ALI BEN ISSA OU ISSA BEN ALI
Nous savons déjà que ce nom soulève des controverses; Pour les uns, il ne représente qu'un seul médecin, et pour nous il en représente deux.
L*IBA.K. 499
La première opinion peut s'appuyer sur Djemal eddin el KofthjTj Hadji Kbalfa et Assemani*
La seconde sur Ebn Abi Ossaïbîah, et même implicitement âur Mohammed ben Ishaq, Tauteur du Fihrist,
Djeraal eddin mentionne un seul Issa ben Ali, qu'il fait disciple de Honein et auteur du Tedkirat el Kakhâlin, ou Mémorial des Oculistes.
L*Ali bea Issa d'Assemaiii, qu'il dît auteur du Tedkirat, est évidemment le même*
Quant à Hadji Khalfa, il ne mentionne non plus qu'un Ali ben lâsa, Fauteur du Tedkirat,
Ebn Abi Ossaïbiah eu mentionne deux, le premier auchapitre VIII, traitant des médecins qui fleurirent au commencement de la dynastie Abbasside» et le second au chapitre X, parmi les médecins de llrak. Il donne le premier comme Tun des meilleurs disciples de Hoûeîn, et comme l'auteur des deux ouvrages : Des avantages que Ton peut retirer des organes des animaux ; des Poisons.
Quant au second^ voici ce qu'il en dit : « Ali ben Issa, dit aussi Issa ben Ali, oculiste consommé, composa un livre intitulé Tedkirat el Kahhâlin.UvTB célèbre, indispensable à tout oculiste et universellement admis k Texclusion de tout autre. Toutefois la partie pratique de Touvrage vaut mieux que la partie théorique. Il mourut après Tannée 400 de l'hégire. »
Ceci nous reporte après Tannée lOlû de notre ère, c'eat-àdire un liècle et demi après Honein, d*où il suit que notre oculiste ue peut être son élève.
Mohommed ben Ishaq dit Issa ben Ali disciple de Honein, mais il ne lui attribue qu'un écrit, celui-là même dont parle Ebn Abi Ossaïbiah : De Tavantage qu*ou peut retirer des animaux. Cet Issa n'est donc pas roculiste. Du reste, Mohammed ben Ishaq n'a pu parler de rauteur du Tedkirat, le Fihrist s*arrètant à Tannée ÎJT7 de l'hégire, 987 de notre ère.
Outre le témoignage d'Ebn Abi Ossaïbiah, ce qui nous porte encore à ne pas admettre le premier AU ben Issa comme Tauteur du Mémorial des ocuH tes, c'est que Honein^
500 UiSrOlUE DB LA U&DECniB AIULBE. — UVBB QUATBI&ilB.
soD maître, avait déjà composé deux ouvrages sur Toculifitique, et nous avons de la peine à croire que son disciple ait traité de nouveau la matière.
Nous avons cherché dans les écrits des médecins arabes des mentions qui puissent nous apporter quelque lumière, mais nous n*avons rien trouvé de concluant.
Dans rintroduction placée en tète du Mémorial des ocu^ listes, Âli ben Issa nous dit qu*il s'est approprié tout ce qu'il a trouvé de mieux dans les écrits de Galien et de Honein. Il semblerait qu'un disciple de* Honein ne se serait pas borné à une mention aussi sèche de son maître, cité purement et simplement à la suite de Galien, qui a reçu la qualification la plus honorable.
Reiske admet comme nous la dualité des personnages connus sous le nom d'Ali ben Issa, dans ses Opuscula medica ex monumentis Arabum. Au chapitre VIII, n* 30, licite (7esusj Issa filius Ali, car ces deux noms se trouventsouvent intervertis. C'est évidemment ici le disciple de Honein, dont le nom se lit un peu plus haut. Au chapitre X, consacré aux médecins de l'Irak, n*43, on lit, au lieu d'une simple mention: c Alius filius Isal Kahhalij cujus opus de morbis oculorum, quod autor noster summopere laudat et valde commendat chirurgicis tanquameo carere nequeant, eleganter scriptum possideo. » Cette annotation marque d'autant mieux la manière de voir de Reiske qu'elle est unique dans cette longue et sèche nomenclature.
