ABOUL FADHL ISMAÏL
Aboul Fadhl Ismaïl ben Abd el Ouakar, originaire de Marrah, vécut h Damas et fut attaché à la cour de Nour eddin.
SAKKARAn EL HALEBY.
C'était un juif d'Alep, ainsi que Tindique sou surnom. Jl vivait du temps de Noureddin.
EBN ESSALAH.
Ebn Essalah Nedjem eddin Aboulfoutouh Ahmed ben Mohammed» originaire de Hamadan, mourut à Damas vers l'année 540 (1145).
ABD KL OUAHIB BEN ABDERREZZAQ EL KlIAtlIIB.
Le n* 1020 de l'ancien fonds arabe contient de lui un petit traité de médecine en 28 chapitres, dont les titres sont des questions de médecine générale^ de thérapeutique et dephar-^ macopée.
L'ouvrage débute par des conseils empruntés & divers médecins, courts, et la plupart ayant trait à l'hygiène et particulièrement à la sobriété.
Le dernier chapitre est une sorte de mémorial de thérapeutique.
Le catalogue dit que cet ouvragfo fat composé en 1152, ce qui nous a échappéi
48 HISTOIRE DC LA MÉDECINE ARADfi. — UVBE CINQUIÈME.
ABOU ABIR MOHAMMED BEN AHMED ETTHARSOUST.
Nous le connaissons par une mention de Hadji Khalfa, n* 7614, qui lui attribue un ouvrage intitulé : Echchefa Fit-thobb, la guérison en médecine. Il mourut en 1163.
EL AGREBT.
Daoud Ennacer el Mously, originaire de Mossoul, habitait Hassen Keifa, et vivait dans le courant du XIP siècle, ce qui est indiqué par le surnom de Thabib ed Doulctein, ou médecin des deux dynasties. Il y a toutefois désaccord à ce sujet et d'Herbelot est en contradiction avec lui-même. D*un côté il considère ces deux dynasties comme celle des Fathmides et des Aïoubites, et de l'autre comme les maisons régnantes en Egypte et en Syrie. Nous allons voir d'autres difficultés.
Daoud Ennacer est Tauteur d'un Formulaire qui porte le titre de Nihaîat el Idrak^ le Comble de la perception, qui existe h la Bibliothèque nationale, ancien fonds, n* 1086. D'Herbelot dit qu'il fut dédié à Malek el Adel, frère de Saladin, d'où le titre El Adeli qui lui fut aussi donné.
D'autre part nous lisons tant dans le manuscrit susdit que dans Hadji Khalfa, à part de légères variantes, qu'il fut dédié à Chihab eddin Gazy ben Mohammed el Aïouby. En tète de ces noms on lit de plus : El Adel, chez d'Herbelot.
Nous pensons qu'il y a une faute d'impression sans doute, chez Hadji Khalfa. Il donne la date 826 de l'hégire, 1422 ; mais nous lisons dans le Ms. 1036 que cette date est celle où fut achevée la copie de l'ouvrage par un descendant de l'auteur, Issa ben el Agbar.
Le manuscrit 'de Paris est incomplet. 11 commence au livre 3 de la III* partie et n'en contient pas moins 250 feuilles. Il est divisé en 72 genres et nous commençons avec le 45*.
Les genres traités sont les onguents, les cérats, les colly-
res, les poudres, les injections, tes topiques, les fumigations, les narcotiques, les li^mostatlques, les huiles, les parfums; puis ce sont les aliments des malades, les doses, les synonymes et l'épreuve des médicaments.
Certaines préparations sont dîtes d'officine, Dokkany, et d'autres d'hôpital, Marcstany. L'auteur donne la figure de cachets qui devaient s'imprimer comme ceux des anciens oculistes. A propos des narcotiques, il dit que l'on en fait usage pour mutiler les g-arçous, faire l'ouverture des abcès, extraire un calcul.
En somme le Nihaïat el Idrak nous paraît un bon ouvrage.
ABDERRAHMAM ECIICHIRAZY.
