‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 91 sur 168 · I. — Médecins de premier ordre · texte numérisé non relu

I. — Médecins de premier ordre

LES THABARY.

Thabary le père ou Rabban Etthabary.

Sahl, Israélite, né dans le Thabaristan, en reçut le sur-

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nom deTliîibary. S63 mérites lui* valurent aussi, dit âOQ filsi le îiurnom de Rabban, ce qui veut dire: notre excellent, notre maître* Les noms de Rabb^ Rabban ou Rabbin, dit le Kitab el liokamu, se donnent à ceux qui excellent dans la jurisprudence des juifs. Il est généralement connu sous le nom de Rabban Etthabary, que Ton écrit aussi vicieusement Zein Etthabary. Il se forma dans la pratique de la médecine, dit encore son fîk, d'après Texemple de ses ancêtres* Après avoir habité le Tbabaristan, il vint dans Tlraq et se fixa â Sorrmenra.

Rabban Etthabary s'occupa non-seulement de médecine, mais encore de mathématiques, d^astronomie et de philosophie. De plus il fît des traductions.

Abou Machar, vulgairement Albumasar» dit qu'il a vu dans la traduction de FAI magies te, faite par Rabban Etthabary, un paasag^e sur la réflexion des rayons lumineux, que Ton ne rencontre pas dans les traductions d'Ël Kendy, de Tsabet ben Corra et de Honein. Ceci indique une traduction en arabe et probablement diaprés le syriaque, qu'il lui était plus facile de savoir que le grec. C'est là tout ce que nous savons des traductions de Thabary. Nous ignorons d'après quelles autorités Wilgtenfeld a pu dire que ces traductions étaient faites d*aprèâ Thébreu, et Carmoly qu'il traduisit une foule d'ouvragée. Rien ne nous autorise k admettre qu'il y eut alors des ouvrages de médecine en hébreu ^ malgré que nous ayons déjà constaté Texistence de quelques médecins juifs.

Ou rencontre dans le Continent de Razès des citations de Thabary, sous des formes diverses, mais il est assez difficile de dire ce qui peut appartenir au père et ce qui appartient au fils* Si Ton nous parle des traductions de Thabary le père, on ne nous donne le titre d'aucun livre qu'il auraitpu écrire. On rencontre aussi, dans les Simples d'Ebn el Beitbar, environ soixante-dix citations, qui pourraient être de Thabary le fils.

'^'J'Z UISiOlKL DC LA MÉI^ECINIS AKAUK. — I.IVUE DLUXIÀMU.

ALI BEN RABDAN ETTIIABARY.

Aboiil Hassan Ali fils de Rabbau Etthabary naquit dans le Thabaristan, où il fit ses études et exerça la médecine. Une guerre l'en fit sortir et il vint se fixer à Rey. Là, il eut l'honneur de former un éminent élève dans la personne de llazès. Il compta aussi parmi se^ disciples Ebn el AïnZerby. Plus tard il vint se fixer à Sorrmenra, oii il commença le Firdousclhikma, qu'il acheva la troisième année du règne de Moutaouakkel, c'est-à-dire en l'année 850.

Il avait d'abord été secrétaire de Maziar ben Khacan. S'étant converti à l'islamisme, le Khalife Motassem le prit en considération et l'admit dans son intimité. C'est la première des conversions du judaïsme à l'islamisme que nous ayons à constater : nous en verrons bien d'autres. Il arrive quelquefois que les historiens ajoutent à propos de ces conversions: et ce fut une conversion solide. On ne nous dit rien de celle de Tliabary le jeune.

Ali ben Itabban a laissé plusieurs écrits dont telle est la nomenclature :

Le Paradis de sagesse, Fcrdous el hikma, traité de médecine.

Les avantages du don.

Le cadeau des rois.

Des pandectes.

De l'emploi des aliments, des boissons et des médicaments.

De la conservation de la santé. C'est sans doute par inadvertance que Wûstenfeld traduit: Liber de custodia veri. Nous parlerons tout à l'heure de ce livre.

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