‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 131 sur 168 · AMRAN BEN ABI AHR · texte numérisé non relu

AMRAN BEN ABI AHR

C'était un médecin intelligent, qui fut attaché à rémir Âbderrahman. Il a écrit un compendium.

MOHAMMED BEN FATEH BEN THEMLOUN.

Il nous est donné comme le médecin le plus renommé de son temps.

Ebn Djoldjol relate une cure qu'il fit sur le fils du vizir Abdallah ben Bedr, affecté d'un ulcère.

lOUNES EL HARRANT.

lounes vint de l'Orient s'établir en Espagne sous le règne de Mohammed ben' Abderrahman. Il était habile médecin et se fit une réputation à Cordoue. On nous a conservé sur son compte une curieuse anecdote. Il avait apporté un remède secret, un électuaire contre les coliques, et il ne le délivrait qu'au prix de cinquante dinars. Il fit fortune avec son remède. Cependant cinq médecins, parmi lesquels Hamed et Djouad, se concertèrent et se cotisèrent pour l'acheter. Chacun d'eux en emporta un fragment et le soumit à l'analyse. Ayant mis par écrit ce qu'ils en pensaient, ils vinrent chez lounes lui faire part de leurs conjectures et lui dirent : Si nous avons rencontré juste, ton remède est connu ; sinon en qualité de

XSPAGMB,

médecins nous te prions de livrer ton secret* lounes avoua qu'il ne leur manquait que de connaître les doses et il leur donna la formule de ce remède, qui fut depuis vulg-aîre eu Espagne, sous le nom de Marias el Kebir. Ebn Ouafed (Eben Guefith) paraît en avoir fait le sujet d'un traité.

AHMED ET OMAR, FILS DE lOUNES,

Sous le règne de Nasser, en Tannée 330 (042 de notre ère), ils 8*en furent dans TOrient» où ils restèrent dix années.

Ils étudièrent à Bagdad sous Tsabet ben Sinan ben Tsabet les livres de Galien, et Voculistique sous Ebn Ouasaif. Ils ne rentrèrent en Espagne qu'en 351 et se fixèrent à Zahra où ils furent attachés au service de Mostancer billab, qui les préférait à tous autres. A la mort de son frère, Ahmed resta au service de Mostancer qui le tenait en grande considération. C'était nn homme affable et d'un esprit solide. Il connaissait parfaitement les médicaments simples et composés.

EbnDjoldjol rapporte qu'il y avait chez lui douze garçons occupés Èi la préparation des médicaments. Il avait obtenu d*en délivrer gratuitement aux pauvres. Il employait sa science, dit son biographe, à consoler ses amis, ses voisinii et les pauvres. Il laissa à Gordoue la réputation d'un habile oculiste, C*est peut-être lui qui apprît k Abnlcasis que» dans l'Irak, on pratiquait Topération de la cataracte avec une aiguille creuse.

isHAQ, nrr le père du vjzir.

C'était un médecin chrétien, expérimenté et bienfaisant. Il vivait sous l'émir Abdallah.

lAHTA BEN ISHAQ.

Il vivait sous l'émir Abderrahman Ennacer Lîdinillah, (U

(l)Ebn el Khatib (dans Caaîri) le rapporte an premier Abder^ ruhmat], et le faiï auteur d'un traité de médeciue intitulé ibnimt la Soie.

qui avait eu lui la plus grande confiance, le tenait en grande considération, en fit un vizir et lui confia pendant quelque temps le gouvernement do la ville de 1

lahya quitta là religion de son père et se fit musulman. C'était un médecin intelligent et savant, et un habile chirurgien. Il composa un traité de médecine en cinq volumes, d'après la doctrine des Grecs, dit Ebn Abi Ossaïbiah, ce qui prouve que les traductions avaient pénétré dans TOccident.

Ebn Djqjidjol rapporte un fait de sa pratique. Un homme de la campagne vint un jour le réclamer à grands cris s'écriant qu'il allait mourir de douleur, Le vizir lui demanda ce qu'il avait. J'ai la verge enflammée et gonflée, dit le malade, et je n'en puis dormir. Le vizir lui fit chercher une pierre lisse, lui fit placer l'organe malade par dessus, et appuyant avec la main il en fit sortir du pus et au milieu de ce pus un grain d'orge. Tu es un homme dépravé, dit-il au campagnard : tu as abusé de ta monture, et tu as rencontré un grain d'orge qui t'est resté dans la verge et que voilà. Vas-t'en, tu es guéri. Le campaguard avoua le fait, L*anecdote se trouve aussi dans le Kitab el hokama.

C'est bien à tort que Reiske (Mon. med.) a voulu trouver dans ce fait un cas de syphilis.

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