‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 74 sur 168 · PAPPUS · texte numérisé non relu

PAPPUS

Wenrich ne Ta' reconnu ni dans le Fihrist ni dans le Kitab el hokama, et Casiri Ta pris pour Yalens ; mais l'identité n'en est pas moins incontestable, malgré Tincorrection des copies qui tient à l'essence même de l'écriture arabe.

Ces deux documents lui attribuent un commentaire sur le Planisphère de Ptolémée, qui fut traduit en arabe par Tsabet ben Corra.

Le Kitab el hokama lui attribue aussi un Commentaire sur le dixième livre d'Euclide.

Ce livre, qui fut traduit par Abou Otsman Eddimachky, a été récemment imprimé (chez Didot), sans que l'on ait reconnu le nom de Pappus donné sous la forme indéterminée de BU (Balis T) Il en existe une traduction latine, n« 7377 du fonds latin de Paris.

DIOCLES.

Un Traité des miroirs brûlants, existe à l'Escurial, 1.382.

Nous ignorons quel peut être ce Dioclès. En tout cas on peut rapprocher ce livre d'un livre du même genre; traduit par Gérard de Crémone, sous le nom de Tideus, qui se trouve aussi dans le n* 0335 du fonds latin «

EUTOCIUS.

Honein traduisit son Commentaire sur la sphère et le cylindre d'Archimède, et Tsabet ben Corra son Traité des lignes.

On traduisit aussi un commentaire sur le Tetrabiblon de Ptolémée.

LES UATU&UitTICiBNgt

X1COHAQ0E.

On ne s'accorde pas sur Tépoque où il vécut* Leis ans le placent avant et les autres après J.-C II était de Gérase en Cœtésyrie et pythagoricien, Les Arabes se sont trompés à aon endroit et Tont confondu avec Nicomaque, père d' Ariatote et médecin de Philippe.

Il'nous à laissé deux écrits^ une introduction à Farithmé^ tique et un manuel d*harmonîe*

Ces deux écrits sont relatés par le Fihrist et le Kîtab el Hokama. Le Fihrist ajoute que Ton ât des abrégés du grand traité de musique*

Le Britlsh Muséum possède deux Mss. de Nicomaque, sur le calcul et sur les figure» coniques,

P L'Introduction à la science des nombres^ par Nicomaque de Gérase, le pythagoricien, traduite par Tsabet ben Corra* Le Kitab el hokama dit que Tsabet en fit un abrégé. D'après Ien° 1028 du fonds hébreu de Paris, Habib benBahriz aurait traduit Tarithmétique de Nicomaque*

2" Le livre des figures coniques.

Parmi tontes ces traductions de mathématiciens» il est un fait à observer, c'est que nous ne trouvons plus ici, comme à propos des philosophesj Vindication de traductions du grec en syriaque et du syriaque en arabe. Toutes ces traductiond se font directement et exclusivement du grec en arabe. Cela prouve deux choses, que les Syriens n'avaient ni le goût ni l'aptitude pour les sciences mathématiques et que les Arabes les avaient à un haut de^vé.

On peut conclure, d'après le contenu du n^ 055 de TEscurial, que d'autres mathématiciens grecs ont été traduits en arabe,

ni, — Astronomes et Géographes.

MAEIN DE TYE-

Le passage suivant de Macoudy fait croire qu*il a été traduit : c J'ai vu les sept climats enluminés de diverses cou-

leurs, dans plusieurs livres ; ce que j'ai vu de mieux en ce genre, c'est le traité de géogrsL^hie de Marin, et la représentation faite pour le Khalife El Mâmoun, fi<cure pour la confection de laquelle plusieurs savants de ce temps avaient apporté le concours de leurs lumières. On y avait retracé le monde avec les sphères célestes, les astres, le continent, la mer, les terres habitées, celles qui sont désertes, les régions occupées par chaque peuple, les grandes villes, etc. Cette représentation vaut beaucoup Qiieux que les précédentes qui se trouvent dans la Géographie de Ptolémée, dans celle de Marin et autres. »

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