‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2Chapitre 159 sur 162 · AVICENNE · texte numérisé non relu

AVICENNE

Le Canon, par Gérard de Crémone.

Alpaerus fit une révision de cette traduction et renrichit d'un nouvel index. Une notice d'Avicenne ayant été trouvée dans ses papiers après sa mort, elle fut traduite de Tarabe en latin par le concours du damasquin Fadella et de N. Maasa«

Plempius donna plus tard une traduction des deux pre-^ miers livres.

On connaît l'édition du texte original donnée & Rome en 1503, le plus beau et le plus vaste monument élevé à la médecine arabe, mais dont le texte n^est pas assez correcte

Kirsten publia aussi en arabe le deuxième livre;

De viribus cordis, ou de medicinis cordialibus.

Cette traduction, faite par Arnauld de Villeneuve, fut aussi revue par Alpagus.

AVICENNK. 409

Cautica Avicenute (Ardjouza;, pur Armeutfuud.

AlpagTia revit encore cette traduction.

De removeiidia nocumentia qui uccidunt in reg'iminc sitiiitatie, par Alpag-ua.

De syrupo acetoso, par Alpagus.

Les Cantica d'Aviceiine, avec le commeataire d'Averroês, furent traduits par Armenfiraud.

Entre tous les médecins arabes, Avicenne eet celui qui eut le plus de crédit en Occident, et comme on le sait, qui le maintint le plus longtemps.

Daremberg: a relevé les éditions d'auteurs arabes faites avant l'année 1500. Tandis que Isaac, Ali Abbas et Averroès n'ont qu'une édition, que le Continent de Razôs n'en a pas davantage, le Canon d'Avicenneen a quatorze.

Autres écrits.

De anima, par Jean de Séville et Gundisalvî.

Metapbysica, par Gundisalvi.

Pbysica, idem.

Abbreviationes animalium, par Michel Scot.

Telle est la liste des ouvrages impriméa d'Aviceuao, donnée par la Bibliothèque Bodléienne, dont nous défalquerons ceux que noua avons déjà mentionnés:

De deânitionibus et quœsitis.

De divîsione scientiarum.

Oratioucula quœdam.

De tinctura metallorum.

De conglutinatione lapidum.

TractatuB de AJchimia.

EpUtola ad regem haseu de re recta.

Lapidifl philosophicte declaratio.

Âquœ rubeœad tingeudum.

Parmi ses Mss-, nous trouvons encore à citer :

Sufficientia Avicennae.

Avicennae de Anima, par Alpagus.

Le n''6443 de la B. nationale nous fournit encore ;

Avicennae de cœlo et muudo (Gundisalvi).

De ortu scientiarum (attribué à Alfaraby).

Logica .\.Ticennae.

GCfD anxaiM oa ll médioiiib amamm. — uvai auiTtÈiiK.

Noos trauvons aa n* 10,007 (ancien OM} :

Liber Avicennae de philoaophia prima, aiveadlentia divins.

Nous tronrona encore an n* 0514 un traité intltolé De animai peat-dtre par erreur, car ce n'est autre cluNie que de ralchimie, qui est probablement identique avec le traité d'alchimie de la Bodléienne.

Lenglet-Dufreanoy cite de plus : Porta Elementorum. — In epistolam Alezandri régis.

BBBIf DIBZLA.

Le TakotOm d abdan sous le titre Tacuini œgritudinum^ par le juif Ferragut.

EBSN BOTLAN.

Le Takoulm cmMu^ Tacuini sanitatis, fut peut-être aussi traduit par Ferraguth. Ce qui rend probable cette Iqrpothèse, c*est que ces deuxécrits se rencontrent quelqiieftiis ensemble, ont la mdme disposition par tableaux sgmcq^quea et se complètent réciproquement.

Le nom de l'auteur Aboulhassan el Mokhtar, se trouve altéré sous la forme Elluchasem Ellimithar. Les autres noms qui se trouvent dans certains Mss. sont pareillement altérés.

CANAMUSALI.

De passionibus oculorum, traduction anonyme.

Nous avons établi précédemment que le nom de Canamusali n'était autre chose que l'altération de Aboulcassem Omar ben Aly el Mously, dont nous avons vu l'original à l'Escurial.

