V. — ESPAGNE ET MAGREB
Aboul Hedjadj ben Mou-
ratir.
Abou Abdallah ben
lézid.
Abou Ishaq Ëddany.
Abou lahya benAssam.
Aboul 01a ben Abi Dja-
far.
Ech Chadouny .
El Badiy.
Abou Becr ben el qua-
dhy.
Ennedroumy.
Ahmed ben Sabbek.
Abou Ishaq ben Tem-
bous.
Aboul Abbas Enne-
bAtv. 1239
Abdallah ben Saleh.
Aboul Abbas el Ken-
dary..
Ebn el Assam.
Issa ben Mohammed el
R'amathy.
Mohammed Echchafra.
Mohammed el Fahrv. 1221 Mohammed el Kareny. 1226 Abdallah el Ansary. 1247 Abou Becr Ërrakouthy.
Mohammed ben Zobéir. 1284 Mohammed ben Fathis. 1311 Mohammed el Aouassy.1315 Abd el Aziz el Arakv. 1315 Mohammed ben Abd el
Aziz. 1317
Les Médecins de Bougie.
Le SIII» siècle fut une époque de grandeur et de décadence, d'espérance? et de déceptions. Autant ses débuts sont florissants, autant sa fin est empreinte de trouble et d'amertume.
Le sceptre de l'Islamisme avait passé des Abbasaides k la flamille de Saladin, Damas avait remplacé Bagdad.
Les institutions fondées au siècle précédent portaient leurs fruits au Caire et à Damas, les hôpitaux et les écoles se remplissaient d'élèves, de nombreux professeurs y easeig-naient la médecine, les savant»t étaient partout protég-és et honorés, quand l'invasion Mongole vint s'ajouter à celle des Croisés. L'équilibre de l'Asie fut désormais rompu, et le culte de la science privé de la sécurité qui est une des conditions de sou existence et de sa durée, subit un échec dont il ne put se relever. Dès lors, le feu sacré ne s'alluma plus que chez quelques I. esprits d'élite.
Si le XII' siècle avait été pour l'Espagne sou chant du Eeygne, le XIII' le fut pour l'Orient.
Cependant le Xllh siècle, pris dans son ensemble, n'en est ^pa.s moins uue époque féconde. Jusqu'à ses dernières années loo voit encore debout quelques hommes éminents qui KBVsient traversé vaillamment de rudes épreuves.
On ne rencontre pas, il est vrai, des hommes réellement
f upéri<;ur3 comme aux siècles précédents, mais bien une p^al&n;re serrée d*bommes remarquables dans les direrses branches des connaissances humaines : le niveau scientifique s*est élevé. Tel était l'ascendant qu'avait pris la science, que les Barbares eux-mêmes ne tardèrent pas à le subir. Quand Tivresse de la lutte fut passée et que les Barbares eurent pris racine dans les contrées envahies, ils firent appel aux Havants comme s*ils voulaient faire oublier les désastres que la science avait éprouvés k Bagdad. La dynastie Monf^ole, qui se fixa dans la Perse, confiait l'administration des écoles et le g'ouvernement de l'état à deux hommes des plus éminents de l'époque, Nasser eddin Etthoussy et Rachid eddin ben Imad eddoula, tandis que d'autres Mongols 8*en retournaient en Chine accompagnés de savants arabes (1).
Le XIII' siècle se distingue des siècles précédents nar une culture plus étendue et plus sérieuse de deux branches de la médecine, l'oculistique et la botanique, et ces travaux étaient fondés sur la pratique et l'observation. Jusqu'alors les sciences naturelles étaien restées assez étroitement atta* chées h la tradition grecque. Nous voyons maintenant des botanistes qui voyagent pour étudier directement la nature. Tels furent Aboul Âbbas Ennebaty et Rachid eddin ebn Essoury; tel fut encore Ebn el Beithar qui les surpassa par ralliance do Térudition à l'étude personnelle.
