GALIEN
Les Arabes se sont beaucoup occupés de Galien. Son importance nous paraît légitimer les détails dans lesquels non» allons entrer*
Les documents les plus explicites sur les traductions de ses écrits se trouvent dans le Fihrist. Ils ont été reproduits dans le Kitab el îiokama. (î)
Ebn Abi Ossaïbîab s'est plus particulièrement occupé de sa personne et de ses écrits. Il cherche d'abord h établir répoque où il vécut, s'appuyant sur Obéïd Allah ben Djabril, qui paraît avoir traité cette question*
Nous trouvonsici une dissertation en régule où, entre autres autorités, sont cités les Septante et Eusèbe de Césarée*
On remonte jusqu*à la création et Ton donne un intervalle de 5,180 années entre Adam et Darius. Nous trouvons ensuite la série des empereurs romains depuis César jusqu'à répoque de Galien» dont la naissance est fixée à la 10' année du règne de Trajan. Nous supposons que Terreur tiejit à la confusion des noms, particulièrement de celui d'Antonin. Viennent ensuite des synchronismes entre la naissance de J.-G* et son ascension (qui est donnée juste) et la naissance d© Galien* Suivant une tradition qui remonte h Jean le Grammairien, Galien aurait vécu 87 ans. Maçoudy, cité par Ebn Abi Ossaïbiah, mettrait un intervalle d'environ deux cents ans entre Jésu&-Chrîst et Galien, ce qui répond à ce
(1) On peut rapprocher la statistique suivante do ce que nous avons dit à propos des traductions d'Aristote. Sur t5 noms de traducteurs^ nous vojcns ilgurer Honeîa 43 fuis, HobeVch 29. Etienne S, lihaq 3, etc., tous aichaot pertinemment la grec !
que nous lisons dans les Prairies d'or (II. 306). Une autre citation de Maçoudy relate que son tombeau se trouve à Farama (Péluse) où il mourut. On lit pareillement dans Ebn Haucal que' le tombeau de Galien se trouve à Farama, ce qui rappelle cette autre tradition qui le fait mourir en Palestine.
Nous trouvons dans Ebn Âbi Ossaï'biah une citation curieuse de Galien qu'on peut lire aussi dans la notice du Kitab el hokama, reproduite par Casiri (1). Le passage serait extrait du commentaire de Galien sur la République de Platon, et il a trait aux chrétiens. Galien y parle avec admiration de la pureté de leurs mœurs et de leurs vertus.
Nous lisons ensuite qu'au récit qu*on lui fit des miracles opérés par le Messie à Jérusalem, Galien s'enquit s'il restait encore de ses disciples, et que s'étant mis en marche pour s'y rendre, il mourut en route.
Nous donnerons encore une anecdote. Djabril fils de Bakhtichou accompagnait Haroun dans son expédition contre les Grecs. S'étant trouvé à deux parasanges de la patrie de Galien, il demanda au Khalife la permission d'aller la visiter et d'y rester quelque temps atin qu'il pût dire quUl avait bu et mangé dans la patrie de son maître. Haroun le fit accompagner par une escorte de mille cavaliers.
De nombreux renseignements sur Galien sont empruntés à l'émir Mobacher ben Fateq, dons nous dirons plus loin la passion pour les livres.
Galien fut en vénération parmi les Arabes. Ils l'appellent généralement Véminent Galien.
On trouve dans le Fihrist une liste des principaux ouvrages de Galien avec le nom des traducteurs, liste qui a été reproduite dans le Kitab el hokama et qu'on peut lire dans Casiri (2).
Nous la reproduirons intégralement, toutefois en Tannotant, mais sans déranger la série.
Wenrich, qui a procédé autrement, ne s'est pas douté de
'2Vt lliSTOlUE DIS L\ MÊDSOINii ARABE. — ÛVUE DEUXIÈME.
ce qu'étaient les seize livres de Galien, que nous connaissons déjà, et qui figurent en tête de la liste, avec cet énoncé :
c Etat des seize livres de Galien que les médecins lisent aux élèves. »
Ebn Abi Ossaïbiah place également les seize livres en tète de sa liste, mais il parle préalablement du catalogue établi par Galien, qu'il dit divisé en deux parties dont la première comprend les ouvrages relatifs à la médecine, puis il indique le livre de Galien sur Tordre suivant lequel ou doit lire ses livres.
