‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 156 sur 168 · HISTOIRE DES INSTITUTIONS MÉDICALES CHEZ LES ARABES · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES INSTITUTIONS MÉDICALES CHEZ LES ARABES

L'histoire de la Médecine serait incomplète si Ton se bornait à la biographie des hommes qui se sont distingués par sa pratique et son enseignement : ce n*en est Ib qu'une partie.

n en est une autre : celle des Institutions, qui n'est pas moins importante que la première.

En effet, si les hommes passent, les institutions restent. Elles accusent le progrès accompli et assurent le progrès & venir, elles fournissent à l'étude des encouragements et des aliments, elles protègent la santé publique et l'exercice régulier de la profession^ elles en indiquent le caractère et Je développement, le crédit et la considération attachés aux médecins.

Ces institutions apparaissent de bonne heure chez les Arabes. Inaugurées à Bagdad, elles s'établissent partout où se répandit l'invasion musulmane, avec plus ou moins d'éclat, mais surtout dans les grandes cités, sièges de la souveraineté.

Sous le titre d'institutions médicales^ nous comprendrons les hôpitaux, les écoles, les bibliothèques, les inspections générales de police, les inspections plus particulièrement médicales, enfin les fonctions, titres et dignités conférés aux médecins.

Nous commencerons par Bagdad et nous dirons préala« blemont quelques mots de l'hôpital de Djondisabour, qui fut en quelque sorte le berceau de la médecine arabe.

SS JBSraU IS lA. Wiftllil ASABl. ^ UT&K QUâTRlÉilS.

L — mpitanx.

niQKDI&àBaCE.

Notts ic«08ttts à qiB^e époque remonte la fondation de ni^tàl de I!(}<xidiaib(mr, el de oomltten de temps la précéda ciel^ de Ik eêièhte feole nestorienne. Vers la fin daVIII* siècle il râdt en pkÀn fonctXHUiement.

Ceit de I>>û»iisiboar qu en Tannée 785 de Tère chré- Itettik le Ekalifie el lùttMwr, atteint de dtyspepeie, fit venir à Bugàai. Dfoi<}is baa Dtjabril, oo aatrament George, tltdeûabriel. GMt«w étaità la fois chef de Thôpital et 4e Tèioc^ de aèdrane. En quittant son service» il en QMfia llntéxim à «m ils Bakktichoo et emmena avec lui «onâèTi^ Isaa bas CliiMata. A la mort de Qeorgesi BakhtieWs le ms|tetmdaiis ws fractions.

Voilà diAc aiasi que nous Tavons déjà dit ailleurs^ le premier «3t«aip)e de la médecine régulièrement pratiquée et eKeijniée dan un M^tal.

Llidpital de fi^osrilimibour tôt wasd le berceau d'une autre fioaille de médecins. Mésué le père en fut le pharmacien pendant quarante an& avant d'aller se fixer à Bagdad avec sonfils.

Djondisabour ne tarda pas à tomber dans robecUriié, les Bakhtichou s étant fixés à Bagdad auprès des Khalifes. Ce fbt à Ba^^iad que se concentim dès lors le mouvement scientifique.

A quelque temps de là nous voyons Cependant encore Sabour ben Sahl attaché à lliôpital de Djondisabour. Babour fat Tauteur d'un Formulaire, le premier dont nous ayons connaisBance et qui fat employé dans les hôpitaniL et les officines jusqu à Tapparition de celui d*Âmin Kddeola ebn Bttalmid, qui le fit oublier.

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