Quant aux traités d'oculistique, jamais ils n'avaient été niiH.si nombreux et aussi importants : d'autre part les hôpitaux avaient des services réservés spécialement aux ophthaliui(lueH.
Si nous jetons un coup d'œil sur les diverses contrées musulmancH, nous voyons la tradition scientifique généralement vivace malgré les malheurs des temps.
Nous avons déjà dit que les Mongols fixés en Perse se convertiront à la science. Ils firent plus, ils se convertirent Il rislamisme, ce qui était pour eux un progrès, et c'est à
(1) IVautre part, c'est ù Tiavasion Mongole, aux missions et aux vovuijoa qu'elle provoqua, que l'Europe dut de connaître enfin Toilrômo Orient.
RBVCE BOMUAIRE DU TltEIZIËUB BIÈCLK. 12L
un médecin qu'en revient en partie l'honneur, a Cothob eddin Echcliirazy, l'un des disciples de Fakhr eddin Errazy. En mémo temps que les savants issus de cette énole partageaient les travaux astronomiques de Nasser eddio Etthoussy, un médecin, qui fut aussi un historien, Rachid eddin, fut longtemps investi des fonctions de vizir. C'était enfin alors qu'écrivait Kazouîny, que ses travaux en cosmographie, en géographie et en histoire naturelle ontfaitappeler le Pline de l'Orient.LQS lumières ne subirent donc en Perse qu'uneéclipse momentanée, et ce fut aux disciples de Fakhr eddin et h Nasser eddia Etthoussy qu'elles durent d'être rallumées.
Dana l'Irak, le foyer primitif s'éteig-nit complètement et c'en fut fait des destinées scieutilîques de Bagdad.
Au commencement du siècle, Bag-dad soutenait encore modestement sa vieille réputation. Les Mongols arrivèrent et ce fut sur elle qu'ils frappèrent le plus rude coup. Les institutions furent abolies, les édifices ruinés et les bibliothèques devinrent la proie de l'incendie.
Telle était la prodigieuse quantité de livres qu'elles contenaient, qu'avec ceux échappés aux flammes, on fit, en guise de briques, un pont sur le Tigre, dont les eaux prirent la couleur de l'eucre.
La Syrie, ce champ de bataille oii se mêlèrent les Croisés, les Égyptiens et les Mongols, ne fut jamais aussi floris-sante et aussi féconde qu'en ce siècle de boiïleversements. Les noms arabes dominent parmi les savants; mats ë côté nous voyons des noms de chrétiens etde juifs qui tous partageaient la confiance et les houneurs des souverains. Pendant tout le Biècle, Damas tînt le sceptre de la science. Les princes Aïoubites continuèrent les traditions de Nour eddin et de Saladin. Non-seulement ils recherchaient les médecins et les attachaient h leur service, mais ils conférèrent k cinq d'entre eux la qualité de vizir.
Nous connaissons les noms de plusieurs nommés chefs des médecins en Syrie, et d'un plus graud nombre attachés aux hôpitaux de Damas, où ils eubeignaient la médecioe. L'un d'eux donna sa maison puur y fonder une nouvelle écolo.
123 HISTOIRE DE tA HËDCCINK Aft^E. — LIVRK HXIËUB.
Aboulfara^e, rbistorieudesdyDasties, etEbo AbiOssanalab, l'historien de la médecine, commencèrent à Damas leurs études médicales. Abdellatif y séjourna.
Les hôpitaux de Damus avaient des services d'ophthalmiques, et l'oculistique fut particulièrement cultivée.
Il en fut de même de la botanique. C'était dans le Liban qu'Ëbn Easoury faisait ses herborisations, accompagné d'ua peintre. Ëhuel Beithâr habita quelque temps Damas et en fît le centre de ses excursions.