Telle est la liste du Filirist, que nous comparerons à celle du Kitab el liokama donnée par Casiri :
* « Des sectes, traduction de Honein. »
Casiri s'est trompé en traduisant: Defebriumdifferentiis. Ce livre existe à Paris, n* 1043, A. F.
Il semblerait que le Ms. fût le commencement d'une collection des seize livres, attendu qu'il en donne quatre et cela dans l'ordre que nous allons suivre.
• « Du petit art, traduction de Honein. » (De l'art médical.) Casiri traduit encore à faux : De constitutione artis medicœ.
• « Petit livre du pouls, h Teuthra. Traduction de Honein et de Hobeïch. » (Du pouls aux commençants ; de l'usage du pouls).
Cette traduction est attribuée d'autre part à Honein seul.
• ^ A Glaucon, sur le traitement des maladies, traduction de Honein. »
* « Cinq livres d'anatomie, traduction de Honein. » Wenrîch se demande ce que peuvent être ces cinq livres,
et parmi les ouvrages d'anatomie de Galien il n'en voit pas qui se divisent en cinq livres.
Rs sont désignés dans Ebn Abi Ossaïbiah et dans un Ms. du Britlsh Muséum que nous avons déjà cité précédemment (1). Ce sont les traités des os, des muscles, des nerfs, des veines et des artères.
* « Des éléments, traduction de Honein. »
LEI UJftDBOINS. 245
* « Des tempéraments, traduction de Honein. »
* c Des facultés naturelles, idem. »
* < Des causes et des symptômes des maladies, traduction de Hobéïch. »
Le Kitab el hokama donne encore Honein.
' c Des maladies des organes souffrant*^, trnrluction de Hobéïch. »
Le Kitab el hokama dit Honein.
« Le grand livre du pouls, dont trois parties traduites par Hobéïch et une par Honein. »
* c Des crises, traduction de Honein. »
* c Des jours critiques, idem. >
* c De la conservation de la santé, traduction de Hobéïch. >
* « De l'art de guérir, traduction de Honein. »
D*aprë8 le Kitab el hokama, Hobéïch fit cette traduction dont Honein révisa les six premiers livres. ' c Des fièvres, traduction de Honein. » Nous lisons ensuite : Livres en dehors des seize livres :
* « Livre de la grande Anatomie ou des Administrations anatomiques, traduction de Hobéïch. »
On sait que les six derniers livres sur XV n'existent plus qu'en arabe. La Bibliothèque de Paris en a fait prendre une médiocre copie sur l'exemplaire d'Oxford. « Des dissidences de l'anatomie, traduction de Hobéïch. » c De la dissection des animaux morts, idem. » « De la dissection des animaux vivants, idem. » « De l'anatomie d'Hippocrate, idem. »
« De l'anatomie d'Aristote, traduction de Hobéïch. » « De l'anatomie de la matrice, idem.
« Des mouvements de la poitrine et du poumon, traduction d'Etienne, revue par Honein. »
« Des maladies de l'âme, traduction d'Etienne revue par Honein.
« De la voix, traduction de Honein. »
« De l'usage du pouls, traduction de Hobéïch. » « Des mouvements des muscles, traduction d'Etienne, revue par Honein. »
i^ narroo» oc ljl
« Deraattgedelafopifatiûii^tEidiiettt^ pirEboeiiL. >
« Du bon étst da eocpo, psr Hobéîdi. «
Le Kitab el hnirmia dit Honrin
« Des opinioiu d'Hippoersfie et de FfailQa, tmfaKtioii de BûbëSelu >
« Des moareoienU înâensibiesy tndueticxi de HcMiciii. »
Le Kitab el hobuna dit de Hobâch.
« De U pléAore, trmdiietioa d'Etieime. >
' < De rasage des organes, tndnctioQ de Hobfieh* reme par HoBein. >
« De la meillenre constitatioii, traductioQ de Honeiii. «
' « Da manrais tempérament, tradocticm de Honein. »
' < Des simples, traduction de Honein. >
« Des tomeors, traduction dlbnhim ben Essalt. »
c Da sperme, tradaction de Hobéîch. >
Le Kitab el hokama dit de Honein.
