BAGDAD
Bagdad ne tarda pas k posdéder un bôpitaL Dès le commencement du IX* Biècle, concurremment au travail deâ Traductions, nous voyons Jean Ûls de Mésué chargé d*un hôpital à Bagdad où il enseignait la médecine. C*e6t l^ qu'il compta parmi ses élèves le célèbre traducteur Honein beu Ishaq, dont il avait d'abord désespéré de pouvoir faire un médecin.
C'est au X* siècle que les hôpitaux se multiplièrent dans la grande cité. L'historien de la médecine nous a conservé de curieux détails sur leur fondation.
Nous lisons dans la vie d'Âbou Sai'd Otsman de Damas, le traducteur, qu'en Tannée 302 de Thégire (914 de no^e ère)^ le vizir Ali ben lasa fondait à Bagdad un hôpital qu'il dotait de ses biens, et qu*il en confia la direction à Otsman qui fut en même temps chargé d'inspecter les autres hôpitaux delft ville» ainsi que ceux de Médlne et de la Mekke.
Nous avons sur ce viiir de plus amples renseignements, consignés dans la vie de Sinan, le fils du célèbre Tsabet ben Corra, qui paraît avoir remplacé quelques années après la date précitée, Abou Saïd Otsman, et ces renseignements sont tirés de la biographie de Sinan* écrite par ton fils. Ces renseignements nous ont paru si intéressants que nous les reproduironB in extenso dans leur forme originelle,
« Le vizir Ali ben lasa était chargé de la survaillance générale des hôpitaux, alors que le service en avait été confié k mon père par ordre du Khalife Moctadef t Une année les malades se multiplièrent et le vizir écrivit & mon père : J'ai pensé b la situation des troupes et vu leur nombre et la na^ tare de leurs habitations* il m*a semblé que les malades devaient manquer du néceseaire. Le personnel des médecins doit aussi être Insnffisant* Il faut que des médecins leur soient attachés spécialement^ qu'ils les visitent chaque jour^ qu'ils les soignent, qu'ils visitent tous les corpi de troupes et qu'ils leur distribuent des aliments et des médicaments
— UfBM <HJATB1È1II.
OB jamenjtàiODB. Vint une nouvelle
. diait^Uqiieles campagnesavaient
el pas de médedna pour les
r a^ec des provisions demédi-
; les loealit6s le temps néce»-
Kt dans nne antre. Mon père
Cependant les médecins qu'il
at à Smna dont la population était
ITaatie part on lui écrivait des
étaient très-nombreux et
i» 3Ealff d Malek les Juife, qui étaient en
[ des soins. Mon père transmit ces
i œ q[n^ ftUait fidre. Ne connaissant
dm vidr, il lui rappelait que les règle-
des secours aux Zimmis
, Le visir répondit: J*ai compris
^ éoil el «m avis est le mien.
et même les animaux : les mu-
i jUkmL pads les ammis. Ce qui reste après le trai-
i doit être dépensé pour les autres ma-
cakaàles eoUègues: Qu*ils se rendent dans les
\ les localités envahies par Tépidé-
; fM laséeuilé des routes le permettra. >
des lU^tanx reposaient sur un immeuble I de Moutaouakkel, mais une partie des it aux Béai Hacbem. L'administrateur Al<« Saàr, ftivorisait les Béni Hacbem au détriment des ^(^tULX. Monpèie en informa le vizir Ali ben Issa et lui apprit que les malades manquaient de charbon, d'approvittonnonents et de vêtements. Une lettre sévère fut adressée à radministrateur Abou Sahr et il lui fût eigoint de'donner strictement aux hôpitaux la part qui leur revenait.
c En Tannée 306 mon père ouvrait l'hôpital ditEsseida fondé sans doute par une princesse Abbasside) pour lequel on dépensait chaque mois 600 dinars. La même année mon père engageait le Khalife à fonder un hôpital qui porterait aon nom, et Moctader y affecta un revenu de 200 dinars par mois* >
IKSTITUTIOKS MÉDIOALES CHEZ LES ARABES. 501
Siuan est le même dont nous aurons à parler plus tard à propos de la police médicale.