Abderrahman ben Nasr ben Abdallah Echchirazy vivait du temps de Saladin et c'est sans doute par erreur que d'Herbelot le fait mourir en 774 de l'hégire, ou par la faute de l'imprimeur.
Il existe plusieurs exemplaires, notamment à Paris n" 1001 de l'ancien fonds, de son Kitah el Idhah fiasrar ennikah, ou Révélation des secrets du mariage. C'est en somme un traité des aphrodisiaques. Il se divise en deux parties, la première à l'adresse des hommes, la deuxième à celle des femmes. La première traite des aphrodisiaques, aliments et médicaments, de ce qui procure de ta volupté, aide ou empêche la conception et des anaphrodisiaques.
La deuxième traite de ce qui plaît chez les femmes, de ce qui révèle leur tempérament, et de leur toilette dans ses détails les plus intimes.
Entre autres ouvrages, Abderrahman Echchirazy produisit aussi un traité de l'interprétation des songes qui fut traduit par Vattier et publié en 1061 sous le titre: l'Onéricrite musulman ou Doctrine de l'interprétation des songes, par Gabdorractiaman fils de Nasar.
L'original existe probablement à Munich, sous le titre: Khoulassat cl Kalam fi Taouil el Ahlam, n* 870.
Le culte des sciences et de la médecine se maintint en Egypte pendant le XII* siècle malgré les révolutions quî la troublèrent.
La protection que les derniers Fathmides avaient accordée aux savants leur fut continuée par Saiadin. Il fit construire au Caire un hôpital qui, de son nom, fut appelé Ennacery, car il s'appelait aussi Malek Ennacer, et cet hôpital devint dans le siècle suivant surtout une pépinière de médecins.
Ce qui indique cependant une défaillance momentanée et ce qui caractérise le XII* siècle en Egypte, c'est que les deux tiers des médecins dont les noms nous ont été conservés sont des juifs. Gela tient peut-être aussi à deux causes. Des deux seuls médecins éminents que nous ayons à signa- 1er, Tun était un juif, Ebn Eddjami. D'autre part, les persécutions exercées en Espagne par les Âlmohades contre les dissidents amenèrent en Egypte plusieurs Israélites, parmi lesquels l'illustre Maimonide, qui y devint le chef de ses coreligionnaires et ouvrit une école de médecine, bien qu'il fût plutôt un érudit qu'un praticien.
Sur une douzaine de ces médecins juifs nous en comptons la moitié attachés au service de Saiadin.
A côté'd'Ebn Eddjami, nous ne pouvons citer qu'un seul médecin éminent, cette fois musulman, le Cheikh Sedid, qui fut nommé chef des médecins sous les Fathmides et conserva la même faveur auprès de Saiadin.
Uu autre mécleciu, Ebn el Aïii Zerby, doit étrecité comme ayant propagé la science médicale par l'enacignemeiit.
La passion de3 livres se conservait toujours en Eg-ypte.
Ajoutons que, parmi ces médecins, uous trouvons un alcliimiste.
ABÛU WAPAlt YOUSOUF BEN AHMED BEN ItlIACUDAÏ.
C'était uu médecin éminent, adonné & la lecture d'Hippocrate et de Galien. Né en Espagne, il se rendit en Egypte h l'époque du Khalife Fathmide El Amr Biahkara Allah et g'y fit un renom.
Il fut attaché à la personne du vizir Mamoun el Amry, tant que dura sa faveur. Arrêté par le Khalife en 519, ce vizir fut mis h mort en 522 (1128). C'était un ami des ecieucea, qu'il cultivait lui-même, et ce fut sur son invitation qu'Abou Djafar Yousef commenta les écrits d'Hippocrate.
Abou Djafar était aussi en correspondance avec son com^ patriote Ebn Badja.
Nous ignorons l'époque de sa mort.
Tels sont ses écrits :
Commentaire du Serment d'Hippocrate, dédié au vizir El Màmoun. Ebn Abi Ossal'biah en fait l'éloge.
Commentaire du l" livre des Aphorismea.
Extrait des commentaires d'Ali benllodhouan sur le livre de Galien h. Glaucon.
Discoure sur le l" livre du petit art de Galien.
Abrégé de logique.