« De raecoachement à sept mois, tradaction de Honein. »
c De la bile, tradaction de Honein. >
Le Kitab el hokama dit d'Etienne.
« De la dyspnée, tradaction de Honein. >
« Da pronostic, tradaction d*Issa ben lahya. >
« De la saignée, tradaction dlssa ben lahya et d*Étienne. »
a Da marasme, traduction de Honein. > Une lecture vicieuse a fait traduire à Casiri : De Stercore.
c Sur un en&nt épileptique, traduction syriaque et arabe, de Honein. »
Le Kitab el hokama, dit d*Ebn Essalt.
* • Des propriétés des aliments, traduction de Honein. » c Du régime atténuant, traduction de Honein. »
* Du chyme, traduction de Tsabet, de Chemly et de Hobéîch.
« De la médecine d'Aristote, traduction de Honein. » Nous ne trouvons pas ce livre mentionné dans le Kitab el hokama.
« Du traitement des maladies aiguës, d'Hippocrate, traduction de Honein. >
* De la composition des médîcamentSt traduction de Hobéïcli, » Voir uûe note ci-après.
« Des antidotes^ tpaduction dlssa ben AU, ■ Le Kitab el hokama dit lasa beii laliya, « De la thériaque, traduction d*laliya ben Bathrîq- » « AThrasybule, traduction de Honein- »
c De Texerclce à la boule, traduction de Hobéïch. * » Qu*un bon médecin doit être philosophe, traduction de Honein. > « Des vraiâ livres d'Hippocrate, traduction de Honeîa, » € De l'examen du médecin, traduction de Honein* ■ « De la meilleure secte, traduction de Tsabet. » « De la démonstration, en XV livreSp dont il reste seulement quelques-uns, »
fi De la connaissance de ses défauts, traduction de Thomas revue par Honein. > (1) « Des mœurs, traduction de Hobéïch.
« De l'utilité que les bons peuvent retirer de leurs ennemis, traduction de Hobéïch. »
* Sur le Timée, traduction de Honein et d^Ishaq, »
« Que les facultés de Tàme suivent le tempérament, tpaduction de Hobéïch.
« Introduction à la logique, traduction de Hobéïch, »
* Que le premier moteur n'est pas mu, traduction de Honein. »
« Des sortes de raisonnements, traduction d'Etienne et dlshaq.
■ Commentaires d*Aristote, traduction d'Ishaq, ■
L'auteur du Kitab el hokama dit aussi qu'il a vu un g:rand traité de la saignée plus étendu que le traité courant, et qu'il fut traduit par Honein, avec une introduction.
Pour abréger, nous avons cra devoir simplement noter d'une astérisque les traductions qui nous sont restées
Nous allons poursuivre l'énnmé ration des autres ouvrages de Galien, d'après Ebn Abi Ossaïbiah.
(1) Casid s'eat foarvoTé en traduisant : De Tremore, pilpitatlone
348 HurroiRB db la. héoscinb ▲ra.bk. — liviib dkuxiâub.
Extrait des livres de Marin sur l'anatomie.
Extrait des livres de Lycus sur Tanatomie.
Des choses que Lycus ignorait en anatomie.
Des erreurs de Lycus en anatomie.
Des différences dans les organes similaires.
De l'anatomie des organes de la voix. Honein le considérait comme apocryphe. Les modernes l'admettent, malgré sa rédaction.
De Tanatomie de l'œil, même réflexion de Honein.
Sur les erreurs relatives à la distinction du sang et de l'urine.
Des propriétés des médicaments laxatifs.
Des habitudes.
De l'organe de l'odorat.
Des signes des affections de l'œil.
Des causes occasionnelles.
Des tremblements, des frissons et des convulsions.
Des parties de la médecine.
De l'atrabile.
Des périodes des fièvres.
Du pouls, en réponse à Archigène.
Des opinions d'Aristote sur la thérapeutique.
Des médicaments faciles à trouver.
De la thériaque, deux traités.
Ici commence une série de commentaires sur Hippocrate.
