‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 101 sur 162 · Livre des yeux · texte numérisé non relu

Livre des yeux

Ce livre est dédié à Jean. Constantin l'a composé parco qu'il n'avait rencontré, en latin, aucun écrit sur la matière.

Outre les ouvrages mentionnés dans la liste de Pierre Diacre, on trouve encore dans l'édition de Bâle, de 1539:

liber aureua, de remediorura iegritudinum cogiiîtione.

Ue victus ratione variorum morborum.

De melancolia.

De animie et spiritus discrimine, et de incantationîbus, que nous croyons traduits de Costa ben Luca.

De gradibus simplicîum.

On trouve encore dans l'édition de 1541:

De humana natura vel de membris corporÎB liumanii

De elephantia.

De animalibus.

A la fin delà 1'" édition se trouve une lettre îi l'abbé Dldiefy oii Constantin dit qu'après avoir parcouru les auteurs anciens et modernes, grecs et latins, Il eu a extrait tout ce qui peut être ntîle à un médecin, les uns étant trop prolixes et les autres trop brefs. Chacun, dit-il ne peut acheter tous lea livres. Il espère que personne ne pourralui reprocher d'avoir écrit après tant d'hommes éminents. Ce n'est pas nous qui lui ferons ce reproche. Nous croyons avec Daremberg, qu'on lui doit une grande reconnaissance pour avoir ouvert aux Latins les trésors de l'Orient et par conséquent de la Grèce, qu'il a mérité le lilre de Pcstavratcur des lettres méâiccke

- LIVBK UltrtlËHE.

en OceUtentt at qna ea nnit juâtice de lui élever une statue Mix enTiroos de Salame.

Lm ^^actnettons LatineB à TolAde.

DenzôatrolflrièelM s'étaient écoulés depuialemerTeJllcux travail de traducttons opézé à Bag'dad, quand un travail asalogue» lanida premier, ecproduitiit kTolëde. Ce nouveau tianil devait dUHrer moi bien des rapports de celui dont UpneMait

Cette fbis c'est la science arabe elle-même qui en fera le fonda et qui eniicUra la littérature latine, dont la lang-iie était derennela langoe aavante de rOccidcnt.

Ce ne sont paa dés Bouveraina, pas même des Espagnols qui en euraot l'inltiatiTe, ce ne fut pas non plus l'Espagne. mais l'Europe entière qui en profita, et telle en est la raison proliable.

Après la conquête mnaulmanci, les populations chrétienaea restées avec leurs croyauces au milieu des vainqueurs, en eurent bfentdt appris la lanf^ue, au point qu'un évèque de SâviUe, Jeun, crut devoir traduire la Bible en arabe. Do leur côté, les Arabes avaient une certaine counaiaaance de la tangue de ces populations. Nous en avons rencontré beaucoup de vestiges chez les Arabes Andalous, notamment dans Ebn el Beitbàr, et cette langue ils lui donnaient le nom i'Adjemya, c'est'àr-dire étrangrère. Les échanges d'idées se passaient donc ainsi de traductions et c'est k peine si l'on en cite deux à propos de Gerbert, qu'il se fit envoyer de Barcelone, avant le travail dont nous allons parler. Plus tud on n'échangea guère que des coups d'épées entre les musulmans refoulés et les Espagnols de plus en plus envahidseurs.

Ce futun Français qui provoqua les traductions latines à Tolède, où nous voyons une colonie française s'établir vers la fin du XI* siècle.

On Ut dans l'Histoire littéraire de la France, tome VU :

« Bernard, moine de Gluny, qui devint archevêque deTo-

TRADUCTIONS LATINK8 A TOLÈDK. 3(JÎ

lède, emmena à diCféreiitea fois de Fmnce en Espuffue plusieurs aujBta do mérite : Maurice Bourdiii, moine d'Uzerche, archidiacre deTolède, antipape et évoque de Urague ; Géraud de Moissac, chantre de Tolède et évèque de Braque; Pierre de Bourges, avcliidiacre de Tolède et évèque d'Osma; deux autres Pierre, d'Affen, Tun évèque de Séf^ovie et l'autre de Pîilencia; Bernard, chantre de ïolède et évèque de Compostelle; Bernard et Jérôme du Périgord, évèques de ValencH et de Zamora; enfin Raymond, compatriote de l'archevêque Bernard de Tolède, auquel il auccéda. ■