Ganamusali se trouve imprimé avec Abulcasis et Guy de Ghauliac.

JESU HALI (iSSA BEN ALl).

Son traité des maladies des yeux, tractatus de oculis Jesu

BBBN QUEFITR. — AVBNZOAR. — MAIMONIDBS. 501

Hali se trouve ordinairement en compagnie de celui de Ganamusali.

Nous avons parlé du spécimen qu'en a publié récemment Hille sous le titre Monitorium oculariorum, qui répond au titre arabe Tedkirat el Kahhalin.

KBEN GUEFITH (eBEN ODAFED).

De virtutibus medicinarum et ciborum, par Gérard de Crémone.

On l'a imprimé avec les Tacuini.

AVENZOAR (EBEN ZOHR).

Le Teiasir^ traduit en collaboration par Patavinus, ou Paravicinus, et maître Jacob.

On le trouve encore avec le nom de Campanus, d'après l'hébreu.

Cette traduction a été imprimée sous ce titre : Âbhomeron Aben zoar. Liber Theisir dabalmodana vahaltabir {fi el moudaouat ou ettedbir)^ cujus est interpretatio rectificatio medicationis et regiminis.

On a imprimé à part : Tractatus de morbis renum, et dans les collections spéciales les Fièvres et les Bains.

MAIMONIDKS.

La lettre adressée au sultan d'Egypte fut traduite par Armengauld, et il en existe un exemplaire à la Bodléienne. Il semblerait qu'il en existe une autre version, les titres n'étant plus les mêmes. On lit tantôt : Tractatus Rabi Moysis quem soldano transmisit, et tantôt Tractatus de regimine sanitatis ad soldanum. Il y en eut plusieurs éditions. Aphorismiy Anonyme.

M pus te LA. UËOECIHK AR\DE. — LIVItB HniTlf:UE.

■ MKSUË LB JEUXE.

■ Nous Ignorons par qui en fut faite la traduction.

5ÈRA.P10N LE JEUNE.

La traduction des Simples est l'œuvre «oUectire de Simoa de Gèues et du juif Abraham, les mêmes qui traduisireut le Uber serrîtorta d'**—'-— ^

)ALI BEN RODHOCAN.

Commentaire sur lepetitartde Galien, Gérard deCrémone. Commentaire sur le Ceotiloquium de Ptolémée, auonyme. Commentaire sur la l'etrabiblon, traduction commandée par Alphonse de Castille.

AVEaRots.

Colliget, par Armen^nd.

Commentaire des Cantica d'Avicenne, idem.

Médicaments laxatifs, maître Mayii.

DeThariaca Anonyme.

De Venenis, idem.

On cite encore quelques opuscules d'Averroès, plus on moins authentiques. Ajoutons que Br. Champtet n'a fait que remanier le GoUiget.

Un a imprimé, avec les Simples de Sérapion, le Y* li\Te du CoUigret sous le titre De aimplicibm.

De Bubstantia orbis, par Michel Scot.

Commentaire sur le Ciel et le monde, idem.

Commentaire sur l'Ame, idem.

Commentaire sur la Physique, idem !

Commentaire sur la Métaphysique, idemf

Commentaire sur lea Parva naturalia, idem ?

Commentaire sur les Météores, idem ï M. Renan pense que l'on peut attribuer à Michel Scot les écrits que nous avons marqués d'un point d'interrog-ation. Commentaire sur la Poésie, par Hermann l'Allemand. Commentaire sur l'Ethique, idem.

« Ainsi, dit M. Renan, presque tous les ouvragées importants d'Averroès ont été traduits d'arabe en latiu, vers le milieu du XIII' siècle " p. 215, Averroès.