Commentaires sur le serment, les aphorismes, les fractures, les luxations, le pronostic, (1) le régime des maladies aiguës, (2) les ulcères, les plaies de tète, les épidémies, les humeurs, les prénotions, l'officine du médecin, les airs, les eaux et les lieux, l'aliment, la nature de l'embryon, sur la nature de l'homme, sur le bon médecin qui doit être philophe, sur les livres authentiques ou non d'Hippocrate, sur les termes d'Hippocrate.
Nous trouverons plus loin d'autres commentaires, mais considérés comme apocryphes par Honein.
* (1) Il en existe à Oxford une traduction par Honein.
* (2) Il existe à Paris, traduit par Honein en arabe et en caractères hébreux. F. H. 1203.
LBS UÈDECIKÉ. 240
Nous ferons quelques observations sur les précédents.
*Le commentaire sur les Âphorismes fut traduit par Honein et il en existe un exemplaire à Paris, n* 965. A. F.
Nous avons déjà dit que la traduction de Costa était problématique.
' Le commentaire sur les épidémies fut en partie traduit en syriaque et en arabe par Aïoub.
Il en existe à Paris une traduction de Honein, n* 1002 du supplément arabe. Nous avons déjà parlé de la note qui le termine, mal comprise parCasiri en ce qui concerne Mohammed ben Moussa, erreur adoptée de confiance par Wenrich.
Nous continuons Ténumération d*Ebn ÂbiOssaTbiah.
On trouve ici un livre de controverse sur les quatre éléments dont nous n'avons pu bien déchiffrer le titre.
Du coma.
De la substance de l'âme.
' De Texpérience médicale, (traduit en latin).
De Tensei^rnement de la médecine. (1)
Sommaire de Texpérience ?
Des termes de médecine, dont la première partie fut traduite par Hobélch.
De la démonstration, en XV livres, Honein ne put en trouver un original complet. Après les recherchesde Gabriel, il en fit lui-même dans l'Irak, la Syrie, la Palestine et l'Egypte, et n'en trouva que la moitié à Damas. Aloub en traduisit ce qu'il trouva. Une traduction en fut faite par Honein, en sjriaque, et une autre par Issa ben lahya, qui fut rendue par Ishaq en arabe. Y. p. 247.
Du fondement de l'art.
Commentaire du II*livrede l'interprétation. Y. ci-devant.
De ce qu'il faut faire contre la loquacité.
Des chefs de secte.
De la consolation.
Des prescriptions d'Hippocrate.
Du médecin.
(1) Noos ne comprenons pas comment Wenrich a pa rendre le texte, qu'il donne dureste parUf plisana. p. 2S9.
2S0 HnrroiRB dk la iiioKcnis arabb. — livrs Dsoxiftics.
Discours sur la physique.
De la médecine d'après Homère.
Que les attributs sont incorporels.
Si lesorg>anes du fœtus se forment tous simultanément.
Si le fœtus dans la matrice est un animal.
Que rftme ne meurt pas.
Du lait.
Du dessèchement de la chair (ou de son allégement).
De l'urine.
Réponse aux partisans de la troisième secte.
Des causes des maladies.
De l'ictère.
Des humeurs suivant Praxagforas.
Du besoin de la saignée au printemps.
Tels sont les ouvrages qu'Ebn Âbi Ossaïbiah, d'après Honein considère comme authentiques. Il donne ensuite la liste d'autres écrits attribués à Galien.
Commentaire des maladies des femmes d'Hippocrate,
Commentaire du régime à l'état de santé. Commentaire des septénaires, traduit par Honein.
M. Littré, dans son édition d'Hippocrate, a fait sur ce livre une longue et savante dissertation, à laquelle nous renvoyons. Malgré que Galien, comme le dit M. Littré, l'ait regardé comme faussement attribué à Hippocrate, nous n'en possédons pas moins une traduction arabe du commentaire de Galien sur le livre des septénaires. On sait qu'il existe une traduction latine tronquée, u® 7027 du fonds latin.
A l'époque où écrivait M. Littré l'existence de la traduction arabe n'était pas encore connue. Cette traduction existe à la bibliothèque de Munich, n"" 802, et elle est donnée comme étant de Honein.
