PLATON
Nous avons déjà dit que la philosophie de Platon fut loin d'avoir la vogue immense qu'eut celle d'Aristote, et M» Munk nous en a donué la raison.
Les Arabes connurent de nom tous les ouvrages de Platon ♦ Ils nous en donnent une liste aussi complète que Diogène de Laërce, mais tous ne furent pas traduits.
Le Fihrist en donne la liste d'après Théon d'Alexandrie.
La Politique fut traduite parHonein*
Les Lois le furent par Honeiu et par lahya ben Adi.
Honein, lahya ben Adî et Ebn el Bathriq concoururent & la traduction ou à la révision du Timée. (1)
On Ut dans le Fihrist qu'un livre sur réducatlon des enfants fut traduit par Abou Amrou lonhanna ben Yousef (liste des traducteurs).
L'auteur du Fihrist a vu un traité des Sophistes, traduit par Ishaq ban Honein et de la main d'Iahya ben Adi, avec un commentaire de Macidore»
Un livre des proportions fut traduit par lahya ben Adi.
Abou Bachar Mattaï traduisit un traité de géométrie.
Le Fihrist dit que l'on trouve plusieurs lettres de Platon. Il donne une liste copieuse de ses écrits.
Un ouvrage attribué à Platon, sûus le titre de Kitab errouabi existe & la Bibliothèque de Munich.
Citons encore un livre à Crltou sur les lois, traduit par lahya ben Ady.
Les Arabes connurent aussi un autre Platon qu'ils appellent Thomme aux cautères, Sahcb cl Key. Il aurait composé, dit le Kitab el hokama, un livre sur la cautérisation et Galien lui aurait fait des emprunts.
(1) Nous avons déjà dit que l'on rencontre le Timée deux fois dans la li.ste des écrits de Platon, donnée par le FiUrïst.