‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 148 sur 168 · LA SYRIE · texte numérisé non relu

LA SYRIE

Bagdad, où il suivit les leçons d'Âboulfaradj et devint un médecin habile. En même temps il s'occupait de philosophie. Enfin il retourna à Damas où il se fixa et mourut probablement dans le milieu du XI* siècle.

El Biroudy entretenait une correspondance avec Ali ben Rodhouan et quelques autres médecins de l'Egypte.

C'est ainsi que les traditions médicales allaient reprendre leurs cours à Damas, après une longue interruption.

DHAFER BEN DJABER ESSOKRY.

Né à Mossoul, Dhafer vint à Bagdad où il suivit les leçons d*Âboulfaradj ben Thaïeb, s'occupant aussi de philosophie et pratiquant le bien. Il vint ensuite à Âlep, qu'il habita jusqu'à la fin de sa carrière. En 1089, il vivait encore. Là il enseigna la médecine et forma des élèves. Au XIIP siècle, Ebn Âbi Ossaïbiah retrouvait encore des traces de son école. Dhafer écrivit un livre sur cette thèse: que la mort arrive chez l'animal parce que les aliments cessent d'être assimilés.

ABOUL FAHDL MOUHOUB BEN DHAFER.

C'était le fils du précédent. Il habitait Alep où il avait la réputation d'un bon médecin. Il écrivit un extrait des questions de Honein.

DJABER BEN MOUHOUB.

Fils du précédent, il se montra digne de lui et pratiqua la médecine à Alep.

MOBAREK EL HALEBY.

Mobarek ben Sara Aboul Klieir Etthabib el Haleby, médecin chrétien, se trouvait en résidence à Alep, quand Ebn Botlan y passa, et depuis lors s'établit entre eux une cor-<

respondanc6. Il était encore à Alep lors de Tarrivée des Turcs. Un jour qu'il se trouvait chez leur chef Rodhouan, celui-ci, pris de vin, lui proposa de se faire musulman, ce que Mobarek ayant refusé, Rodhouan le frappa d'une épée qu'il tenait h la main. Dès lors Mobarek cessa ses visites et se réfugia à Antioche, puis à Tyr, où il mourut vers 490 de l'hégire, 1096 de l'ère chrétienne.

Page 1