La reproduction des deux Ali ben Issa ou Issa ben Ali se retrouve également dans la liste de NicoU.
Wtistenfeld n'a reconnu qu'un seul Ali ben Issa, le faisant disciple de Honein et l'auteur du Tedkirat el Kàhhâlin ou Mémorial des oculistes ; mais il a commis une méprise. 11 renvoie précisément à cette notice du chapitre X d'Ebn Abi Ossaïbiah, qu'il n'aura pas lue sans doute, car il y est dit qu'Ali ben Issa mourut après l'année 400 de l'hégire, ce qui ne saurait convenir à un disciple de Honein.
Ne pourrait-on pas encore objecter à l'opinion qui fait de l'auteur du Mémorial un disciple de Honein, que Honein et Hobeïch ayant écrit déjà sur les maladies des yeux, il n'est
pa3 probable qu'un disciple ait fuît un nouveau traitù aur le même sujet.
Quoi qull en soit, les nombreux médecins arabea qui ont écrit plus tard sur roculistique ont toujour!> tenu le Mémorial en g^rande considération, et l'ont toujours cité k côté de celui de Honein*
Mais il est un livre où Ton trouverait certainement une mention du Mémorial et do son auteur, s'il était contemporain dft Honeîn, c'est le continent de Razès. Or il n'en est rien, et cVst pour nous une preuve que le Mémorial et son auteur n'appartiennent pas au IX" siècle.
Nous nous en tenons donc au second Ali ben Issa d'Ebn Abi Ossaïbiah, et nous pensons qu'il a prolongé sa carrière jusqu'au commencement du XI* siècle ,
On lit dans Assemanî qu'Ali ben Issa, qui aurait aussi porté les noms de David Aboul Hossein, aurait quitté la secte nestorienne pour embrasser la communion errecque.
Le Tedkirat se divise en trois parties, La première est consacrée â la description de l'œil, la seconde aux maladies qui sont appréciables aux sens et la troisième aux maladies qui ne sont pas appréciables aux sens, telles que la myopie, rbéméralopie, etc.
L'auteur nous annonce dans son introduction qu'il s*est appuyé surtout sur Galien et sur Honein. On rencontre, en effet, le premier assez souvent cité soit pour des questions de doctrine soit pour des formules (1)*
On rencontre aussi le nom de Paul d'Égiue et celui de Criton.
Dans le Ms, de Paris on trouve une note d'encre différente relative à raiguille k cataracte creuse, dont on donne même la figure, mais ceci est une interpolation.
Le Mémorial des oculistes fut traduit de bonne heure, on ne sait par qui, et publié sous ce titre : De cognitionc infir'* -mitai um ocutorum et curatione eorum. Ou l'a souvent imprimé avec les œuvres d*Abulcasis et de Guy de Chauliac-
(1) On peut observer, k propos de la cataracte, qulssa réfttte par ^^H
trop vivemyut Uoîiuin pour croire quH était son disciplot 1
Guy de Chauliac emprunte beaucoup à Jeau hali. Nous citerons un passage du chapitre de la cataracte : c Si cette humidité s'assemble entre la cornée et l'uvée, comme le prouve Jésus ou entre ralbuginée et le crystallin, comme signifie Galien au X* de l'usage (des parties) il ne me chaut d'en déterminer à présent (traduction de Joubert). »
Sans exagérer la valeur du Mémorial d'Issa ben Âli, valeur inférieure à celle de plusieurs écrits arabes du même genre, mais supérieure en tout cas à la monographie vulgairement connue sous le nom de Canamusali, on peut s'étonner que Sprengel n'en ait pas parlé dans son histoire de la médecine.
En 1845, Hille publiait à Dresde un échantillon du Tedkirat sous le titre Alii ben Issa monitorium oculariortim spécimen, annonçant une prochaine édition du texte arabe, qui n'a point paru.
