‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 30 sur 168 · Livre des attributs et des sigfnes · texte numérisé non relu

Livre des attributs et des sigfnes

Du dévoiement.

De la décoction.

De la céphalalgie, ses causes, ses variétés et son traitement.

Du vertige et du tournoiement.

Pourquoi les médecins doivent s'abstenir de traiter les femmes pendant certains mois de la grossesse.

De l'examen des médecins.

De l'examen des oculistes.

De l'altération de l'œil.

Du toucher des veines.

De la voix et de l'enrouement.

De l'eau d'orge.

De l'atrabile.

Du traitement qui fait concevoir les femmes stériles.

De l'embryon.

Du régime à l'état de santé.

Des dentifrices et collutoires.

De l'estomac.

De la colique.

Curiosités médicales.

De l'anatomie.

Du régime des purgatifs, suivant les temps et les tempéraments.

110 HISTOIRE DE LA MÉDECINE AllAUK. — LIVUE DEUXIÈME.

De la constitution de Thomme, de ses organes et des causes des maladies, dédié h Mâmoun.

Notre liste est beaucoup plus complète que celle de Wûstenfeld qui a donné celle du Kitab el hokama, probablement d'après Casiri, tandis que nous avons suivi Ebn Abi Ossaïbiah.

Maintenant se présente une double question : que nous est-il resté des écrits de Mésué? Peut-on lui attribuer les traductions latines ou hébraïques qui portent ce nom ?

V En fait de textes arabes, nous ne connaissons que deux écrits mentionnés par Casiri, sous le n» 888, et le n® 1,302 de la Bibliothèque de Leyde.

Le premier est intitulé : Propriétés des aliments. Nous avons rencontré dans notre liste un Traité des aliments et des boissons.

Le deuxième écrit a plus d'importance. Nous avons traduit son titre Nouadher etthobb par Curiosités de la médecine. On pourrait traduire aussi par Raretés ou Secrets. Wûstenfeld considère cet ouvragée comme répondant aux Aphorismes de Janus Damascenusy mais il ne donne pas de preuves èi l'appui de cette opinion. Nous croyons en avoir trouvé. Malheureusement ce Ms. a disparu de l'Ecurial, ainsi que nous l'avons constaté : mais le titre a son importance : il donne l'ouvrage comme dédié à Honein, disciple de Mésué. En tète des Aphorismes, nous trouvons en eCFet une dédicace à son fils bien-aimé pour lequel cet ouvrage a été composé. Puis à la fin nous lisons : « Prœterea valde cœptum opus non negligere hortor propter quod me nimis laetificasti : et quod librum Galieni gloriosissimi transtulisti, cujus titulum ei placuit vocari megategni. Nunc autem deo gratias ago quod te hujus modi primum translatorem inveni. »

De tels propos adressés à Honein ne sauraient convenir qu'à notre Mésué.

Le manuscrit de Leyde ne laisse aucun doute sur la question d'identité.

2° On a sous le nom de Mésué la traduction latine d'un Traité des fièvres. Ce traité figure dans notre liste bibliographique.

&JIHL BKN SAOOtJE.

Nous croyons qu'il faut rapporter à Mésué le jeune, un ouvrage souvent imprimé et qui contient un traité des méiicamentâ purgatifs, un formulaire et la thérapeutique particulière à chaque maladie. Mésué Tancien, écrivit auââi sur

les purg"atifs.

Noua avons rencontré quelques citations de cet écrit dans Ebn el Beithar, ainsi le Turbith- Nous avons comparé avec rimprimé et nous n*avons trouvé aucune ressemblance. Ce que nous disons des traductions latines, nous rappliquerons aux traductions hébraïques et nous considérons comme erronée l'attribution du catalogue des Mss* de Paris,

Il y a d'ailleurs une raison péreraptoire de chronologie. Dans rouwage en question, nous trouvons cités : Razès, Ebu ed Djezzar, Ishaq beu Amran, Avicenne^ etc.

Jean nous est donné comme ayant pris une part active au travail des traductions- Cependant son nom ne figure pas dans les listes de traducteurs et nous ne connaissons aucune traduction donnée sous son nom. Il est probable que son rôle se borna à celui de directeur.