Raymond, natif d'Agen, occupale aiége deTolède, de l'année 1130 â l'année 1150. C'est h lui que revient l'honneur d'avoir provoqué les traductions de l'arabe en latin daiiR sa ville archiépiscopale, et cetteinitiative, qui fut plus ou moind tôt connuede l'Europe, peut être considérée comme le phare qui fit accourir 'a. Tolède des savant? de tous les points de l'horizon, non-seulement au XII', mais encore au XIII" siècle, qui frappa Alphonse X et lui fit oublier la couronne impériale au milieu des savants arabes.

Mais Tolède n'avait pas les ressources de Bagdad. On n'y avait pas sous la main des hommes préparés au rôle de traducteur, également instruits dans les deux langues. On imagina un expédient, qui dans la suite trouva des imitateurs.

liaymond confia l'exécution de son idée h deux hommes. dont l'un connaissait l'arabe et la langue vulgaire, et l'autre le latin. La première traduction arabe latine née à Tolède fut le produit de leur union. Plus tard ces deux hommes ao complétèrent, et chacun produisit isolément. Ceux qui vinrent après eux commencèrent par l'étude préalable de la langue arabe. Quelques-uns seulement adoptèrent le procédé primitif.

Les premiers travaux 'îxécutés sous l'inspiration de liaymond s'adressèrent b. la philosophie. De ses deux traducteurs, l'un resta sur ce terrain, et l'autre passa sur celui des mathématiques, de l'astronomie et de l'astrologie.

Les hommes que le besoin de savoir, besoin qu'ils ne pouvaient trouver i satisfaire dans leur pays, entraîna vers To-

368 UISTOIRK DS LA IIÊDSCINI ARilBI.— UVAB HUIxiéMS.

lède de tous les points de TEurope, n*earent d*aatres préoccupations que d'étendre le domaine de la science. II y eut cependant une exception.

Alors que saint Bernard provoquait la 2* croisade, son ami Pierre le vénérable, abbé de Cluny^ en méditait une autre sur le terrain de la polémique. Afin de pouvoir le combattre en connaissance de cause, il fit traduire le Coran par deux savants que d'autres motifs avaient conduits en Espagne, Hermann et Robert de Rétines.

C'est ainsi que se rencontraient à Tolède les deux grands courants qui traversaient alors la chrétienté.

Les historiens ont l'habitude de mentionner parmi les résultats des croisades l'initiation de l'Occident à la science arabe. C'est là une erreur. La science ne doit rien aux Croisés, qui avaientd'autres préoccupations (1). Parmi cettemasse innombrable de traductions, dont nous essayerons de dresser l'inventaire, on n'en compte que deux opérées en Orient: Tune faite par Philippe de Tripoli a trait à un écrit apocry* phe d'Âristote, le Secret des secrets , et l'autre par Etienne d'Ântioche a trait au Maleky. Et encore cette dernière traduction est un double emploi, que rendait & peu près inutile le Panteg'ni de Constantin.

C'est k TEspagfne que se rattachent les noms de Platon de Tibur, d'Adelard de Bath, de Jean de Séville, de Gondisalvi, d'Hermann Dalmate, d'Hermann l'Allemand, d'Alfred, de Daniel deMorlay, de Robertde Rétines, de Marcus de Tolède, de Michel Scot, etc. C*est enfin à Tolède que Gérard de Crémone opéra ses soixante-seize traductions, qui embrassaient rencyclopédie de la science. C'est encore naturellement à l'Ëspag'ne et même h Tolède que se rattachent les travaux provoqués par Alphonse dit le savant.

Pendant deux siècles Tolède fut un atelier de traductions.

Il nous en est arrivé un assez gfrand nombre d'anonymes, dont quelques-unes portent le cachet de l'Espagne. Parmi celles dont l'attribution est douteuse, on compte l'une des

(l)On sait comment les Croisés traitaient les bibliothèques. V. Quatremère .

plus imjiurktntfls, celle du cùliibrc Imité «lu lii pei'sptictivtj d'El Hazen (1).

