que deux, les autres n'étant que des imitations. Nous y reviendrons.

Le premier, n« 882, supplément arabe, nous est donné comme un abrégé et ne contient qu'une centaine de pages. Tout ce que nous en dirons, c'est qu'il est aussi une imitation plutôt qu'un abrégé.

Le n" 913, ancien fonds, est le texte même de l'Agriculture nabathéenne, mais il ne comprend que deux livres sur neuf, le deuxième et le troisième : encore a-t-il une lacune d'une cinquantaine de pages. 11 contient trois cents feuilles.

Ebn Ouahchiah n'eut pas le temps de mettre la dernière main à son œuvre. C'est ce qui résulte surtout de ce qu'on lit à la feuille 285, verso. Par disposition testamentaire, il chargea de sa mise au net Abou Thaleb Ahmed ben el Hossein ben Ali ben Ahmed ben Mohammed ben Abd el Malek Ezzeyùt, à qui sa veuve remit le manuscrit dans un

L*ÀGRT0ULTORE NAQATBêËNNE, t^^

certain désordre* Il y avait notamment des blancs, ainsi à Tarticle de la vig-ne vingt pagres restaient en blanc. L'éditeur se demande si Torig^inal était tel, ou si le traductenr recula devant l'article consacré au vin, car il pasàait pour être affilié à la aecie des Soufis,

La langue dans laquelle était écrit le traité d'Agriculture est dite tantôt nabathéenne, tantôt chaldéenne ; mais on fait observer que les Nabatbéens occupaient le territoire de Babylone avant les Chaldéens.

Koutsami est Tauteur du livre; mais la composition primitive est comme noyée dans une foule de suppléments empruntés à divers auteurs subséquents, ou introdnita pur le traducteur lui-même, Ebn Ouahcbiab, qui prend souvent la parole en son propre nom. Il y a un article sur le Rh. Ribes, que l'éditeur croit avoir été surajouté.

Les auteurs qui ont le plus ajouté à TœmTe primitive de Koutsami sont Sagrit et lamboiichad. Celui-ci, le dernier venu, était antérieur k Abraham.

On invoque aussi le témoignage d'Adam, de Setb et d'Hénoch,

On eite même comme antérieur à Adam, et comme ayant écrit sur l'agriculture Douaïabi, le Prince des sages^ qui aurait adressé son livre au syrien Merdai^ad.

Viennent ensuite Thamiry le cbananéen, Machy ennahry qui écrivit un livre adressé k Thamiry, Machy le syrien, Kamach ennahry, Rouahthale médecin*

Les Nabatbéens nous sont donnés comme versés plus que tous les autres peuples dans la connaissance des plante^^. Il est un fait qui semblerait infirmer rantiquité do l'Agriculture nabathéenne, c'est que les qualités élémentaires des plantes sont données, même dans les livres attribués à Adam, au point de vue de la chaleur, du froid, de Thumidité et de la sécheresse* Mais ne peut-on pas admettre que la théorie des éléments précéda la science des Grecs, qui, du reste, vinrent de bonne heure en Orient puiser une partie de leur science* Nous avons vu d'ailleurs les Indiens en possession de la théorie des éléments.

L'agricultUFe était aussi en honneur, et dans le !!• livre

310 HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE DLUXIÏilME.

nous rencontrons une éloquente invective contre les fainéants de toutes les religions, qui, méprisant le monde, se retirent dans la solitude. Dieu, est-il dit, veut que la terre soit cultivée et qu'elle favorise ainsi la propagation de l'espèce humaine. Négliger l'agriculture, c'est ouvrir la porte au mal et h la corruption. Le corps a besoin d'aliments et d'habitation, et la meilleure occupation de l'esprit est la recherche de ces choses. Pour cela le laboureur fatigue et sue, tandis que ces imposteurs viennent lui demander l'aumône. Les Nabathéens nous sont donnés comme usant volontiers d'un langage énigmatique et figuré.

Telles sont les matières traitées dans les deux seuls livres que contient le Manuscrit de Paris.

Dans le IP livre, il est question des phénomènes et des variations atmosphériques, de l'influence de la lune et des astres, des saisons, du climat, des qualités diverses de la terre et des engrais.

A propos des mois, il est dit qu'ils tirent leurs noms d'anciens personnages éminents et vertueux, qui vivaient dans les premiers temps. Ainsi le mois de Tamouz (juillet) n'est autre que celui d'un sage qui n'était ni Chaldéen, ni Ghana» néen, ni Irakien, ni Djeramka, mais appartenait à la race qui, la première, occupa le sol. Les deux Tisrin prirent ce nom de deux frères éminents dans les sciences.

