‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 48 sur 168 · ARISTOTE · texte numérisé non relu

ARISTOTE

« Aristote, dit M. Muuk, fut considéré comme le philosophe par excellence, et si Ton a eu tort de soutenir que les philosophes arabes se sont traînés servilement à sa suite, du moins il est vrai qu'il a exercé une véritable dictature pour tout ce qui concerne les formes du raisonnement et de la méthode. On se tromperait cependant en croyant que tous les philosophes arabes partageaient cette admiration sans aucune restriction. »

Déjà, comme nous l'avons vu, les Syriens avaient traduit Aristote dans leur langue. Honein en fit de nouvelles traductions, et secondé par son fils Ishaq, il fit passer presque tout l'Organon en syriaque. D'autres ouvrages furent traduits dans la même langue, ce qui prouve que les Syriens, tout en travaillant àrinitiation des Arabes, songeaient encore h enrichir leur littérature.

Les traductions arabes furent beaucoup plus nombreuses. Honein et son fils en produisirent, soit d'emblée, soit après les avoir déjà exécutées en syriaque. D'autres versions arabes nous sont données comme faites d'après le syriaque par des traducteurs qui n'en connaissaient pas moins le grec.

Cette particularité, que nous signalons, a son importance. On a trop souvent dit, sans examen et pour déprécier les traductions arabes, qu'elles avaient été faites d'après le syriaque par des traducteurs ne connaissant pas le grec. Les traductions dont nous venons de parler ont évidemment une toute autre valeur que des traductions de seconde main ; les traducteurs qui opéraient d'après le syriaque, ou qui s'en aidaient, ne pouvaient certainement pas faire abstraction de leur connaissance de la langue grecque.

Nous donnerons la nomenclature des écrits d' Aristote telle qu'on la trouve dans le Fihrist.

Organon : L Catégories.

Elles furent traduites du grec en araba par Honein.

Elles le furent du syriaque par lahya ben Adi et Lssa ben

Zerà, qui ne traduisaient pas d'après le grec. Ce dernier traduisit aussi un commentaire d'Alexandre d'Aphrodisias. Divers commentateurs grecs furent traduits en syriaque et en arabe. (1)

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