ABO'J MEROUAN ABD EL UALEK
ABOOL OLA BEN ZOHR.
Les deux fila d'Abd Allah furent des médecins éminonts. lia vivaient encore à l'époque ou Ebn Abî Osaaïbiah écrivait son histoire. Aboul 0!a s'adonna particulièrement h l'étude de Galien.
Telle est cette illustre famille, qui brilla du XI» au XIII" siècle et dont on n'avait pas bien, jusqu'à, pré^^ent, distingué les membres divers.
Léon l'Africain en cite deux. Le premier est l'auteur du Teissir, bien que la date de sa mort soit erronnée. Le second est Abou Bekr el Hafidh.
Du fatras de Léon l'Africain nous tirerons une histoire intéressante. Il s'agit du second de ses Avenzoar, c'est-à-dire d'Abou Bekr el Hafldh. Se trouvant à Maroc, loin des siens, il fut pris de nostalg-ie, et se mit ix formuler en vers ce qu'41 éprouvait. El Mansour. étant un jour entré dans son appartement, ne le trouva pas, mais trouva ces vers. Aussitôt il écrivit au gouverneur de Séville de faire venir immédiatement Jv Maroc la famille d'.^^venzoar. Au bout d'un mois, Abou Bekr Avenzoar, entrant chez soi, y trouva toute sa famille réunie et faillit eu devenir fou de plaisir.
Cette anecdote se lit ég^alement chez Makkary,
ABOU DIAFAR BEN IIAROUN ETTERDJALY.
C'était un des personnages importants de Séville, étudiant la philosophie d'Aristote, en même temps qu'il se faisait un renom dans la pratique de la médecine. Il fut attaché k Is personne d'El Manaour. C'était aussi un oculiste et oirctte la cure dn Cadhy Abou Abd Allah frère du Cadhy Abou Merouan el Badjy, qui avait reçu dans sa jeunesse une poutre dans
% UISTOlUE DE LA. MÉDECINE ARABE. — LIVKE CIKQUIÊMK.
l'œil, et auqnel il rendit la vue, sans vouloir des 300 dinars qu'on lui offrait en rémunération. Devenu impotent sur ses vieux jours, il donnait encore des consultations à domicile. Un de ses titres est d'avoir eu pour élève l'illustre Âverroës. Il mourut à Séville.