Nous lisons au commencement du IIP livre qu'Ebn Ouahchiah le composait en l'année 291 de l'hégire, qui répond en majeure partie à l'année 904 de l'ère chrétienne. Ce livre est consacré aux plantes potagères, à la vigno et à quelques arbres et arbustes.

Un curieux passage nous donne la synonymie d'un certain nombre d'expressions techniques nabathéennes. On en cite même de particulières à des fractions nabathéennes, tels que les Djeramka. Meyer, dans son histoire de la botanique, a recueilli ^ne liste déjà longue de ces termes nabathéens, puisés surtout dans Ebn BeithaT- mais il faudrait consulter plusieurs manuscrits pour en établir définitivenient la lecture.

Telles sont les principales plantes mentionnées :

L*A<imiCUtTDEE NABÂTHéEMNE. 311

Le girofle, Testragrou, la cîtronelle, le Rh. Ribe^, les marom, la coriandre, le pourpier, Tépinard, rarrochç, la blette, les rumex, la eofète» le taraxacum, le fénu-grec, le fumeterre, le chou, le fenouil, raaethi la luzerne, le chouâeur, Taubergine, les courges, le coaeombre, le melon, le porrean, etc.

Beaucoup d'autres plantes sont mentionnées aussi, mais sous des noms uabathéena. Comme leur détermination nous entrataerait à des détails déplacés Ici, nous remettons ce travail à notre traduction d'Ebn Beithar, où nous avons déjà traité plusieurs de ces questions.

Nous allons relever ftur quelquea-uns do ces végétaiu ce qui nous a semblé le mériter.

A propos du girofle^ Ebn Ouahcbiali dit qu*on remploie pour tuerie ver des dents, et il fait cette réflexion qu'à aon âge, 60 ans, il n'a jamais vu de ver dans les dents, et qu'en réalité il n'y a que des humeurs putrides.

Il dit la citronelle importée de Tlndeà Babylone.

Au dire dlambouchad, Tépinardue serait autre chose que Varroche cultivée.

Le chou compte plusieurs espèces. Le médecin Houalitha signale dans sou usage plusieurs inconvénients,

Le chou-fleur est cultivé pour sa tète.

La luzerne est cultivée *comme fourrage, particulièrement par les gens de Nivive. A propos de Nivive nous ^jouterons quenous avons rencontré deux autres citationa de cette ville, ainsi à propos de Tépinard. Cette citation a été relevée par M* de Candolle dans sa Géographie botanique, et elle a été pour M. Quatremère une des preuves de rantlquité de TAgriculture nabathéenne.

L'aubergine est dite d^origine persane.

Un article d'une douzaine de pages est consacré au meloBt Battikh. Tous les auteurs d'agriculture en ont parlé. Sa culture exige de grands soins. II est beaucoup d'espèces qui diffèrent pour le volume, la forme, la couleur, l'état de la surface et la douceur plus ou moins prononcée.

Après les plantes alimentaires vient la vigne qui n'occupe pas moins de cent quarante feuilleii. Outre les autres auto*^

312 BISTOir.E DE LA. MÉDECINE ARABE. — LIVRE DEUXIÊIUE.

rites que nous avons déjà citées, on voit paraître en plus Sardana le chananéen et Siahy le djeramka.

Une large place est occupée par la vigne dite thériaque. Tous les auteurs en ont parlé, depuis l'antique Douïaby, qui lui reconnaissait plus de cent vertus, jusqu'à Adam, Sagrit, lamboucliad et les autres. Cette vigne est caractérisée par des dimensions restreintes dans son ensemble et dans ses parties, qui lui avaient fait donner le nom de Djada^ crépue ou rabougrie, et par des graines petites, arrondies, d'un rouge clair, d'une saveur douce amère, ramassées en un point de la grappe.

Nous chercherons maintenant à compléter l'histoire de l'Agriculture nabathéenne par les ouvrages qui l'ont imitée ou qui l'ont mise à contribution.