Alep fut Ifc séjour de Djemal eddin, l'auteur du Kitab el hûkama, lo grand érudit, le plus grand bibliophile qui sa soit produit parmi les Arabes.
Citons encore les uoms de quelques médecins disting-ués, Radhy eddiu Errahaby, le grand praticien; Iakoub bea Saclau, chrétien profondément versé dans la connaissance du Galieu ; Kbn Eddakhouar qui partag-eait son temps entre les écoles et les hôpitaux; le juif Omran el Israïly, savaut professeur et bibliophile.
Si l'Egypte jette un moins vif éclat que la Syrie, nous devons observer que beaucoup de savants fréquentèrent alternativement les écoles et les hôpitaux de Damas et du Caire, et que les destinées des deux pays furent souvent unies. Les Aïoubites conservèrent les traditions de. Saladin.
L'un d'eux essaya de retenir Aboul Abbas, et fut plus heureux h. l'endroit d'Ebn el Beithâr. Vers la fin du siècle, Kalaoun protégea les sciences et les arts. 11 restaura le Moristan, et re fut sous ses auspices que parut le Nacery, traité d'hippologie et d'hippiatrique. L'Egypte peut aussi revendiquer le naturaliste Tifachy.
Un fait cur.'eux k signaler, c'est la culture des sciences par plusieurs princes d'iiu petit état de l'Iémen.
L'Espagne avait pour ainsi dire jeté toute sa sève au XU» siècle. D'ailleurs la domination musulmane se restreignait de jour eu jour et le sol manquait de stabilité. Nous n'avons que deux ou trois noms h, relever. En tète se place Aboul Abbas qui pratiqua sur une plus grande échelle que quelques-uns de ses devanciers l'observation de la nature, et s'en fut herboriser h travers le Magreh et en Orient. Il eut aussi
BBTUA SaMMAlRK DU TKEIZIËUE SIËOLE.
la gloire de former Ebn el Beithâr. Ua autre maître d'Ebn el Beithâr doit être signalé, Abd Allah han Saleh, qui herborisait sur les deux rives du détroit. Le Maroc bénéficia des malheurs de l'Ëspagae et compta un astronome, Aboul Hassan.
Cependant les chrétiens continuaient k vivre de la science arabe. Alphonse oubliait la couronne impériale au milieu de savants astronomes, et ces savants étaient des Arabes. C'est avec leur concours qu'il rédigea les Tables qui portent son nom.
Si nous jetons un coup d'œil sur l'ensemble des autres sciences, nous recueillerons partout des preuves ie leur culture, moins étendue toutefois que celle de la médecine.
Et d'abord la géogfraphie comptait toujours des adeptes chez les Arabes, peuple éminemment voyageur.
lakcub, chrétien d'origine, mais captif dès son enfance, dut à son séjour chez les Arabes la connaissance approfondie de leur littérature et des contrées musulmanes. Ses précieux dictionnaires nous sont parvenus.
Un espagnol, Ebn Saïd, allait étudier à Bagdad, quicomptait encore trente-six bibliothèques, dit M. Reinaud, et publiait des travaux de géographie qui furent utilisés par Aboulféda.
Un marocain, Abd el Ouahid, noua a laissé une description du Magreb.
Un autre marocain, Aboul Hassan, composait un ouvrage d'astronomie, récemment publié par M. Sédillot, et qui a le mérite de nous initier aux instruments dont usaient les Arabes.
A l'autre extrémité du monde musulman, Xasaer eddin Etthoussy, aidé par un groupe de savants, faisait des observations astronomiques à l'observatoire de Meraga construit par leMongol Houlagou, etpubliait les tables Ilkhaniennea.
Eu même temps Kazouiny écrivait les Meroeilles de la nature, qui traitent non-seulement de l'histoire naturelle, mais encore de la cosmographie et de la géographie.
Nous avons déjà cité le nom de Thifachy, l'auteur du Livre des Pierres.