Ilazës était alors à Bagdad, où il fut quelque temps chargé d'un service d'hôpital.
On en a fait le médecin en chef d'un autre établissement dont nous allons raconter la fondation, mais c'est une erreur, attendu que Razès n'existait plus h l'époque de cette fondation.
En l'année 077 de notre ère, Adhad Eddoula le Bouïde, vainqueur à Tacrit, entrait dans Bagdad, oii il régna de fait à l'instar de nos maires du palais sous les rois fainéants.
Adhad Eddoula fit revivre un instant les beaux jours des premiers Abbassides. Ami des sciences et des arts, il protégea ceux qui les cultivaient, et marqua son court passage au pouvoir par de nombreuses et utiles créations, parmi lesquelles nous n'avons et signaler que l'hôpital qui, de son nom, fut appelé El Adhedy.
Tel fut l'accueil fait h cette fondation que des réjouissances publiques furent instituées pour en célébrer l'anniversaire.
Avant de construire l'édifice on voulut reconnaître l'endroit le plus salubre de Bagdad.
Suivant la tradition erronée dont nous avons parlé, Razès en aurait été chargé et aurait employé le moyen suivant. Il aurait suspendu des morceaux de viande en divers endroits de la ville et aurait signalé comme le plus salubre celui où la putréfaction se serait faite le plus lentement.
L'hôpital construit, on y attacha un personnel de vingtquatre médecins dont les noms nous ont été en partie conservés. Parmi les plus connus nous citerons Nedhif le prêtre grec, qui traduisait de sa langue en arabe ; Ibrahim ben Bakous, aussi traducteur ; Aboul Hassen ben Kechkeraya ; Abou Iakoub el Ahouazy ; Djabril ben Obéïd Allah, de la famille des Bakhtichou de Djondisabour ; Aboul Hassan Tsabet ben Sinan, petit-fils de Tsabet ben Corra ; Abou Mansour Saïd ben Bêcher, etc. Ce dernier est particulièrement connu par la révolution qu'il introduisit dans la thérapeutique et dans son hôpital, à savoir la substitution des
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IteK le cooraiit du Xh siècle nous n*avons recueilli les IMK fM de dMx BMedu ayant été attachés à lliôpital El AdlMd(T« Op«idaata est diffldle de croire que ces fonctiou m'^aient pas été remplies par des hommes tels que Ebn BoÛdaBet Eba Djeila. L^Dm d'mx estSald ben Hibat Allah %TBd tôt aussi attaché à la personne des Khalifes Moctadi et Mwlhader et qm écrivit plnsieais ouvrages de médecine, dont un. le Mon^, exisleà la Bibliotiièquede Paris, sous le n* 1097, anc. fonds.
L^totieestAboQNasrHaxtHinbenSad, sabien de religion, mentionné seulement dans le Kitab el hokama, comme chef des médecins et chef de lli<^tal El Adhedy, et qui mourut en 1063 de Tire chiétienne.
Dans ce même siècle nous trouvons cité un administrateur, le cadi Abderrahimben Ali el Monabany.
Le Xn* siècle nous jdonne plusieurs noms : Abou Nars Sald» fils d*El Messihy ; Stfd ben el Atredy ; Amin Eddoula ebn Bttalmid, qui passa pour le plus savant médecin de son temps et composa un formulaire auquel dut céder Tancien formulaire de Sabour ben Sahl ; enfin Ebn el Marystaniai qui écrivit Thistoire de cet hôpital.
Le dernier fonctionnaire de l'hôpital El Adhedy dont nous ayons rencontré le nom n'est pas un médecin, mais nous devons le citer comme une preuve de la permanence de cet établissement Eu Tannée 612, dit Eddeheby, c'est-ànlire en Tannée 1216 de Tère chrétienne, mourut Ahmed ben Ahmed, économe de Thôpital El Adhedy.
Los hôpitaux de Bagdad, comme ceux de Tancienne Grèce, conservaient des registres d'observations* Nous en avons la preuve dans le Recueil d'observations des hôpitaux fréquemment cité dans le Continent de Rasés. On y trouve égide-