Sans doute le3 travaux ex«CHté-S ii Toli'îiie n'eureat ui la sflreté ni l'uuipleiir de ceux de Ha^dad, nona en avons déjà fait comprendre la raison, Lmii" importance n'eu fut pas inoins grande : on sait avec quelle avidité la science avalje fut lougtempa recliercliée. Ou sait do quel crédit jouirent Avicenne et Averroèw, combien de lacunes les Arabes remplirent alors. Sana eux, le moyen ilf,'-e i!Ut défailli sur la route de la Kenaissance (Cosmos).

NouH allons entrer dans (jnelques délails sur l'œuvre entreprise par l'archevêque de Tolède.

C'est donc à l'arclievèque do Tolède, Raymond, nous en avons la preuve dans une dédicace qui lui est adressée, que reviendrait l'bonnenr d'avoir provoqué les traductions dti l'arabe en latin. Dans cette œuvre il fut seconde par doux hommes, Gundisalvi. archidiacre de Séfrovie, et un juif converti, connu :^ou3 la double dénomination d'Avendaitt {Aveu Daoud, ou fil.s de Itavid) et de Jean de Séville on .luan d'Espa^^ne. Ces faits se passaient dan.') le commencement du XII' siècle de notre ère, une traduction faite par ce dernier, portant la dute de l'année ri:>0 des Arabes, qui équivaut à l'année 1134.

Il serait intéressant de savoir si ces travaux furent connus des traducteurscontemporuinstels que Platon de Tibur, Adliélard de liatb et (iérard de Crémone. Nous savons que le premier traduisit à Harcelone et que le second voyagea en Espagne, mais il cela se bornent nos renseignements. Quant ii Gérard, nous savons positivement que ses travaux s'accomplirent il Tolède, oii il se rendit pour y trouver ce qu'il cherchait en vain dans son pays; mais nous ignorons la date de Bon arrivée. Comme il ne mourut qu'en 11S7, on peut croire qu'à son arrivée b. Tolède le travail des traductions étiit déjà commencé et que ce fut peut-être la conuaissauce qu'il eu eut qui détermina son départ et &x.a, son itinéraire.

(1) On est tenté du l'attribuor à Gérard, qui traduisit ks Crsiius-

CUlM.

JUN DE SfiTILLB.

Nous eommeneetong par Jean de SévUte, qat Ait foAtf blanwDt le mittre de Gandimlri dau la eonnalennee de r*> nbe.

n ne nom est conna que par aee écrits, et son nom même aoulère des diacnetionB. C'était od juif converti, et son père devait s'appeler Darld, tu le nom d' A vendant (Aben Daoud, SU de David), «oos lequel il cet aouveut désig:né. Comme <dirétien il porta le nom do Jean. Ou l'appelle g-énéralement Jean de SévIUe on Jean d'Espagne, les Msh. donnant tantôt Joanneê hùpaUmU, et tantôt Joaimcs hispamemîs, hispamm, hiapanenÙM, etc. La première qualiticatiou est la plus commune, ce qui est d^à poor nous mit; rnisun de l'adopter; mais nous en avoua une autre. Noua le trouvons parfois ainsi qualifié: Joamteê hiÈpalentiB atquc Luncnsis. Nous croyons qu'il fiant chercher ua nom de ville dans la première qusUficatîon tout aussi bien que dans In seconde (1). Jean eeraitdonc probablement originaire de Séville, et il aurait pris plus tard un nouveau surnom celui de Lunenaia, pour avoir habité Luna. Quelques-uns de ses écrits en sont datés, oiosi qu'on le voitdaas lesMss. de Paris n" 72^,7392, 73776. Nous ignorons les dates de sa naissance et de sa mort, mais nous savons positivement qu'il écrivait dans la première moitié du XII*siècIe,unede ses traductions, celle d'Al' fergan, étant datée de l'année des Arabes 539, qui correspond & nos années 1134 et 113D. Déjà M. Chaaies avait relevé l'erreur de Librî qui avait dounû comme incertaine l'époque de Jean de Séville. Jourdain avait sif^alé cette date et Woepcke en a rectifié les erreurs de détails.