M. Renan dit h la page 377: i Dès le commencement du XVI' siècle on se mit àfaire de nouvelles traductions latines sur les traductions hébraïques. » Les anciennes versions furent conservées pour quelques traités, en particulier pour les commentaires sur la Physique, le Traité du ciel, laMétaphjsique, la Morale h Nicomaque. Quelquefois, comme pour certaines parties importantes du Traité de l'âme, les deux versions furent imprimées parallèlement. »

Il nous semble que ces citations tempèrent ce qu'il y a do trop absolu dans ce qu'on lit à la page 52 :

« Quant à la barbarie du langage d'Averroès, peut-on s'en étonner quand ou songe que les éditions imprimées de ses œuvres n'offrent qu'une traduction latine d'une traduction arabe d'une traduction syriaque d'un texte grec. »

Les avant-dernières citations établissent, d'après M. Renan lui-même, qu'uu bon nombre de traductions d'Averroès passèrent directement de l'arabe en latin, et que ce fut par ces mêmes traductions que les savantsdu moyeu ilge connurent le philosophe arabe.

Nous avons assez parlé, h, propos des traductions du grec, du passage prétendu général h. travers le syriaque pour n'avoir plus à y revenir.

Ainsi, pour s'en tenir seulement ii Averroèa, de ces évolutions multiples à travers lesquelles Ariatote aurait passé pour arriver jusqu'à, nous dans les commentaires d'Averroès, on peut généralement en supprimer deux, le syriaque et l'hébreu.

Mais on ne s'en est pas tenu aux traductions d'Averroès, on a voulu appliquer cette loi, qui souffre tant d'exceptions

OO-i HUrtOlRS DB LA llAOBOINC AEàBB, — LIYBI BUITiftifB.

même pour le cùmmentaieur, à la généralité des traduetiona latines de provenance arabe.

Darembergr est allé jusqu'à dire : c Le moyen ftge, encore plus maladroit qu'ignorant, s'est pris d'enthousiasme pour une médecine de quatrième main. Ce sont surtout le» jui& qui ont travaillé à répandre la littérature arabe en Occi* dent. »

Nous avons déjà vu que cette maladresse n'est autre chose que le dénûment, penuria laiinitatU. Cette pénurie de la latinité est attestée par le concours de tant d'hommes éminents à Tolède, et par l'accueil fidt a leurs traductions par tous les grands esprits du XTTT* siècle.

Quant à la provenance de l'hébreu et à la prépondérance des juifs dans la diffusion de la science arabe en Occident, ces assertions^ en tout temps téméraires, tombent à néant quand on se rappelle seulement Constantin et les quatrevingts traductions de Gérard de Crémone. Daitemberg paraît avoir ignoré les travaux de M. Boncompagni. La découverte de la liste bibliographique de Gérard de Crémone a doublé le chifBre des traductions latines provenant directement et authentiquement de l'arabe. Les traductions ayant passé par l'hébreu ne sont plus qu'un point imperceptible dans la foule. Nous faisons abstraction des traductions d'Averroès procédant de l'hébreu, qui ne vinrent qu'après coup et furent un véritable anachronisme.

ALFARABY.

Aristote, De causis proprietatum elementorum. Anonyme.

Aristote, Distinctio super librum naturalis auditus^ Gérard de Crémone.

De syllogisme, idem.

Aristote, Glosas super librum Rhetorice, par Hermann rAlIemand.

De ortu scientiarum, par Gundisalvi.

De divisione philosophie, idem.

De scientiis, par Gérard de Crémone^

AL OAZSL. — AVIOBHRON. — ABOBAOBR. — l'ALGORAN. 505

De intellectu et intellecto, Anonyme.

Alchimie, idem.

Les couvres d'Alfaraby furent imprimées.

AL GAZEL, ou GAZZALY.

Philosophie, comprenant la métaphysique, la physique et la logique, par Gundisalvi.

AVICEBRON (eBEN GEBIROL).

Fons vitœ, par Gundisalvi.

Munk, qui a jeté un nouveau jour sur Eben Djebirol, rapporte la traduction à Gundisalvi.

ABUBACER (eBEN TOFAIl) ET AVENPACE (eBEN BADJA).

c Au moyen âge, dit M. Renan, on ne se faisait aucun scrupule de citer de seconde main. Ainsi je pense qu'Avenpace et Abubacer ne sont cités que d'après Averrotss. »

A l'appui de cette opinion, on pourrait citer un mot de Guillaume d'Auvergne, mentionné dans les Recherches âe Jourdain: Nec tractatum aliquem scripserunt qui ad nos pervenerit, excepto solo Avicebron.