SAUL BEN SABOUE*

Il était aussi nommé El Kousedj. Il était do TAhoua^ et avait apporté dans Bagdad un cachet de terroir* C'était répoque d*El Màmoun, et Sahi se trouvait en compagnie des grands médecins de Tépoque, Jean ♦ils de Mésué, Georges fils de Bakhtichou, Issa ben Makam, Issa ben Abi KJialed, Zakarya Etthifoury, etc. Sahl était un de ces hommes qui vinrent un peu avant Tépoque des traductions^ et qui se firent par Inexpérience* SHl était moins savant que ses confrères^ il les égalait, dit-on, par la pratique. Tous redoutaient sa langue et ses malices» On nous en a conservé quel-

{1} Noua troavoïia dans le n*7I31 da fonds latin de Paris» un traitd de chirurgie de Mesué, ti'àdait en latia^ h Naplea, par maître Ferra- Hus, juif de religion, La réducUon des fractures c»t rendue par le mot Atgsbra. Uiea ne nous autorise jusqu'à présent à rapporter cet ouvrage à Mcsué r Ancien,

112 UISTOIQE DB LA ]ilÉO£CIMB ARABE. — LIVftE DEUXIÉMB.

ques traits. En Tannée 209 de Thégire, il se dit un jour malade, et fit venir des témoins pour leur dicter ses dernières volontés. Il instituait pour héritiers ses enfants, et en tète Georges et Jean fils de Mésué, alléguant qu'il avait eu commerce avec leurs mères, et qu'il en reconnaissait la paternité. A ces mots, Georges bondit. Soufflez-lui du Coran dans Toreille, dit El Kousedj, il est pris d'épilepsie.

Une autre fois, un jour de fête chrétienne, il aperçut Jean, fils de Mésué, dans une tenue magnifique et il en prit ombrage. S'adressant & un chef de poste, il le pria d'administrer à Jean, qu'il lui dit être son fils, une correction de vingt bons coups de bâton, lui promettant autant de pièces d'or. Jean fut saisi par les hommes du poste, et cria vainement qu'il n'était pas le fils de Kousedj. Tu le vois, dit Kousedj, il est fou. Jean reçut la volée de coups de bâton.

On ne dit pas quelle était la religion de Sahl, tandis que l'on fait remarquer, à propos de son fils Sabour, qu'il mourut chrétien.

SABOUR BEN SAIIL.

Sabour était fils de Sahl el Kousedj.

C'était un médecin savant et renommé, attaché à l'hôpital de Djondisabour. Le Kitabel hokamanous apprend qu'il mourut chrétien l'année 255 de l'hégire, 869 de notre ère.

Sabour était très versé dans la connaissance des propriétés des médicaments simples et de leurs combinaisons. Il composa un grand formulaire, Acrabadin Kebir^ le premier probablement dont l'histoire nous ait conservé le souvenir.

Ce formulaire, divisé en vingt-deux livres, fut généralement adopté dans les hôpitaux et les officines, et eut une grande vogue avant l'apparition du formulaire d'Amin Eddoulat EbnEttalmid.

11 paraU en avoir aussi composé un autre, car on trouve cités dans le Continent de llazès un grand et un moyeu antidotaires de Sabour.

Il écrivit aussi d'autres ouvrages.

SABOCR BEN SAHL. 8Ê0AP1ON L*AXCUN. 113

Un traité des propriétés des aliments, de leurs inconvénients et de leur utilité.

Une critique de l'ouvrage de Honein sur la différence entre les aliments et les médicaments laxatifs.

Un discours sur le sommeil et la veille.

Un traité des succédanés cité par Hadji Khalfa et imr d'Herbelot. A ce propos nous relèverons une erreur de l'éditeur allemand de Hadji Khalfa, qni a rendu: Abdal cl AdouyatipeLT: compendium de medicamentis. (N'17,éd. Flue-

erei.)

Nous ferons remarquer ici que Sabour n'est cité cependant qu'une seule fois par Ebn Beithâr, à propos de la cuscute. La même citation se lit dans les simples de Séra^non.

Il est quelquefois cité dans le Continent de llazès, et une fois on le trouve même cité de la sorte:

Sabur in lapidario, ce qui semble indiquer que Sabour s'était aussi particulièrement occupé des minéraux. Nous n'avons pu constater la citation dans le texte. Nous devons relever les citations de Sabour dansMésué.

Nous les trouvons sous des formes diverses : Sabor, Sabor ben Girges, Sabor filius Girges, filius Girges, filius Girges rcx medorum, Sabor rex medorum. Nous pensons que l'on doit voir dans le motGirg'es une altération de Kousedj, altération qui peut s'expliquer en admettant dans l'arabe une écriture défectueuse. Quanta la qualification de Rex, seraitce la traduction du mot cheikh ? On lit de même dans l'antidotaire de Sérapion cette qualification de Rex, on trouve même des pilules sous le nom de lacissuba régis medorum. Dans lacissuba il serait encore permis de voir une altération de Kousedj. Enfin on trouve encore Xiraxcg régis medorum, qui peut se prêter à la même explication.

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