Après une assez longue introduction , où il trace une esquisse historique de l'ophtalmologie, il donne la traduction du premier livre, puis la liste des chapitres des deuxième et troisième, le tout comprenant soixante-quatre pages.
Hille se range de l'avis de Wttstenfeld, et considère Ali ben Issa comme le disciple de Honein. Il emprunte également à Wilstenfeld tous les éléments de son esquisse de l'oculistique chez les Arabes, esquisse qui n'a par conséquent rien de neuf, mais qui renferme quelques erreurs et bien des lacunes, que nous signalerons en passant et par occasion. Hille prétend à tort que les Arabes sont redevables aux Romains. Il confond Alexandrie avec le Caire (p. 32), Djaber ou Géber avec Djafar (34), fait d'Issa ben Ali un traducteur (37), admet d'après Léon l'Africain le voyage de Razèd en Occident, etc.
Quant aux lacunes, il n'a pas reconnu, pas plus du reste que Wttstenfeld, Omar ben Ali el Mously dans Canamusali, et il a méconnu de nombreux ouvrages d'oculistique écrits par les Arabes. Il eu existe cependant dans nos Bibliothèques ; ainsi celui d'Ebn Ouafed ou Ebn Guefith à l'Escurial; le Nour el ouîoun de Salah eddin ben lousef, la Netidja d'Elquis=iy, le Kafy d'Ebn Abil Mahassen, qui existent tous
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les trois à Psris. Noua connaîssona encore une monograpliîe de Tèiabet beu Corra> fréquemment citée par les oculistes postérieurs et d*autrea ouvragées encore, les Arabes ayant cultivé roculistique plus particulièrement que toute autre partie de la médecine. Pour être complet, Hille aurait dû signaler ce fait, entrevu déjà par Abulcasis» de l'opération de la cataracte avec une aiguille creuse et par succion, et la pratique de cette opération par extraction* M. Sichel a rendu compte de la publication de Hille dans le Journal asiatique d*août 1847. Il a comparé avec le texte arabe de Paris celui de Dresde dont on obtint rextraditîon, et il a trouvé que les deux copies proviennent d'un même orig-inal, mais ayant chacun des variantes ou des géloses qui les complètent réciproquement» Gomme spécimen il a donné le chapitre 7 du livre II relatif à Tadhérence des paupières.
La lettre sur roculistique, citée par Wiistenfeld comme existant à Florence, ne paraît pas autre que le Tedkirat
On attribue encore a Ali une liste des mots syriaques introduits dans Tarabe et un traité du Planisphère, mais nous donnons ces renseignements sous toute réserve. Le Tedkirat existe dans plusieurs bibliothèques.
Il y a une vingtaine d'années, en Algérie, nous avions cru le rencontrer à la suite d*un corapendium du Marocain Ben Azzouz, mais après une collation plus attentive nous avons reconnu que notre Ms., tout en prenant pour base le plus souvent le Tedkirat, différait par d'autres emprunts, notamment à Paul d^Égine, et ne suivait pas constamment et pas à pas le Tedkirat,
ÎSSA BEN AU EL àSDY.
Sous le n° 898 de rEscurial est inscrit un magnifique în-
folio d'environ cinq cents pages» traitant de la chasse par les oiseaux. L'ouvrage est divisé en deux parties. La première traite des oiseaux chasseurs, de leur histoire naturelle, de leur éducation et de leur emploi, avec une incroyable richesse de détails : le tout entremêlé d'anecdotes et de poésiea.
Q04 IIISTOIUK DE LA MÉOECINR ARABB. — LIVRE QUATRIÈME.
On rencontre là des oiseaux auxquels on n'accorde pas habituellement Taptitude à chasser. La deuxième partie traite de Talimentation, de Thygiène et de la médecine des animaux, ainsi que de l'emploi de leurs organes. Dans cette partie le chien tient une large place.