Quanta ce qu'ajoute M. Renan, qu'Alkendi, Alfarabi, Avicebron, Kosta ben Luca et Maimonide ne semblent guère avoir été lus qu'au XIIP siècle, nous croyons pour notre part que les traductions, non seulement de Constantin, mais aussi de Jean de Séville, de Gundisalvi et de Gérard de Crémone, durent se répandre avant la fin du XIP siècle ; or, elles portent sur tous les noms cités par M. Renan, excepté le dernier.

VAlcoran.

Nous ne croyons pas nécessaire de revenir sur ses traductions, ni sur celles d'Alfonse Bonhommei

500 BifTOiM M lA UÈsmmm àMàmu «— unm nmoÈÊn.

MAOBà ALLàSm

Ifaeha AUati était on Juif du traipa d*BSl Ittaumn et d*Bl Manaoart enltiTant rastrononde et llMtKdogie.Lapliipartde lea éeriti pestent sar eetts demlèieeaiigerie. H noua en eat Tifté on certain nombre*

Noos ne donnercms pui le détail d'une deral-doaMiae d'oavragei d*aitrologie» tradniti par Jean de Séville, qui déserta la bonne Toie raivie par son eoUaborateor QnndimItL Nona citerons seulement lea oa?ragea d'aatranomie. ' Traité de Tastrolabe. La traduetton existe anonyme anx n- 7164, TU», 7886,

Jeande Séville traduisit les traités In rebas eclipaia Imust et De imbribus.

Ce dernier traité ftit aussi traduit par Drogon.

L*un et l'autre sont représentés à Paris.

Gérard de Crémone traduisit un traité Die orbe,

iiBS VILS jm MOUSSA, moi OBiJonu

Nous connaissons déjà les trois fils de Moussa ben Ghaker, à savoir» Mohammed, Ahmed et Hassen» qui employaient généreusement leurs richesses à recruter des livres et à eu* courager les traductions.

Dans la section de géométrie, la liste bibliographique de Gérard de Crémone comprend une traduction sous ce titre : Liber trium fratrum^ tractatua I.

Ces trois frères ne sauraient être que les trois fils de Moussa ben Ghaker.

Cette traduction nous a été conservée. Elle existe à la B. nationale, n** 9335, et h la B. Mazarine, n** 1256, sous ce titre : Yerba filiorum Moysis filii sakir, id est Maumeti, Hameti, Hasen.

Tel est son début : Propterea quia vidimus quod convenions est nécessitas scientie mensure figurarum superficialium et magnitudinius corporum, etc.

ACJC; DIA.FAR. — SBND HES AI.Y. — AROOt, AI1D\S. 507

ABOU DJAFAH BEN MODSSA ^L KHOUAREZMI.

Bibliothécaire d'El Mâmoun, il rédîg'ea, sur sa demaiide, dos tables astronomiques d'après l'ouvrage indîea couqu BOUS le nom de Senà Hend, le corrig-eant par les doctrines persanes, celles de Ptolémée et les siennes propres. Parmi ses ouvrages, on compte deux tables, Zidj, et un traité d'algèbre.

L'une de ces tables a été traduite par Adélard de Bath. Il en existe un exemplaire h la B. Mazarire, n° 1256, sous ce titre : Liber ezich iafaris el Kaurezmi per Adelardum Bathoniensem ex arabico in latinum sumptus. Telle est une date inscrite dans cet ouvrage : Du Christ k l'hégire : DGXXI ans, VI mois, XVII jours.

On trouve h. la Bodléienne : leagoge minor Jafaris per Adelardum, Ezich Alkuarezmi per Ethelardum.

Le Traité d'algèbre a été traduit par Gérard de Crémone, attendu qu'on Ht dans la liste de ses écrits : Liber alcboariami de iebra et almucabala.

Cette traduction nous est parvenue. Elle existe à ta Bodléienne et à. la B. nationale, n" 7377 et 9335, sous ce titre : Liber Maumeti filii Moysi alcboarismî de algebra et almuchabala, sans donner le nom du traducteur. Rosen a publié le texte avec traduction.

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