ORIBASE
Le Kitab el hokama admet deux Oribase, l'un qu'il appelle Vaccoucheur et l'autre qu'il dit médecin de l'empereur Julieu. Nous n'en trouvons qu'un dans le Fihrist.
Tels sont les ouvrages qu'ils lui attribuent :
Un livre eu IX parties, adressé à son fils Eustathe, et tnn duit par Honein. (C'est la synopsis).
Un traité d'anatomie.
Un traité des médicaments usuels, traduit par Etienne fils de Basile.
Un traité en soixante-dix chapitres, traduit en syriaque par Honein et par Issa ben lahya.
C'est la Collectionmédicale^ dont nous ne possédons qu'une partie.
Un livre h Eunape, en quatre parties, traduit par Honein.
Les Mss. donnent Eunape comme fils ou père d'Oribase, dont il n'était que l'ami.
Ce dernier écrit n'est mentionné que dans le Fihrist et le Maleky. Wenrich n'en a pas parlé. C'est probablement une répétition du Traité des médicaments usuels ou faciles à se procurer.
Dans la préface du Maleky, Ali ben Abbas passe en revue les médecins qui l'ont précédé, et pour motiver son travail, signale les lacunes de chacun d'eux. Chemin faisant il arrive à Oribase. Nous citerons ce passage: < Quanta Oribase, dans
25^1 HISTOIRE DB LA UÉDBClN'E ARABE. — LIVRB DEUXIÈME.
son livre udressé à Euuape et au public, il a procédé sommairement, ne disant rien des choses naturelles et passant rapidement sur les causes. Il en est de môme dans son livre à son fils Eustathe, en IX parties, où il ne dit presque rien des choses naturelles, c'est-à-dire des éléments, des tempéraments, des org'anes, des humeurs, des forces, des propriétés, des esprits. Dans ces deux écrits il ne dit rien de la chirurgie. Quant à son grand livre en soixante-dix chapitres, je n'en trouve qu'un seul où il soit question de l'anatomie. »
jNous ferons quelques réflexions sur ce passage, qui se trouve aussi reproduit dans le Pantechni de Constantin, et que M. Daremberg a mis en regard du Maleki pour établir le plagiat de Constantin. (1)
Disons d'abord que les Arabes donnent à tort Eunapc, comme le fils d'Oribase, dont il fut seulement l'ami.
Le mot Eunapus nous paraît avoir été écrit en arabe de telle sorte qu'on a pu lire Oceanus^ et nous pensons que telle peut être l'explication du nom d'Immensua donné par le Pantechni au prétendu fils d'Oribase.
Certains Mss. arabes, ainsi celui de Paris, donnent le livre en soixante-dix chapitres comme dédié h la Reine^ et nous trouvons cette particularité dans la traduction latine. M. Daremberg a cherché l'explication de cette dédicace dans ce fait que Suidas mentionne un livre d'Oribase péri baei-leias. Nous croyons que l'explication est plus simple et qu'il faut lire Malikj roi ou empereur, au lieu de Malika, reine. Il y aurait donc là simplement une petite erreur de copiste. On sait que la grande collection d'Oribase, porte en tête cette dédicace : Dive Juliane Cœsar. Le Ms* de l'Escurial ne porte pas cette dédicace : le mot Malek ne s'y trouve pas.
11 est encore une autre altération, à propos du livre adressé à Eunape et au public. C'est ce livre que le Pantechni appelle L. de Republica.
Oribase a été mis à contribution par les médecins arabes, tl est fréquemment cité dans le Continent de Razès, dans
(1) Archives des missions scientifiques, IX«> cahier, p. 509i
LBS MâOBCIKS 255
Sérapion, Mésué, Ëbn el Beilhar, etc. Dans le Morny cVEhn el Beithar nous trouvons cité un autre livre d'Oribase : A qui n'a pas de médecin présent. (1) Ce livre nous paraît être VEuporiston^ des médicaments faciles à trouver.
PHILAORIUS.
Il n*est pas mentionné, dit le Fihrist, dans les Annales des médecins d*Ishaq fils de Honein.
Tout ce que nous savons sur l'époque de Philagrius, c'est qu'il est antérieur à Oribase, qui l'a mis à contribution. Âétius nous en a aussi conservé des fragments.
Tels sont les écrits mentionnés par Wenricli :
De l'impétigo, traduit en arabe par Aboul Hassan de Harran.
Des affections des dents et des gencives^ traduction du même.
A qui n'a pas de médecin présent.
De la colique.
Des signes des maladies.
De la goutte.
Des calculs des reins.
De l'hépatite*
De Tictère.
Du cancer.
De la morsure des chiens enragés.
Le Ms. du Fihrist que nous avons consulté en porte d'autres que Wenrich n'a pas trouvés dans le sien.
De la sérosité citrine.
De l'hystérie.
De la préparation de la thériaque au sel.
On trouve encore d'autres ouvrages cités dans le Continent de Razès, outre ceux dont nous venons de parler, qui sont cités pour la plupart.
Un grand et un petit compendium, Kounnach^
(1) Supplément arabe, n» 1029, folio 204*
25G UI8T01RB DE LA UÊDBCINE ARABE. — LIVXŒ OBUXIÉME.
Le petit compendium porterait aussi le titre de Livre au peuple.