Gasiri désigne aussi Fauteur: Issa ben Âli Hassan el Asdy, de Grenade, et le fait vivre au septième siècle de l'hégire.
D'autre part nous trouvons inscrit sous le n* 1367 du Musée britannique un ouvrage traitant absolument de la même matière, dont le manuscrit est toutefois incomplet. Le catalogue porte d'abord cette observation que l'auteur adû vivre au cinquième siècle par la raison qu'il mentionne Kirouach. prince de Mossoul.
On rappelle ensuite le Manuscrit de l'Escurial et son auteur, puis on affirme l'identité des deux ouvrages. Un manuscrit turc procédant évidemment du n* 1367 dit formellemeiït que l'auteur est Issa ben Ali ben Hassan el Asdy.
En conséquence nous adoptons cette dernière version d'autant plus que nous avons plus d'une fois surpris Casiri rattachant indûment à l'Espagne des auteurs étrangers.
Le catalogue du Musée britannique mentionne, parmi les auteurs cités, Errathriq, qui l'est aussi, dans le n"* 987 du supplément de Paris.
MÉSUÉ LE JEUNE.
Les historiensauxquels nous avons habituellement recours n'en parlent pas. Nous ne le connaissons que par Léon l'Africain et par les écrits qui nous sont restés sous son nom.
Au dire de Léon, C. XZ, de Mesuach Christiano, c'était un chrétien jacobite né à Mardin. Il fit à Bagdad des études de philosophie et de médecine dont Avicenne était la base. C'est à tort qu'on Ta donné comme disciple d'xVvicenne, Léon se borne h dire que le professeur, suivant l'usage, lisait les écrits d' Avicenne à ses élèves.
Il se rendit plus tard en Egypte, où il devint un des familiers du Khalife FatmideEl Hakem, et s'acquit des richesses non moins que des honneurs. Il mourut en l'année 406 de
rhég^ire, 1015 de notre ère» à Tâg^o d'environ 90 ans. On a voulu reporter la date de sa mort à Tannée 1018, sous prétexte que ces annéea étant aolaires, il avait en réalité vécu 03 années lunaires. Nous ne voyons pas la nécessité de cette restitution, Léon n'étant affirmatif que pour cette date. Nous verrons plus tard que les écrits de Mésaé lui aeaignent on effet une place vers cette époque,
Léon se borne h dire que Mésué écrivit sur la préparation des médicaments composés. Telle est bien la nature des écrits qui nous sont parvenus sous le nom de Mésué, mais leulement en traduction latine. L'auteur est ainsi désigrné : Joannes filtuB Mesue filii Hameck filii Heli filii Abdela régis JkLmasch ce que Ton peut rendre par Jean fils de Mésué ou de Masouihflls d'Ahmed (1} fils d*Ali fils d'Abdallah,
On ne saurait prendre à la lettre ces expressions régie Ikimasci relevées par Assemani, qui fait observer gravement qu'après l'occupation de Damas par les Arabes, la flouveraineté ne revînt pas aux chrétiens. Dans ce passage assez confus, Assemani vajusqu'à compter quatre Mésué» tandis qu'il n'en existe réeliemeut que deux.
En l'absence d'un texte original, on peut hasarder des conjectures, que légitime le pen de correction des traductions latines. On peut admettre qu*il y avait, dans Toriginal, hakim ou cheikh. Nous trouvons d'autre part, dans la traduction de Mésué, Sabour, bien connu pour son Formulaire, qualifié de Rew Tnedùrum,
Ce qui nous resta des œuvres de Mésué forme un ensemble qui se divise en quatre parties,
La première traite des correctifs des médicaments. De conmlatione medicinarumet correcHonc operationum earum dem,
La deuxième traite des médicaments simples purgatifs. Elle se divise eu deux sections, médicaments qui présentent des inconvénients et médicaments qui n'en ont pas. Les deux sectioDîs comprennent eu tout 54 médicaments,
(1) Dans les noms propres tels que celui d*Ebncddjeïzâr,la traduction latine rend toujours Ahmed par Uaîiiech.