Jcau de Séville est, après Gérard de Crémone, letraduCteuT qui a le plus produit, mais ses traductions sont loin d'avoir l'importance de celles de Gérard. Il en oat qui portent sar

<1) On vûit que bous tirons d'un mSme fuit une conclusion contraire à celle de Jourdain. Cea doublée surnoms, tirés de locftlitle, ■ont très communs chcx les Ambca.

JI':AN ùli fe^VlLLE.

■Jll

la iiliîloâupliic, iaa.i6 la, grande inujuritû porte nav l'ustrououiio et L'aatrolo<|:ie. Il \ainatk aussi qiieUiueâ ouvra{ft;a urig-i- Il aux.

Soa début daua la carrière paraît avoir été une traduction faite do concert avec (lundisalvi. On pourrait même supposer qu'alors il n'était encore que catécliumène, car elle porte le nom d'Arendautli, tandis que les autres portent le nom do Jean (de Séville ou d'Espag-ne), qu'il dut recevoir ii son baptême.

Nousallons donner la nomenclature de ces traductions.

1° Traité de l'âme, d'Avicenne.

Cette traduction, faite eu commun avec Gundisalvi, porte quelquefois le nom d'un aeul des deux collaborateurs, cependant elle est toujours précédée d'une épître dédicatoire où Avendautli prend la parole- Bien que cette épître ait été publiée par Jourdain, nous ue pouvons cependant la passer entièrement sous silence, attendu qu'elle a une importance historique.

Généralement elle porte entête: Proloyus ejusdem(Doininici) ad archîepiscopumToletannm Remunduui.

Dans le n° 280 de la Bibliothèque Mazarîne, nous lisons au contraire : Incipit epistola Avendautb pliilosopUi, etc.

Suit: «Reverendissimo toletanœ sediBarchiepiscopoetUidpaniarum primati, Johannes Avondeut Isruelîta, pliilosophus, g:ratum debitae servitudinis obscquium.

C'umomnesconstentexanimuetcorpore, non omneasiccertl Hunt de anima sicutdecorpore. Quippe cuni i llud sensu subjaceat, ad hauc vero nou uisi intellectus altinf^ati undo homincn sensibus dediti aut animam nichil creduut, aut si forte ex iRotu corporis eara esse coujiciunt, quWest, vcl qualis est plerique flde teuent, sL'd pauci ratione convîncuntur...

Quapropter JHSswwi cestrum, Domine, detranaferendoAvicennîG philosophi libro de anima effectui mancipare curas quatenus vestro mimere et nostro labore latinis (Jourdain : latinus) fieret certum quod liactonus extitit incojrnitum; acilicet au (jit anima, et quid, et qualis sit, sec un Jumessentiam et effectum, ratiouibua verisslmis coiiiprobatur. Hune, ig:itur librutn vobis prœcipiente (Jourdain : prœcipientibua), et me

372 HISIOIKL DK LA MBOEOlNi. ARABE. — LlVRfi HOITIEUB.

Biu^ula verba vulgfariter profereute, et Dominico arehidiacono singula in latinum convertente, ex arabico translatum in quo quidquid Aristoteles dixit libro suo de anima, et de sensu et sensato^ et de intellectuet intellecto, ab autore libri scias esse coUectum. »

Bien que l'auteur de cette dédicace parle en latin, il semble qu'au moment d'entreprendre cette traduction il Joutait encore de lui-même, puisque son rôle s^^ borna à traduire l'arabe en lang'ue vulgaire, sans doute en espagnol, de même que Dominique Gundisalvi, qui devait plus tard jouer à lui seul le rôle de traducteur, ne'connaissait pas encore assez l'arabe.

Nous lisons dans les Mss. 56 de l'Arsenal et 286 de la B. Mazarine: Incipit, ou completus est liber de anima, qui est VI liber de naturalibus, ou naturalium Avicenae.

2** De la conservation de la santé, ou extrait du livre des Secrets des secrets, attribué à Aristote. Tel est le titre :

Epistola Aristotelis régi magpno Alexandro, de conservatione humani corporis, quam Jobannesbispaniensis T. (Théophinœ) liispaniarum reginse trausmisit.

