III.- SYRIE
Tout ce que Ton peut dire de la Syrie pendant cette période, c*est qu'elle préluda modestement^ au rôle brillant qu'elle devait jouer dans les siècles suivants et surtout dans le treizième siècle, en dépit des événements ou des révolu*tions dont elle fut le théâtre.
EL BIROUDY.
Âboul Faradj ben Djordjis ben Youhanna ben Sahl ben Ibrahim, chrétien jacobite, dit El Biroudy, du lieu de sa naissance, n*était d*abord qu'un simple cultivateur des environs de Damas.
Un jour qu'il allait h la ville, vendre une charge de chih (Armoise judaïque) dont on se servait pour allumer les fours, il rencontra un médecin pratiquant des scarifications à un homme atteint d'épistaxis, précisément auprès de l'endroit d'où s'écoulait le sang*. Il s'arrêta et dit au médecin: Pour arrêter le sang*, ou saigne chez nous dans un autre endroit que celui où il coule.
La saignée ne se fait que pour détourner le cours du sang. Ton malade en a déjà trop perdu. Le médecin trouva l'avis bon, s'y conforma et l'hémorragie s'arrêta. Frappé du bon sens d'El Biroudy, il lui proposa d'étudier la médecine. El Biroudy l'écouta et pour cela vint se fixer à Damas. Plus tard il s'informa d'un bon maître, et on lui indiqua Aboulfaradj ben Taïeb. El Biroudy se rendit en conséquence à