AVANT-PROPOS
Arabes qui en ont tant compté. Il laissait à sa mort une bibliothèque estimée 00,000 pièces d'or. Le Kitab el liokama n'est autre que la Bibliotheca philosophorum, qui a fourni tant de notices à Gasiri,et la démonstration de cette identité est un fait assez récent. Une autre confusion est l'attribution du Kitab el hokama à Zouzeni, qui n'en fut que l'abréviateur. Un contemporain de Djemal Eddin, un peu plus jeune que lui, Aboulfarage, l'auteur des Dynasties, a inséré dans son ouvrage une centaine de notices empruntées au Kitab el hokama. L'origine de ces notices a été méconnue jusqu'à ces derniers temps, et Wûstenfeld en fait encore honneur au plagiaire. Aboulfarage a seulement quelques notices qui lui appartiennent en propre.
A la môme époque, Ebn Abi Ossaïbiah publiait son histoire des médecins, sous le titre d'Ouyoun el anba fi tha bacat elathibba^ ce qui veut dire : Sources de renseignements 6ur les différentes classes de médecins. C'est ici le plus important et le plus riche de tous les monuments que nous avons dû consulter. Aux renseignements fournis par ses prédécesseurs, Ebn Abi Ossaïbiah en ajoute qu'il a puisés à d'autres sources et il en a de personnels relatifs aux médecins de son temps et h ceux qui l'ont immédiatement précédé. Nous nous contenterons ici de donner la liste des matières traitées dans cet ouvrage, pour en faire comprendre la richesse. Il se divise en quinze chapitres. I . Origines de la médecine.