‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 139 sur 162 · PHILIPPE DB TRIPOLI. 'MT · texte numérisé non relu

PHILIPPE DB TRIPOLI. 'MT

dicitur secretum secretorum, sive do instruction o uobiliuui, editus ab Aristotele, ad Alexandrum discipulum mUaus, qui traoslatua fuit de ling'ua arabica in latinam.

L'original arabe se trouve au n" yj-l de Paris, ot tel on ont le titre ; Kitab esaiassa fi tedbîr erriassa el marouf bitirr el Aerar, Livrede politique surler^g-irae des nouverainit, connu 80U3 le nom de Secret dea secretd.

Cette traduction est adressée b Guy do Valence, évùiiuo de Tripoli, et telle est la forme de cette di-dicaco:

Domino suo excellentissimo et in cultiirelifriuniH ntrunuitisimo Guidoni de Yalencia, civilatis TripollH (iflorloso jioiitifici, Pliilippus suorum minimus clericorum se Ipunin et fldelo devotionis obsequium,

Philippe faisait donc partie du clergé de Tripoli.

Jourdain pense qu'il était antérieur au XIII' HlécUt. U'nno part il est cité par St-Thomas, Itoger Bacon et phiMleurn autres savants de cet âge. De l'autre, Jourdain ponmi que l'on peut reconn^tre Guy de Yaleoce danu un document duti) do

La dédicace de Philippe fait avec emphase l'éloge du prélat : Yobis 8oU Tidetur cunctarum scientiarum doua contiilisse. la voa namqua reperiuotur oanctorum gratloD nnlversie.

C'est & Antiocheque Philippe, SB trouvant avec Guy do Valence, fit la rencontre de ce qu'il appelle une perle trè* l)r6cieuse, très rare chez les Arabes, et dont non év(>quci lui conseilla la traduction. Philippe raconte unnuitc commentée livre fotrencontré chez le prêtre d'un temple d'F^Kculapo par Jean fils de Patrice, qui le traduisit d'abord en chaldéen, puis en arabe.

Cette découverte est pareillement exposée dauii le texte arabe, Ms. précité, d'où Philippe l'a tirée. Seulement lahya ben Bathrik dît avoir traduit d'abord cet ouvrage en latin, roumy, puis en arabe.

Dans la traductloQ, tout comme dans le texte, le traité du ecret des secrets est divisé en dix chapitres.

Lespremiers traitent de la morale. Ou eu rencontre cnHUlte qui parlent d'hygiène et de médecioe. Enfin les derniers

448 HORonui DM zjk uÈJûmdùm araic.—» uns ButniiiB.

8*oeeap6nt de politique, ainsi du ehoix d*aii aecnréteire, dt Tart de la guerre, etc. On comprend aind le titre latin.

Nous avons déjà tu que Jean de Sérille traduisit la parifi de cet ouvrage qui traite particulièrement de la médecine à redresse d*une reine d^Espagne. Le Ms. arabe n* M4 fidsatt également partie de la bibliothèque d*un souvwain.

En somme, le Secret des secrets est jmrtraient conràdéri comme aprocryphe et ne mérite pas de porter le nom d'Aristote.

D'autres écrits attribués à Philippe sont considérés psr Jourdain comme un dédoublement ou un extrait du Secret des secrets.

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