Ce Ms. ancien et d'une exécution soignée est un petit in-8' de soixante-quatre feuilles. Il date de 471 de l'hégire.
M. Daremberg ayant obtenu une extradition de ce livre, nous en avons pris une copie que nous traduirons quelque jour si Dieu nous prête vie.
Le Ms. paraît complet, mais le texte d'Hippocrate n'est pas intégralement rendu dans toutes les citations. Galien y
LRI MÉDEClHfl«
parle de pluâîeurs de ses livres, des causes des maladies et des crises» des fonctions des organes, etc.
Le livre des septénaires pose en principe que le nombre »ept domine tout* Il le trouve dans l'univers, les platxèteâ, les vents, les saisons, les plantes et les animaux, Thomme, la tête, Tesprit vital, les voyelles et même lu terre, dont la tête est représentée par le Péloponèse*
On ne saisit pas bien les rapports de cette doctrine avec la théorie des fièvres qui termine le livre*
Commentaire du livre de la médecine des pau^Tea»
De la réduction.
De la mort soudaine*
Des lavements et de la coliqne, (traduit par Honelu).
Du sommeil et de la veille.
* De Tinterdiction d'inhumer avant vingt-quatre heures,
De la providence.
Lettre à la reine? sur les secrets des femmes*
Lettre à ï sur les secrets des hommes.
Des remèdes secrets.
De Textraction du suc d*herbes.
Des succédanés.
Sur Taction du soleil, de la lune et des astres*
Des couleurs.
Réponse k ceux qui ont écrit sur les types.
De la nature de la sensation*
Des plantes* Il s*en fit une traduction latine d'après celle de Honein.
Sur les opinions attribuées k Érasistrate.
Des saveurs.
De Thydrophobia ou de la rag-e*
Des causes adhérentes.
Commentaire du livre de Polybe sur le régime h l'état de santé.
Sur les médicaments détersifs.
En somme, ajoute Ebn Abi Ossaïbiah, il est encore d'autres livres de Galien que Ton ne trouve plus, et qui se trouvent mentionnés dans son livre intitulé lePmox, c'est-à-dire dans son catalogue.
233 aiSTOlAB DB IX MÈDmaxz mmâme. — utrs obuxiAmb.
Nous citerons encore quelques autres écrits mentionnés par Wenricb, et dont nous n*aYons pas trouvé trace.
Synopàis des dialogues de Platon.
Des époques des maladies.
Des médicaments émétiques.
De l'intellect
Qu'Hippocrate a dépassé tout le monde sur la connaissance des temps.
Nous devons dire un mot sur deux ouvrages de Galien.
Les Arabes ont réuni» mais en deux parties, les livres de la composition des médicaments suivant les genres et celui de la composition des médicaments suivant les lieux. Ils ont donné au premier le nom de Kata Djanes^ et au second celui de Miamir. Ces expressions se sont conservées chez les arabistes du moyen-ftge ; ainsi dans Guy de Chauliac on lit le Catageni^ le Miamir^ le Techni de Galien.
HAONUS D*éPHÈSE, OU d'ÉHESSE.
Magnus d*Éphèse était contemporain de Galien qui le cite à propos du pouls. Serait-il le même que Magnus d'Ëmesse mentionné par le Fihrist et le Kitab el hokama, qui lui attribuent un livre sur Turine? Ce livre existe à Paris au fonds hébreu, n* 1202, en arabe et en caractères hébreux. Magnus est cité plusieurs fois, à propos de l'urine, dans le Continent de Razès.
Le Kit^b el hokama cite un autre Magnus, d\\lexand;rie, qui aurait vécu au VII* siècle de notre ère.
ARCHIOENE.
On pense qu'il vécut sous le règne de Trajan. Tous nos historiens parlent de lui, mais sommairement. Ebn Âbi Ossaïbiah dit que Ton traduisit en arabe les ouvrages suivants :
Des maladies de la matrice.
LES IIÉOBCIN8. 253
De la nature de rhomme.
De la goutte.
On en trouve d'autres cités dans le continent de Razès : Des maladies chroniques.
Du diabète.
Du vomissement et du vomissement par Tliellébore. De la bile.
De Tatrabile.
Son nom se trouve altéré sous plusieurs formes, dans le Continent traduit en latin.