506 mSTOiai M hk MÉDSCIHB AMABM.^ UYAS QUATIÛlftlUB.
La troisiôme partie est un formulaire des médicaments composés, grahadin. Nous croyons inutile d'en donner la nomenclature. Mésué emprunte ses formules aux anciens et aux modernes et en donne aussi de son crû.
Dans la quatrième, de egritudinibus^ il traite des médicaments propres à chaque maladie en particulier.
Cette partie ne fut pas achevée. Les maladies commencent par la tête et s'arrâtent au cœur. Dans les éditions de Mésué on trouve une continuation par Pierre d'Abano.
Nous savons que Mésué TAncien composa pareillement un traité sur la correction des médicaments purgatifs.
n n'y a là qu'une coïncidence mais non pas une identité. Nous en avons la preuve en ce que nous lisons dans Mésué le Jeune le nom d'Ebn Eddjeszftret bien certainement celui d'Avicenne sous la forme Ali aenis, sans parler de JETamecA, qui peut représenter Razès. Il est une autre citation, que nous considérons comme altérée, et sur laquelle nous aurons à revenir. On peut s'étonner que, parmi les noms de ses devanciers, Mésué ne mâle jamais celui de son homonyme. Le Traité de l'Ancien est donné comme existant en hébreu, au fonds hébreu de Paris. Quelques analogies observées d'à* près le catalogue, nous ont laissé du doute, de môme que cette désignation de Jean de Damas qui convient plutôt à Mésué le Jeune qu'à l'Ancien. D'autre part, certaines dissemblances nous ont fait suspendre notre jugement jusqu'à ce que nous puissions prendre connaissance des Manuscrits hébreux et les comparer à la traduction latine de Mésué.
On lit dans les annotations d'AIpagus insérées à la suite du Canon ; Et ego vidi librum arabiçum fllii Meaue anti" quioris, sed librum filii Mesue postenoris nullibi in arabico reperire potui.
Mésué le Jeune aurait'^il repris en sous-œuvre le travail de l'Ancien ?
La quatrième partie n'est guère qu'un mémorial de thérapeutique. Après une courte définition on ne trouve guère en fait de pathologie que ce qui est strictement nécessaire pour comprendre l'indication des divers médicaments.
On a discuté l'époque de Mésué. Les derniers auteurs cités
LIEAK.
le ramènent à la date donnée par Léon, Nous avons déjà dit qu'on trouvait une citation Buspecte* Il B'agit de celle d'Avenzoan Noua pensons qu'il faut lire Ebn Zezar, Ebn Djezzar. Si Ton admettait Avenzoar on ne comprendrait pas comment Mésué, après avoir cité tous les g'rands médecins qui ont précédé Avicenne, n'aurait cité aucun des médecins compris dans Tespace d'uo siècle et demi qui sépare Avicenne d*Avenzoar,
Avicenne est le plus récentdes auteurs cités, ce qui concorde avec Léon TAfricain.
Mésué cite aussi les Grecs* A ce propos nous relèverons quelques citations qui prouvent qu'il était crédule ou mal infortné*
Il parle d'une poudre composée par Aristote pour Alexandre dans laquelle il entre des myrobolans, du girofle, du camphre et du sucre tabarzed^ ou crystallisé.
Il cite une formule de Galien dans laquelle il entre du séné-
Très souvent il emprunte à Démocrite,
Eu somme Toeuvre de Mésué n'est qu'une œuvre médiocre.
On ne peut s'expliquer sa vogue, car elle n'en eut qu'à titre de formulaire. (1)
Nous ignorons quand et par qui fut faite la traduction latine. Certaines transcriptions nous sembleraient indiquer qu'elle a pu procéder de rhébreu. Ainsi la fréquence d*Eben Zezar au lieu d'Eben Gesar, Sapor rex medorum, qui ne uou semble guère pouvoir procéder de l'arabe, etc.
(1) Mûaué fut imprimé de bonac heure, On en compte plus de trente éditions complètes ou partielles .