124 HI8T01AB DB Là MiDBCINB ARABB. «— LIVBB SlXtÈlIB.
Noua ne rappellerons pas tous les noms des médecins qui se sont illustrés en dehors de la pratique médicale, nous citerons seulement les noms d'Abdellatif qui écrivit aussi sur l'histoire naturelle, et de Ne^jem eddin el Loboudy qui fut un savant astronome. Plusieurs médecins syriens cultivaient les mathématiques et nous verrons Tuu deux porter le nom de Mouhandes^ le géomètre.
Enfin il est un genre d'écrits que nous ne saurions passer sous silence et qui est le complément de ceux que nous venons de passer en revue, c'est l'histoire de la science et des savants. Le XIII* siècle fut plus riche qu'aucun autre sous ce rapport. Trois grands ouvrages lui appartiennent, dont deux nous intéressent particulièrement. L'un est l'histoire des médecins d'Ebn Abi Ossaïbiah, l'autre le Kitàb el hoka^ ma, ou livre des savants, de Djemal eddin. A c6té de ces deux monuments se place la biographie d'Ebn Khallican qui traite des hommes illustres en général. Il faut citer encore Aboulfarage, qui nous donne parfois sur les savants des notices originales.
En somme le XIII* siècle fut un siècle bien rempli. Si l'invasion de Tamerlan n'était pas venue continuer l'œuvre de Gengiskan, on peut croire que la science aurait continué de fleurir en Orient.
La Perse ne compte plus au XIII" siècle un Razèa, un Avicenne, un Fakhr eddin ; cependaut elle présente encore un groupe de savants recomraandables, qui attestent une grande culture scientifique, A ce groupe nous rattaclierons un représentant de la haute Asie, Nedjem eddin, qui naquit & Samarcaiide et finit ses jours à Hérit. On voit que la science avait gagné du terrain.
Un grand événement troubla ces contrées, l'invasion Mon- £:ole, et cependant la science se maintînt en permanence et même finit par dompter les barbares, Houlagou n'avait pas seulement un faible pour une catégorie de savants dont les travaux ne furent pas toujours infructueux, les alchimistes, il fit construire un observatoire à Meraga. Le célèbre Nasser eddin Etthousy y faisait des observations et avait en même temps l'administration des immeubles attachés à toutes les écoles de l'empire Mongol.
Mais les Mongols firent plus que de s'apprivoiser, ils se
convertirent à l'Islamisme, c'est-i,-dire h la civilisation et ce
fut surtout l'œuvre d'un lavaut médecin Cothob eddin
Echchirazy. Ce médecin et son frère Kemal eddin furent
aussi les instruments de la paix proposée par Alimed Khan
converti au sultan d'Kgypte Kalaoun.
Un autremédecin, qui, malheureusement, devait succomber
I à des intrigues de cour, lïacliid eddin, occupa longtemps à
I la cour Mougole le poste de vizir.
126 HI8T0IBB DB L4 MADSOMB kBABE. *- LIVBB nXI&lCB.
Le plus éminent disciple de Fakhr eddin Errazy, Cothob eddin el Misry» cultiTait la philosophie et propageait les doctrines médicales d'Avicenney qui furent aussi commentées par Cothob eddin Echchirazy.
La Perse eut enfin l'honneur de produire le plus éminent et le plus complet naturaliste de l'Orient, Kazouiny.
Enfin la Perse peut revendiquer certains médecins qui abandonnèrent leur pays natal pour la Syrie, tels que El Kkouay et El Khozrouchahy.
QUOTHOB EDDIN EL MISRT.
