‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 105 sur 168 · MATHÉMATIQUES · texte numérisé non relu

MATHÉMATIQUES

Ici nous laisserons la parole à deux spécialités, MM. Sedillot et Chasles.

« On a longtemps prétendu, dit le premier, que les Arabes n'avaient fait que copier les Grecs. On ne peut plus maintenant soutenir une semblable thèse sans être taxé d'ignorance et d'erreur. Les Arabes introduisirent les tangentes dans les calculs, et substituèrent aux méthodes anciennes des solutions plus éinxples en proposant trois ou quatre théorèmes qui sont le fondement de notre trigonométrie moderne. »

« Montucla, dit M. Ghasles, pensait que les Arabes avaient eu l'idée heureuse d'appliquer l'algèbre à la géométrie. Gette conjecture est devenue un fait certain par la publication de l'ouvrage de Mohammed ben Moussa {en 1836, par Rosen) et par celle d'un fragment d'algèbre, où les équations du troisième degré sont résolues géométriquement. La trigonométrie est une des parties des mathématiques que les Arabes cultivèrent avec le plus de soin, k cause de ses applications à l'astronomie. Les premiers progrès datent d'El Bategni.

Les Arabes attachèrent une grande importance à la construction des cadrans. Dès le IX* siècle, des géomètres célèbres s'en occupaient. G'est et cet art que se rapportaient sans doute deux ouvrages d' Alkindi, intitulés : De horolog. scia-

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thericorum descriptione et De horolog. horisontali prœstantiore, et les deux suivants de Thébit ben Corah : De horometria seu horis diumis ac noctumis, et de figura linearum quas gnomometrum {Styli apicis umbra) percurrit. Ce dernier titre semble annoncer que Thébit se servait de la considération des sections coniques dans la construction des cadrans. »

On a souvent agité deux questions : Tune de savoir à qui des Grecs ou des Indiens les Arabes sont le plus redevables de leurs connaissances en algèbre, la seconde de savoir quelle part leur revient et à quelle époque se fit la transmission du système de numération qui porte leur nom. Il nous suffit d'indiquer ces questions pour rappeler les titres scientifiques des Arabes. Outre les savants dont nous avons invoqué les témoignages, on peut aussi consulter entre autres, les travaux récemment publiés par M. Yoepke, dans le Journal asiatique.

Parmi les ouvrages d'El Kendy, nous en trouvons une dizaine sur la science des nombres.

Sarakhsy écrivit aussi sur l'arithmétique et sur Talgèbre.

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