Jean rapporte ainsi dans sa dédicace comment il en \int à faire cettre traduction : « Cum de utilitate corporum olim tractaremus, et a me, ac si essem medicus, vestra nobilitas quœreret brevem libellum de observatione dietarum, vel de (*.ontineutia corporis, accidit ut, dum cogitarem vestr» jussioni obedire, liujus rei exemplar ab Aristotele philosophe editum repente mente occurreret quod extraxi de libre qui dicitur cyr oserctr (Sir el asrar) id est Secretum secretorum, quera fecit Aristoteles Alexandro régi magistro (1). »

Nous reviendrons plus tard sur cet écrit d'Aristote, qui fut traduit intégralement par Philippe de Tripoli.

3" Traité de Costa ben Luca sur les différences entre Tàme et Tesprit. Tel est l'incipit :

Liber de ditferentia inter animam et spiritum, quem Co^îta ben Lucciî ciiidam amico scriptori cujusdam régis edidit,

(1) Ou voit (jue lo nom d'Avondauth a fait place à celui de Jean. Il eu sera do même pour toutes les traduclioiîs qui vout suivre.

■IF.kU TtF. SRVILf.R. ïlTIi

et.roliannQs]iiHpa1en8ise:i ambico iiilatinum RiiiTiiiii(lo{vur.: kemundo, venerundo) Tolletano archiepiai'opo translulit,

HemarqiioiiH encore îfî 1p jinm de. Kaymoiid. promoteur (ifs traductions.

Les manuscrits <](• cette traduction sont coiumiiiir'. l't l'ouvr&gp. jouit d'une certaine vofT'ie au raoye» Ar'c.

4° Eléments d'astronomie d'Alferfjan.

Le titre de l'ori^iual peut se traduire ainsi : Traité des ffroupes dos astrea, et éli^ments ou principes des mouvements célestes {i;.

M. Woepcke a reconnu que cette traduction se trouvait au fonds latin de Paris dan» lea n" 0500, 7377 h, 743'!, et 848 et SCO de l'ancien fonda St^-Victor.

Tel est l'încipit dn n" 0500 : Liber Alfragani in quibusdam collectis acientiif astronim et radicum motua planetarum. et est XXX difTerentianim (2), int-erpretatus a .lolianne ]iyspanensi atque lunenai.

Tel est le curien:^ explicit du n" 848, qui se rencontre ailleurs avec quelques variantes: PerfectusestliberalpharRuni in scientia astrorum et radicilnis motuum cœtestium, iuteipretatusinLuuaaJohanneyspanensî atque hmenai.et espletus est die vicesimo quarto die quinta menais lunaris anni arabum quing-eutesimi XXA'III ' exi^tente XI die mensis marcii CLXXIII, sub laude Dei et auxilio.

Woepciie pense qu'il faut restituer ainsi la fin: explelus est die vicesimo quarto quinti mensis lunaris anni arabum quing-entesimi XXVIIIL II conclut ainsi ; C'est donc le 24 djoumada 1" de l'année 5'2ïl de l'Iiégire, ou le 11 mars 113") de notre ère, que .lean de Sé.ville acheva aa traduction d'AIfrafrau.

La traduction de Jean de Séville a été imprimée sons ce titre : BrevisacperutiliscompilatioAlfrafrani, Norimberfïtp,

Plusieurs Mss. de Paris, dont Woepcke a fait le reciinse-

(1) Le mot djouami do l'arabe u été compris par Jean dans lo Bons de recueil. Ou lit aussi : Liber complétas in ecieatiu astro~

(3) Ce mot rfJ/j'trenri'Ei équivaut à division, section, chapitre.

s?'! nisTûmn dr la. mëdccink t

IVRC RtlTlHUX,

Kant, eoutiennaut une trailuctloo d'Alfar^n par Gérard da Crémone. Nous en i>arIeroi)s ailleurs. Tel eu est le titre : Li* bar ds a;;^re(>:ationibus scientitE stellarum et principîis cœlestinm motuum, etc. On voit qu'ici le mot Oussoul aété rendu par principiia au lieu de radicibus de Jean de Séville.

