‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 104 sur 168 · ASTRONOMIE · texte numérisé non relu

ASTRONOMIE

Parmi les savants qui la cultivèrent avec sUccè» nous citerons en première ligne deux hommes éminents qui nous sont déjà connus,» El Kendy et Tsabet ben Corra, le premier arabe de race princière, et le second.d'origine et de religion sabienne.

El Kendy est un de ces génies encyclopédiques dont nous avons vu de nos jours un spécimen dans M. de Humboldt.

El Kendy nous étonne par la précocité, la hauteur et l'étendue de ses connaissances : on peut dire de lui qu'il est le neuvième siècle fait homme. Ayant donné précédemment et h peu près complètement la longue liste de ses ouvrages,

(1) Nous en comptons trois sur lesquelles dut opérer £1 Kendy, auquel nous ne pouvons encore définitivement accorder la connaissauce du ^rec.

noua y renverrons pour tout ce qui se rapporte aux matliématiques etiiTastronomie.

N*ayant donné qu*nne liste restreinte des écrita de Tsabet ben Corra, nous allons produire ici la plupart de ceux qui ont trait aux sciences dont nous nous occupons actuellement.

Introduction à T Al majesté- Cet ouvrag^û fut traduit en latin sousle titre : De ils quasindig-ent expositîone antequani legatur Almag'estum* Il fut connu de Bacon.

De la division de la terre.

De la sphère. De la sphère en mouvenient,

Des sphères, de leurs nombres et de leurs mouvements.

De Tannée solaire*

De rimmohilité du Zodiaque.

Du triang^le rectangle.

Des figures sécantes. Du cône et du cylindre.

Des figures d'Euclide et de TAlmageste.

Résolution de problèmes mathématiques, etc.

Au IX* siècle appartient encore un médecin qui cultiva l*astronomie, et dont Tépoque a été indûment rapportée au XIIIS par M, Sédillot. Nous voulons parler d*Abou HaniHi Eddinoury, qui nous est déjà connu comme botaniste* Il écrivit un traité des Constellations, Anoua^ et a ce propos nous citerons un passage d*Abderrahman E^soufy : « J'ai trouvé sur les Anoua beaucoup de livres dont le meilleur est celui d'Abou Hanifa Eddinoui*y* Me trouvante Dinaouer en 355 (946 de J»-*C.) je logeai dans la chambre qu'avait habitée Abou Hanifa, et plusieurs personnes respectables me dirent que pendant nombre d'années il avait obsenré It's étoiles au-dessus de cette chambre. » (Notices et Extraits, tome XII, Canasin).

Déjà môme sur la fin du VIII' siècle, nous voyous les Arabes écrire sur Tastronomie.

Machallû, dit M. Sédillot, écrivit un traité sur l'astrolabe et Tarmilie.

El Fezzari, dit Tauteur du Fihrist, fut le premier, dans Vhlam^ qui construisit un astrolabe.

Au IX* siècle appartiennent plusieurs astronomes, qui ont

320 HtSTOlRB DB LA MtoBCINE ARABB. — LIVRB DBUXIAMB.

écrit des ouvrages, dont la plupart ont eu l'honneur d*une traduction latine.

Ce sont El Batany, vulgairement Albatenius ; Âlfargan ; Âlbumasar, élève d'El Kendy ; Mohammed ben Moussa el Khouarezmy, qui lut le bibliothécaire d'El Mftmoun ; les fils de Moussa ben Ghaker, etc.

Enfin ce fut vers.le milieu du IX* siècle qu'un degnS du méridien fat mesuré dans la plaine de Sennaar par Send ben Âli, Khaled ben Âbd el Malek, Âli ben Issa et AU ben el Bahtary.

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