Quothob eddin Ibrahim ben Âli ben Mohammed Esselmy, dit aussi El Misry, en raison de son séjour en Egypte» était originaire du Magreb. 11 vint en Egypte, oii il résida quelque temps, puis se rendit en Perse où il étudia sous Fakhr eddin Errazy. C'était le plus éminent de ses élèves et en quelque sorte son lieutenant auprès d'eux. Il composa plusieurs ouvrages de médecine et de philosophie. Il fut tué dans le sac de Nisabour par les Tartares, en l'année 1221. Parmi ses ouvrages on cite un commentaire sur les généralités au Canon d'Âvicenne. Dans cet ouvrage, dit Ehn Âbl Ossaïbiah, il place El Messihy et Fakhr eddin au-dessus d'Avicenne. Il dit qu'El Messihy est plus savant qu'Avicenne^ sa paraphrase est plus claire et plus nette que le texte.
CfiEMS EDDIN EL KHOUAt.
Aboul Abbas Ahmed ben el Khelil Chems eddin el Khouay naquit à Khoua dans les environs de Tauris, en 1187. Il eut pour maître Quothob eddin el Misry, et enseigna plus tard la médecine et la philosophie à Damas, où il mourut en 1240.
Cette notice est tirée de Wtistenfeld, le Ms. de Paris ne parlant pas d*El Khouay, non plus que du suivanti
CHEMS EDDIS KHOSROOCHAHY.
Abou Moliammed Abd el Hamid beii Issa Cliems eildia el Khosrouchahy naquit b. Khoarouchah en 1184 et suivit les cours de Fakhr eddin Errazy, Il mourut è. Damas en 1254. Malek Ennacer Daoud, prince de Karak, avait pour lui la plus grande considération. Quand il se rendait chez lui pour y étudier l'ouvrage d'Avîceiine, dit Ouyoun cl Hikma ou sources de la sag-esse, arrivé près de la maîaou du professeur, il se séparait de ses gardea et entrait à pied, son livre sous le bras, et, la leçon finie, ne laissait pas le maître se dérang:er pour le reconduire.
NEDJIB EDDlN ESSAMARCANDY.
Abou Hamid Mohammed ben Ali beu Omar Essamarcandy (Nedjib eddin) était un médecin éminent, qui florissait a l'époque de Fakhr eddin Errazy et fut tué par les Tartares, lors du sac de Hérat, en 1222, Il écrivit plusieurs ouvrages, qui nous sont parvenus pour la plupart.
Le plus connu et celui qui lui a fait le plus de notoriété, est le livre des Causes et des Symptômes, dont il existe des exemplaires dans la plupart des collections européennes, et notamment à Paris sous les n" 1018, 1063, 1064 et 1098 de l'ancien fonds. Nous en avons aussi rencontré un bel exemplaire en Algérie. C'est un ouvrage excellent et qui accuse de fortes études. (1)
D'après Ebn Abi Ossaïbîah, Nedjib eddin composa un livre sur le traitement des maladies par les aliments. Cet ouvrage doit exister à l'ancien fonds arabe, n° 1022. C'est l'avantdernier ouvrage contenu dans ce manuscrit, qui en contient Bis, et aussi de l'autre Samarcandy.
Il existe aussi un supplément, n* 1056 sans titre également.
(1) Hadji Ehalfa, ii° 594, dit que cet ouvragée acquit encgre plus de célébrité par le commentaire 'ju'eii flt Nefls ben Aoudh.
12S HISTOIRE DE LA MÉDECINK ARABE. — LIVRE »tXIÊUE.
Il écrivit deux formulaires, un graud et un petit. Noub en avons des exemplaires k Paria, n* 1033 de rancien fonds. Les médicaments y sont traités par ordre de maladies de la tète aux pieds. Un aatrs exemplaire existe au supplément sous le n" 1030. Nous manquons de données pour ranger ces Mss. sous les dénominations de grand et de petit For^ mulaire.
La Bodléienne lui attribue un Traité des médicaments faciles à trauver. La B. de Leyde cite un Traité des médicarmeuta cordiaux et de l'anatomie de l'œil.
Enfin Iladji Khalfa, n' 846, mentionne un Traité des principes de la composition, Oussoûl etteraJtib.