Woe[>(;ke fait obserrer que le catatogiio imprimé de Paria a'ert trompé en dédoublant la traduction d'AIfergan sous ces daaz titres: Liber de ag:gre<>-ationibua, et Rudimeiita a&tronoadea. En 1500, Christmaun publia une traduction libre d'Alferg-an accompagnée de commentaires. D'autres éditions avalaot déjà paru. En 1000, Golius en publia une édition arabe latine.

Ei^ Quadriparti de Ptolémée.

Nous le trouvons au n" 7306 sous cette simple indication : Qnadii partitus Joliannis hyspalensis.

0» Cfliitiloquium de Ptoléir.éd. lîien que nous n'ayons pas rencontré cette traduction accorapaffnée du nom de Jean, nous croyons devoir la lui attribuer pour la raison suivante :

On Ut cet explicit dans le n' 7316 : Perfecta est hujus Vibtl translatio unno Arabum5.')0. Nous ne voyona guère h cette date que Jean d'Espagne pour avoir exécuté cette tradoetion.

Il y a plus. Au n* 7307, on Ut, au début d'une traduction du Centiloquium : DixitMagister-AbraamuslienDeut. Ne serait-ce paa là le nom primitif de Jean 1

7' Des figures, par Tsabet ben Cora.

OetopuscHle se trouve aux n" 7283, 7337 et 10,204. H a'o^t do l'emploi des figure» comme amulettes. Noua trouTon» même la recette de lu confection d'un moule. On a peine à croire que cet écrit soit réellement de Tsabet ben Cora. Unoi qu'il en aoit, tel est l'incipit du n° 7282 : Liber yraaginum Thebit ben Cora, a Jobaune hygpaleusi atque- lunensi in luiia ex arabico in latinum translatus. On tronve dans le n" 10,20'1 un explicit identique.

S" Introduction M'astrologie, par Albumazar.

Elle se trouve aux n" 7315, 7310, 16,203 et 16,204.

Le n- 10,203 débute ainsi : lu nomine Dei pii et misericor-

l&kH D\i SkVlLLE, 375

dis. Isag^oge majores Albumasaris in scîeatia judiciorilm astrorum translata a Jolianno Iiyspanieusi de arabico in latinum.

Dans les autres on lit: Liber qui est major introductoriu3 Albuinasaria astrologri in scientia judiciorum astronim, etc., et en tète : lu nomine domini nostri Jesu-Cliristi.

On lit h l'explicit: Translatas a Jobanne liispalensi.

On sait qu'Albumasar est le nom altériS d'Ahon Macbar Djafar ben Mohammed ben Omar el Balkhy. Dans la liste de ses œuvres, donnée par Djemal eddin, nous trouvons citée la grande Introduction.

9° Introduction à l'astrolog-ie, par Alchabitius.

Tel est le titre : Introductorius nd maj^iâterium judiciorum astrorum Abd el Aziz qui dicitur Alcliabitius.

Nous avons en vain cherché le nom de cet auteur dans nos hiâtoriens, mais sa dédicace au sultan Seyf eddoula, prince Hamdanide d'Alep, nous apprend qu'il vivait au XII' siècle. On s'étonne que Jourdain, dans la Biographie Michaud, ait avancé que cette traduction s'était faite au XII' ou au XIII' siècle. Sans douto cet article a précédé ses Recherches. La Biojfraphie Didot s'est rabattue sur le XIII' siècle. Cette traduction existe dans les u"' 7282, 7321, 7321 a, 7416 et 7-132. On lit au n" 7282 ; Interpretatus a Joanne yspalensi. Le n" 7321 a, d'une exécution mag-nifique, porte les armes do France. Cette traduction a été imprimée sous le titre : Liber ysagofficus Abdilazi, etc.

10° Traductions de Machu Allali.

Il est probable que toutes les traductions de Mâcha Atlali, opérées par Jcau, ne nous sont pas parvenues accompagnées de son nom.

Il en est cependant resté un certain nombre qu'il a signées. La plupart ont trait a l'astrologie.

Nous trouvons diverses traductions de ce genre dans les n°*7282, 7307. 731ft, 12,201. etc. Ces traductions portent généralement cet explicit: Translatua (ou veraus) à Jobanne hyspalensi in luua ab arabico iu latinum.

Les n" 7307 et lG,20-i contiennent U traduction d'un traité sur IcM éclipses, avec le nèmc cxplicit.

Page 1