Le manuscrit 882 nous paraît plutôt une imitation libre qu'un abrégé. L'ordre n'est pas le môme de tout point. Après des généralités de culture, il est question des arbres puis des plantes alimentaires et autres. Nous relèverons ses conseils hygiéniques relatifs aux personnes, à l'eau et aux habitations. Ces derniers semblent une réminiscence d'Hippocrate. Du reste la seule autorité citée est celle de Démocrite. Chaque localité, dit l'auteur, doit avoir un médecin, un vétérinaire, des bains, etc., et, à défaut de médecin, un homme expérimenté. Nous ajouterons que la plupart des recommandations des plantes ont trait à la médecine.

Le manuscrit 883 contient 84 feuilles. L'ordre suivi n'est pas non plus celui d'Ebn Ouahchiah, mais ici il est assez fréquemment cité. Le compilateur est un certain Taibogha. La citation d'Ebn Beithar prouve qu'il est postérieur au XIII* siècle.

Le manuscrit 884 est supérieur aux précédents. Le nom de l'auteur n'est pas très lisible, mais les citations d'Ebn Beithar et d'Abdellatif reportent la composition du livre au moins au XIII* siècle. C'est donc encore ici une compilation : inais la forme a une certaine originalité. Tel est le plan de l'ouvrage. Il se divise en neuf parties: I. Description des plantes; II. Des terres et des engrais ; III. Des grains ; IV. Des légumes; V. Des végétaux dont le fruita une écorce; VI. De

l'agriculture nabatbéenne. 313

ceux qui ont un noyau ; VIL De ceux qui n'ont ni écorce ni noyau; YIII. Des plantes odorantes; IX. Des arbres et manne et à gomme.

Tous les auteurs qui ont écrit sur Tagriculture et la botanique sont mis à contribution et, au premier rang, Ebn Ouahchiah. Il est un livre cité qui soulève quelques obserservations. Il porte le nom d'Agriculture égyptienne. Jusqu'alors nous avions cru que le titre d'Agriculture copte était une altération d'Agriculture nabatbéenne, altération qu'explique l'écriture arabe, mais ici il n'y a pas de doute. On ne lit pas Agriculture copte, mais égyptienne, fellaha mesrya. Serait-ce une erreur de l'auteur? Nous inclinons à le croire, attendu que nous ne connaissons pas d'autre part d'agriculture égyptienne. Nous trouvons une Agriculture romaine, fellaha roumya^ sous le nom d'Ebn Bassal l'Andalou. Un autre auteur espagnol est quelquefois cité : Aboul Kheir.

Nous trouvons cité un livre des secrets d'Ebn Ouahchiah. Ce traité d'Agriculture est d'une bonne rédaction et bien rempli. Nous en citerons quelques traits. Il en est, dit l'auteur, qui accordent aux plantes le sentiment, le mouvement et le sommeil. Ailleurs il leur accorde les sexes et il cite pour preuve le palmier. Le palmier, dit-il, a les passions de l'homme, il a des soucis, du chagrin, de l'amour: on voit la femelle se tourner du côté du mâle, et s'il est absent, dépérir et ne pas donner de fruit.

Il est encore un ouvrage qui peut servir à compléter nos renseignements sur l'Agriculture nabatbéenne, en tant que représentée par les deux livres du manuscrit de Paris, c'est le traité d'Agriculture de l'espagnol Ebn el Aouam, récemment traduit par M. Cl. MuUet, et déjà publié en texte et en traduction espagnole par Banqueri. L'Agriculture nabatbéenne y est citée environ trois cents fois, et ces citations portent tant sur le titre du livre que sur les auteurs qui en font le fonds. C'est à la publication de Banqueri que l'on a dû d'abord de comprendre toute l'importance de l'Agriculture nabatbéenne.

De graves questions se sont élevées à propos de ce livre

814 EISTOmE DE LK MÉDECINS ARàBB, — LIVRE DEUXIÈME.

et l'on s'est particulièrement demandé quelle pouvait en être la date. Telle est la conclusion des recherches auxquelles 8*eft livré M. Quatremère : « On peut donc, si je ne me trompai regarder comme très vraisemblable que ce livre fut écrit dans l'espace de temps qui s'écoula entre l'époque od Bélésis affranchit la Babylonie du joug des Mèdes et la prise de Babylone par Gyrus. Peut-être, dans ce laps de temps, pourrait-on s'arrêter au règne de Nabuchodonosor II du nom. »

Cette haute antiquité a été niée d'une part, et reculée de l'autre.

Telles sont les principales raisons de M. Quatremère. Un monument tel que l'Agriculture nabathéenne implique une civilisation puissante et autonome. Le fait qu'il n'y est pas question ni du christianisme ni de certaines grandes cités dont la fondation nous est connue, le rejette nécessairement au-delà de Vère chrétienne. Il y voit même un certain cachet officiel.

Sans adopter la date précise donnée pa^r M. Quatremère, nous croyons avec lui à la haute antiquité de l'Agriculture nabathéenne. Les traditions historiques sont unanimes sur les Ghaldéens. De très bonne heure de grands empires furent fondés dans la Ghaldée, et les sciences y furent cultivées. Que les traditions consignées dans l'Agriculture nabathéenne ne puissent pas être admises intégralement et sans contrôlei nous l'admettons, mais nous croyons que, derrière elles, est un fonds de vérité, et nous ne pouvons rejeter parmi les fables tant de personnages et tant de travaux mentionnés. Nous ne pensons pas que le livre, dans la forme où il nous est arrivé, remonte à la date de M. Quatremère, Nous pen-« sons plutôt qu'il est le développement d'ouvrages antérieurs.

Quoi qu'il en soit, l'importance de l'Agriculture nabathéenne est hors de doute, et nous appelons de tous nos vœux une étude complète et sérieuse, une traduction même, car ce n'est qu'en traduisant un ouvrage qu'on arrive h bien le posséder, tant en lui-même que dans ses tenants et aboutissants. Un tel travail rendrait les plus grands services à rhistoire, à la philologie, à l'ethnographie, à la géographie et aux sciences naturelles. Le peu que nous en connaissons

nous a déjà permis de relever quelques opîuious émiseâ par M. de Candolle, dans sa Géo^rapliie botanique.

Le n* 1093 de la bibliothèque de Paris, ancien fonds arabe, contient un abrégé de T Agriculture nabH.tliéeune, qui n'a pas été recounupar le catalogue.

EDDJAUIDIÏ,

Abou Otsmau Amr ben Bahr ben Mabboub el Kinany Elleitliy el Basry, fut surnommé Eddjakidh^ k cause de la saillie de ses yeux. Comme rindiqtie un de ses Burnomst il naquit à Bassora.

Djahidh était d*una laideur repoussante, à ce point qu'une femme le fit un jour, à son insu, poser pour la portrait du diable, et que le Khalife Moutaouakkel qui, sur sa réputation, voulait en faire le précepteur de son fils, le renvoya avec uu cadeau de dix mille dinars, aussitôt qu'il Teût vu,

Djahidh mourut à Bassora en Tannée 255 de Thégire, 8Ô8 de Tère chrétienne» à Tâge de quatre-vingt-seize ans.

Il écrivit plusieurs ouvrages, entre autres un sur le^ sectes musulmanes, et fut lui-même chef de secte. Mais le seul qui nous Intéresse ici est son livre sur les Animaux qui a fourni quelques citations à Ebu Beithar* S'il faut en croire Hadji Khaifa, cet ouvrage ne doit pas avoir d'originalité, Djahidh étant plutôt un littérateur qu'un naturaliste.

n composa aussi un traité sur le Ctarum, qui n*est pas cité par Wiistenfeld, et auquel Ebn Beithar a emprunté un passage, 11 est encore cité à propos de Tours, du loup et du tigre.

Le n* 807 de TEscurial contient uu abrégé du livre des animaux de Djahidh» C*est un ouvrage îixrci de citations, de poésies et d'anecdotes, ou Thistoire naturelle tient peu de place, A Tarticle chien, des faits de bestialité, par trop complaif^amment racontés, ne présentent pas Tauteur sous un jour bien sérieux.

316 H18T01RR DB LK MÉDEOINB ARAB£. — UVAB DBUXI&MR.

V. — Des Soienoes physiques et mathématiqaes ohas les Arabes au IX* Siècle.

Bien que ces sciences ne soient pas comprises dans le cadre que nous nous sommes imposé, nous n*en croyons pas moins k propos de les passer sommairement en revue.

Ayant fait l'inventaire général des traductions du grec en arabe, il convient d'exposer comment les semences diverses recueillies par les Arabes depuis la Grèce jusqu'à l'Inde ont fructifié chez eux, avec une merveilleuse précocité. D'ailleurs sur ce terrain nous rencontrons un certain nombre de médecins. Et puis c'est le moment opportun nonseulement de compléter l'histoire du siècle d'El Mftmoun, ce siècle si grand et si peu connu^ mais encore de montrer l'enthousiasme et l'aptitude des Arabes pour toutes les branches des sciences humaines, aptitude que l'ignorance leur a contestée.

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